Noor (film, 2012)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Noor.

Noor est un film écrit et réalisé par Çagla Zencirci et Guillaume Giovanetti sorti en 2012.

C'est un road movie retraçant la quête d'un jeune khusra (transgenre) pakistanais qui souhaite mener la vie d'un homme ordinaire. Il est projeté dans de nombreux festivals où il recueille des critiques positives.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Noor est orphelin et pauvre. C'est aussi un adolescent fin et gracieux doué pour la danse, activité qu'il exerce pour subvenir aux besoins de sa famille. Il s'habille en femme puis se fait castrer et entre ainsi dans la communauté des khusras, transgenres pakistanais, tout à la fois craints et respectés, qui vivent en marge de la société.

Mais devenu adulte, il veut vivre en homme et épouser une femme. Il rompt avec les khusras et trouve un emploi de mécanicien. Cependant ce n'est pas si facile de transgresser les normes dans un monde où chaque communauté reste résolument étanche. À bord d'un camion somptueusement décoré, Noor entreprend alors un voyage émaillé de rencontres vers un « lac magique » où la légende prétend que les fées exauceront son souhait.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

  • Noor : Noor
  • Uzma Ali : Uzma
  • Baba Hussain : Ustad
  • Gunga Sain : Gunga
  • Mithu Sain : Mithu

Accueil[modifier | modifier le code]

Noor est largement projeté dans les festivals internationaux où il est parfois primé et généralement bien accueilli par les critiques.

Festivals[modifier | modifier le code]

Pour une liste plus complète des prix et sélections voir l'article sur Noor sur le site de l’acid - Association du cinéma indépendant pour sa diffusion[1].

Prix
Sélections

Critique[modifier | modifier le code]

Noor raconte fidèlement l'histoire de son interprète principal, également appelé Noor. Le film est très peu scénarisé, les réalisateurs préférant s'attacher à créer les conditions qui permettent aux interprètes, non professionnels, de s'exprimer[2]'[3]. Poétique, onirique, parfois contemplatif, Noor s'apparente à un conte où interviennent un « lac magique », des rencontres symboliques ou des fées[4]'[3] dans des décors d'une grande beauté rendue par une image d'une intense puissance visuelle[5]. Cependant, le long métrage est également ancré dans la réalité du Pakistan dont il restitue la toute-puissance du patriarcat et l'étouffement généralisé dans des normes qui interdisent aux femmes de danser sous peine de passer pour des prostituée[4]'[2]. Cet art est ainsi réservé à des hommes efféminés, travestis ou transgenres, appartenant à la communauté des khusras. Dans ces conditions, la quête d'identité de Noor, son combat pour redevenir normal et accéder au bonheur ne peuvent qu'être longs et périlleux[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Noor sur le site de l’acid.
  2. a et b Noor, « ecce homo », Clarisse Fabre sur le blog du Monde, 25 mai 2012.
  3. a et b « Cosmopolis » de David Cronenberg ; « Noor » de Çagla Zencirci et Guillaume Giovanetti Christophe Kantcheff sur Politis.fr, 26 mai 2012.
  4. a et b Critique de Noor Théo Ribeton sur Critikat.com, 20 mai 2012.
  5. Cannes: une petite gorgée de «Moonrise Kingdom», une grande rasade de « Noor » Jean-Michel Frodon sur Slate.fr, 18 mai 2012.