Pallas Athéna (Klimt)

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Pallas Athéna
Gustav Klimt 045.jpg
Artiste
Date
Type
Technique
Dimensions (H × L)
75 × 75 cm
Collection
Localisation

Pallas Athéna est un tableau peint en 1898 par Gustav Klimt. Il mesure 75 × 75 cm. Il est conservé au musée de Vienne à Vienne.

Thème[modifier | modifier le code]

Athéna est la divinité mythologique privilégiée par les peintres du mouvement dit de la Sécession autrichienne ; Klimt cherche à retrouver chez la déesse, la force essentielle et substantielle de l’art grec antique dans ses peintures[1].

Composition[modifier | modifier le code]

La couleur or prédomine, elle reflète la période dorée de l’artiste[2].

Homère dans l’Iliade décrit l’armure (Égide) d’Athéna, Klimt s'en rapproche avec le plus grand soin, prenant en compte tous ses attributs.

Sous le visage de la déesse, une gorgone tire la langue. Athéna tient sa lance de la main gauche, en habile guerrière et serre en sa main droite la statue de Niké (personnification de la victoire) que Klimt traite d'une manière non usuelle puisqu'il la représente nue, avec une chevelure rousse.

Ce même personnage sera utilisé par l'artiste dans les deux versions de nuda veritas en 1899.

Nuda veritas ou l'allégorie de la vérité, 1899

En s'inspirant d’un vase de l’époque archaïque, l'artiste peint dans le fond du tableau,le combat d’Héraclès contre Triton.

Analyses de l’œuvre[modifier | modifier le code]

Athéna mène un combat et Klimt identifie cette lutte, à celle menée pour la liberté de la Sécession viennoise ; cette œuvre symbolise en quelque sorte, l'émancipation de l'artiste par rapport à l’art académique officiel ; Athéna devient donc le génie tutélaire de la Sécession[3].

Dans la première affiche de Klimt pour la sécession viennoise, la déesse apparait, et l'emblème sera reproduit sur la couverture de ver sacrum de 1900. L'expression latine ver sacrum se trouve chez Tite-Live et signifie « printemps sacré » ; suivant Felix Gaffiot : « consécration du printemps, vœu de consacrer, c'est à dire d’immoler aux dieux tout ce qui doit naître au printemps [fait dans les circonstances critiques] »

Cette toile fut aussi l'objet de l'affiche de la première exposition de la Sécession en 1898 qui se déroula dans le pavillon construit par Otto Wagner.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. LORMAN Lisa, Gustav Klimt and the Precedent of Ancient Greece, The Art Bulletin, Vol. 72, No. 2, , p. 310-326
  2. Matéo Chini, vies d'artistes - Klimt, Paris, Grund, , 85 p.
  3. BAILEY C., Gustav Klimt, Vers un renouvellement de la modernité, Paris, La Martinière,