Fondation P2P

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La Fondation P2P (en anglais, P2P Foundation ou P2P Foundation: The Foundation for Peer to Peer Alternatives) est une organisation dont le but est d'étudier l'impact de la technologie et de la pensée pair à pair sur la société. La fondation a été créée par Michel Bauwens, James Burke et Brice Le Blévennec[1].

La Fondation est enregistrée à Amsterdam aux Pays-Bas sous le nom de Stichting Peer to Peer Alternatives, dossier n° 34264847[2].

Mission[modifier | modifier le code]

La Fondation P2P est une organisation sans but lucratif à statut ANBI (en) et un réseau mondial étudiant l'impact social, économique et écologique de la production de biens communs par des pairs. Elle a été conçue pour « aider les gens, les organisations et les gouvernements à faire la transition vers des approches basées sur le bien commun de la société par la co-création d'un savoir public ouvert et d'un réseau humain résilient et durable »[3].

Elle fonctionne comme un réseau organisé visant à faciliter et interconnecter les initiatives de biens communs émergentes en recueillant de l'information, en effectuant des recherches et en élaborant des théories sur les impacts sociaux des technologies et des relations sociales pair à pair[4].

Les priorités stratégiques de la Fondation sont notamment d'œuvrer en faveur de pratiques régénératives pour mettre fin à la destruction de la biosphère (en reconnaissant les limites des ressources dans la sphère physique) et de promouvoir le libre-échange des connaissances et des cultures[5].

La Fondation a remporté le Prix Ars Electronica (en) dans la catégorie The Next Idea (traduction littérale : La prochaine idée) en 2011 et dans la catégorie Digital Communities (traduction littérale : Communautés numériques) en 2016.

Connaissances communes[modifier | modifier le code]

La Fondation P2P maintient un certain nombre de sites Web, y compris un wiki en accès libre et un blogue quotidien, ainsi qu'un site Web interactif et didactique avec des documents d'introduction et des infographies. Le site Web du Laboratoire P2P présente les projets de recherche entrepris par la division de recherche de la Fondation[6]. Plusieurs des publications de la Fondation se trouvent sur sa page Library (traduction : bibliothèque)[7].

Controverse sur Satoshi Nakamoto[modifier | modifier le code]

Satoshi Nakamoto, le créateur du bitcoin, a publié l'un des premiers articles décrivant bitcoin sur le site Web de la Fondation P2P[8]. Lorsque Newsweek a publié un article affirmant que Nakamoto était Dorian S. Nakamoto (en) de Temple City en Californie, une note est apparue sur le profil utilisateur de Satoshi Nakamoto indiquant qu'il n'était pas Dorian[8],[9]. À ce moment, la fondation P2P a vérifié que le compte était le même que celui qui avait publié l'un des premiers articles décrivant le bitcoin.[8],[10].

En septembre 2014, le compte de Satoshi Nakamoto aurait été piraté et un message a été publié sur son compte, indiquant que ses informations étaient vendues sur le Darknet[11],[12].

Projet Chokepoint[modifier | modifier le code]

(Chokepoint est un mot anglais signifiant point d'étranglement.)

Le projet Chokepoint a été lancé en 2011 à la suite des interruptions d'Internet en Égypte et en Libye[13]. Les interruptions d'Internet ont inspiré deux membres de la Fondation P2P, James Burke et Chris Pinchen, à créer le projet Chokepoint. L'objectif du projet était de créer une carte visuelle en direct de l'Internet qui identifie les points d'étranglement et les personnes qui en contrôle l'accès. Les points d'étranglement sont définis comme des points de vulnérabilité de l'accès à Internet. Cette carte permet aux gens d'identifier le degré et l'emplacement précis des pannes d'Internet. La plupart des données utilisées pour la cartographie sont fournies par des bénévoles[14].

Le projet Chokepoint vise également à réfuter l'idée selon laquelle Internet est un média décentralisé qui n'est pas soumis au pouvoir gouvernemental[15].

Pour ceux qui sont sujets à des interruptions d'Internet, le projet Chokepoint fournit également des méthodes pour contourner ces interruptions et des informations sur les questions juridiques concernant les interruptions d'Internet[13] Le projet Chokepoint a reçu le Prix Ars Electronica (en) en mai 2011 dans la catégorie The Next Idea (traduction littérale : La prochaine idée)[16].

Références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « P2P Foundation » (voir la liste des auteurs).
  1. « An interview with Michel Bauwens founder of Foundation for P2P Alternatives » [archive du ], www.furtherfield.org, (consulté le 9 septembre 2011)
  2. (nl) « Stichting Peer to Peer Alternatives », sur openkvk.nl (consulté le 15 octobre 2019)
  3. "About", p2pfoundation.net. Retrieved 22-2-2018.
  4. "Our Mission", p2pfoundation.net. Retrieved 22-2-2018.
  5. Our Strategic Priorities, p2pfoundation.net. Retrieved 22-2-2018.
  6. The P2P Foundation's Web Ecosystem, p2pfoundation.net. Retrieved 22-2-2018.
  7. The P2PF Library , p2pfoundation.net. Retrieved 22-2-2018.
  8. a b et c Catherine Shu, “Real” Satoshi Claims He Is Not Dorian Nakamoto, Tech Crunch, (March 6, 2014).
  9. Ian Paul, « Both Satoshi Nakamotos say accused Satoshi Nakamoto isn't Bitcoin's creator », sur PCWorld,
  10. Julianne Pepitone, « Desperately Seeking Satoshi: Bitcoin Creator Hunt Turns Bizarre », sur NBC News
  11. « Bitcoin open source implementation of P2P currency », sur ning.com
  12. Jeremy Kirk, « Will Bitcoin's creator be unmasked for $12,000? », sur PCWorld,
  13. a et b « Chokepoint project introduction », sur p2pfoundation.ning.com (consulté le 19 novembre 2016)
  14. (en-US) Kat Austen, « Subversive apps help citizens fight state silencing », New Scientist,‎ (lire en ligne)
  15. « Prix Ars Electronica 2011 – ...and the Golden Nicas go to... - voestalpine », sur www.voestalpine.com (consulté le 19 novembre 2016)
  16. (en-US) « James Burke » [archive du ] (consulté le 19 novembre 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]