Olympic Bravery

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Olympic Bravery
Type pétrolier VLCC
Histoire
Chantier naval Chantiers de l'Atlantique
Lancement 1975
Statut naufrage à Ouessant le 24 janvier 1976
Caractéristiques techniques
Longueur 343,0 m (hors-tout)
330,7 m (entre perp.)
Maître-bau 51,9 m
Port en lourd 280 000 tpl
Vitesse 16 nœuds
Carrière
Armateur Olympic Maritime, Monte Carlo
Pavillon Liberia

L’Olympic Bravery est un pétrolier libérien (un pavillon de complaisance), construit par les Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire et lancé en 1975 (sa marraine fut Christina Onassis car il appartenait au groupe de l'armateur grec Aristote Onassis)[1], dont le naufrage est survenu le , sur les récifs de la baie de Yuzin, sur la côte nord de l'île d'Ouessant, en Bretagne[2]. Le pétrolier, après avoir quitté le port de Brest où il était en réparations pour des problèmes de chaudière[3], s'est échoué à vide, mais les 800 tonnes de fioul, nécessaires à sa propulsion ont suffi à mazouter plusieurs kilomètres de côte[4]. Ses trente membres d'équipage purent être sauvés[3].

Ce naufrage fut l'un des principaux déversements pétroliers en France[5], et plus particulièrement en Bretagne[6] avec ceux du Boehlen, du Gino, du Torrey Canyon et de l'Erika, même si la liste en est malheureusement longue dans le monde entier.

Avant l'échouage[modifier | modifier le code]

Le pétrolier flambant neuf avait été refusé à la livraison à plusieurs reprises pour des défauts dénoncés par son armateur.

Il était en route pour être désarmé, à peine sorti du chantier.

Depuis son départ de Saint Nazaire, en route pour la Norvège le navire a dû faire une escale technique à Brest parce que des pannes se sont produites. Différents problèmes à bord du navire ont été pris en charge par le chantier AFO à Brest.

Le navire avait déjà différé son départ de Saint Nazaire à plusieurs reprises pour divers pépins techniques.

Le navire a pris le mer le 23 janvier 1976 ... à la veille d'un sérieux coup de vent .... et les problèmes de chaudière déjà identifiés lors de son départ de Saint Nazaire recommencent au moment de contourner la pointe Bretonne , au pire moment, à une poignée de milles d'Ouessant.

Pendant plus de 3 heures le bâtiment est livré, lège, au vent fort et à la houle formée. La catastrophe est inévitable.

Les faits[modifier | modifier le code]

En dépit des produits dispersants utilisés, le fioul se répand sur 4 kilomètres du littoral ouessantin ; les côtes sont nettoyées par l'armée, avec des pelles et des seaux, les 400 tonnes de fioul restées dans les soutes finissant par être pompées après avoir été réchauffées[7].

Ces 400 tonnes de fioul lourd étaient uniquement le carburant utilisé à la propulsion du bâtiment

L'armateur fut accusé par certains journalistes d'avoir volontairement provoqué la perte de son navire, en raison de la grave crise du transport maritime des produits pétroliers qui sévissait à cette époque, de nombreux pétroliers étant désarmés[8].

L'épave[modifier | modifier le code]

L'épave de l’Olympic Bravery est très disloquée et très abîmée, mais ses vestiges s'étendent de manière continue sur plus de 350 mètres de long, à une centaine de mètres de la côte, par des fonds de 10 à 35 mètres. C'est, semble-t-il, la plus grande épave de navire au monde accessible en scaphandre autonome. Quelques navires de plus grande dimension encore ont coulé ailleurs, mais sur des fonds rendant leurs épaves inaccessibles[9].

Le club de plongée Ouessant Subaqua organise des plongées sur l'épave de l’Olympic Bravery[10].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « l'olympic bravery », sur greec.free.fr (consulté le 2 avril 2017)
  2. http://www.ina.fr/video/CAA7601771901
  3. a et b « Ouessant 1976 - Olympic Bravery », sur www.wiki-brest.net (consulté le 2 avril 2017)
  4. « Base de données présentant des pollutions, ou risques de pollutions, accidentelles des eaux à travers le monde. », sur www.cedre.fr (consulté le 2 avril 2017)
  5. « Pollution en Finistère, section Olympic Bravery »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  6. Lucas Hobé, « Ces marées noires qui ont marqué la Bretagne », France 3 Bretagne,‎ (lire en ligne, consulté le 2 avril 2017)
  7. « Olympic Bravery », sur wwz.cedre.fr (consulté le 2 avril 2017)
  8. « Des bateaux qui meurent de soif » [PDF], sur nouvelobs,
  9. Epaves - Voir section sur l'Olympic Bravery
  10. « ouessant-subaqua »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)