Novecento : Pianiste

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« Dans les yeux des gens, on voit ce qu'ils verront, pas ce qu'ils ont vu. Il disait ça : ce qu'ils verront. »
(Novecento, Alessandro Baricco, traduction de Françoise Brun)
Novecento : Pianiste
Auteur Alessandro Baricco
Directeur de publication Gabriele Vacis
Genre Monologue
Version originale
Titre original Novecento. Un monologo
Éditeur original Feltrinelli
Langue originale (it)
Pays d'origine Italie
Lieu de parution original Milan
Date de parution originale 1994
Date de la 1re représentation juillet 1994
Metteur en scène Gabriele Vacis
Lieu de la 1re représentation Festival d'Asti
Version française
Traducteur Françoise Brun
Éditeur Gallimard

Novecento est un monologue théâtral de l'écrivain italien Alessandro Baricco, publié chez Feltrinelli en 1994, sous le titre original Novecento : un monologo, dont la traduction en français, par Françoise Brun, a été publiée par les éditions Mille & Une Nuits en 1997. Baricco l'écrit afin qu'il soit interprété par Eugenio Allegri et mis en scène par Gabriele Vacis, ses amis. Ceux-ci le présentent pour la première fois en juillet de la même année, au Festival d'Asti. D'après l'auteur, le texte se situe à mi-chemin entre une pièce de théâtre et un conte lu à voix haute.

Trame[modifier | modifier le code]

Ce monologue de Baricco raconte l'histoire unique de Danny Boodmann T.D. Lemon Novecento. Né et abandonné sur un paquebot en 1900, il sera adopté par l'équipage et grandira parmi eux sans jamais descendre à terre. Doué pour la musique, il apprend à jouer du piano et devient un virtuose. Tous ceux qui l'entendent jouer le considèrent comme le plus grand pianiste de tous les temps. Adulte, il n'est encore jamais descendu à terre, mais sa réputation le rend célèbre et un autre pianiste de génie décide de le provoquer en duel, c'est-à-dire un duel musical, afin d'établir qui est vraiment le plus grand.

L'histoire est racontée par Tim Tooney, le trompettiste de l'orchestre, ami de Novecento et témoin privilégié de sa vie déconnectée.

Adaptation au cinéma[modifier | modifier le code]

En 1998, Giuseppe Tornatore réalise une adaptation cinématographique dont la version française s'intitule La Légende du pianiste sur l'océan.

Extraits[modifier | modifier le code]

"Il avait du génie pour ça, il faut le dire. Il savait écouter. Et il savait lire. Pas les livres, ça, tout le monde le peut, lui, ce qu'il savait lire c'était les gens. Les signes que les gens emportent avec eux : les endroits, les bruits, les odeurs, leur terre, toute leur histoire... écrite sur eux, du début à la fin. Et lui, il lisait, et, avec un soin infini, il cataloguait, il répertoriait, il classait.... Chaque jour, il ajoutait un petit quelque chose à cette carte immense qui se dessinait peu à peu dans sa tête, une immense carte, la carte du monde, du monde tout entier, d'un bout jusqu'à l'autre. [...] Et ensuite il voyageait dessus, comme un dieu, pendant que ses doigts se promenaient sur les touches en caressant les courbes d'un ragtime."

"Moi j'y suis né sur ce bateau. Et le monde y passait, mais par deux mille personnes à la fois. Et des désirs, il y en avait aussi, mais pas plus que tu pouvais tenir entre la proue et la poupe. Tu jouais ton bonheur, sur un clavier qui n'était pas infini. La terre, c'est un bateau trop grand pour moi. C'est un trop long voyage. Une femme trop belle. Un parfum trop fort. Une musique que je ne sais pas jouer."

Publications[modifier | modifier le code]

  • Alessandro Baricco (trad. Françoise Brun), Novecento : pianiste. Un monologue, Gallimard, coll. « folio bilingue »,‎ (ISBN 2-07-032766-3)
  • (it) Alessandro Baricco, Novecento : Un monologo, Feltrinelli,‎
  • (de) Alessandro Baricco, Novecento. Die Legende vom Ozeanpianisten, Munich, Piper,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]