Nina Bari

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Nina Bari
Naissance
Moscou
Décès (à 59 ans)
Moscou
Champs Mathématiques
Institutions Université d'État de Moscou

Nina Karlovna Bari (russe : Нина Карловна Бари (, Moscou, Moscou) est une mathématicienne soviétique connue pour son travail sur les séries trigonométriques. Elle a été tuée par une rame du métro de Moscou.

Elle a consacré une majeure partie de sa vie à la théorie des fonctions.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nina Bari est la fille d'Olga Eduardovna Seligson et Karl Adolfovich Bari, un médecin[1]. Elle a étudié dans une école privée à Moscou réservée uniquement aux filles, L O Vyazemska's High School, où elle a développé un vrai potentiel pour les mathématiques. À cette époque, l'enseignement pour les filles était inférieur à celui des garçons. Cependant Nina Bari a voulu montrer que malgré le fait qu'elle soit une fille, elle avait des compétences en mathématiques; c'est pour cela qu'elle a pris l'initiative de passer les examens finaux pour garçons.

Après la Révolution d'Octobre 1917 en Russie, le parti Bolchevique a présenté des réformes éducatives majeures, qui ont permis pour la première fois l'ouverture des universités aussi bien aux hommes qu'aux femmes. Nina Bari a étudié à l'université d'État de Moscou[2]. C'est pour cela qu'en 1918 les femmes sont autorisées à entrer à l'Université d’État de Moscou. Cette période correspond à celle où Bari a réussi ses examens, donc c'est dans cette Université qu'elle va pouvoir continuer ses études.

Par la suite, elle est entrée dans une Faculté de mathématiques et de physique dans l'État de Moscou. Après son entrée dans la Faculté, elle a été influencée par un de ses professeurs Nikolaï Nikolaevich Luzin, et avec un groupe d'élèves ils ont suivis ses idées. Les membres de ce groupe avaient pour but d'examiner les champs mathématiques de théories et de fonctions, ils étaient appelés les "Luzitanians". Nina Bari avait décidé de passer la majeure partie de ses recherches sur la théorie des fonctions, même après que le groupe se soit dissous[2]. Elle était une excellente élève et elle a obtenu son diplôme tôt. Elle fût diplômée en 1921 et est devenue professeur à l'Institut Sylviculture de Moscou et l'Institut Communiste.

Lors de sa dernière année d'étude, Nina a rencontré Viktor Vladmirovich Nemytski,un jeune étudiant qui venait d'entrer à l'Université de Moscou. Ils sont devenus des amis proches partageant des intérêts non seulement mathématiques, mais aussi un amour des randonnées à pied dans les montagnes. En plus des mathématiques, Bari avait d'autres centres intérêts. Elle aimait la randonnée et le tourisme ainsi que la poésie et la musique. Elle a épousé Viktor Vladmirvich Nemytski[1].

Peu de temps après qu'elle a commencé à enseigner, l'Institut de Mathématiques et de Mécanique ouvre à l'Université de Moscou. En parallèle, elle est devenue étudiante à l'Institut pour la recherche sur la série trigonométrique. Elle s'est spécifiquement concentrée sur l'analyse de séries trigonométriques diverses. Elle souhaitait résoudre le problème de l'unicité de série trigonométrique. La question de base dans sa thèse était: «Selon quelles conditions, le développement en série trigonométrique d'une fonction donnée est-il unique ?»[2].

En 1922, elle présente à la Société de Mathématiques de Moscou ses conclusions principales sur la série trigonométrique, ils seront publiés en 1923[3]. Elle reçoit en 1926 le prix de Glavnauk pour ses explications aux divers problèmes difficiles sur des fonctions trigonométriques. La même année, elle part à l'étranger pour étudier et travailler pendant six mois à la Sorbonne et l'Université en France à Paris, assistée par Jacques Hadamar. Un an plus tard elle a visité Lvov, en Pologne, où elle a assisté au Congrès Mathématiques polonais. À la suite de sa présence au Congrès Mathématiques polonais à Lvov, elle a aussi assisté au Congrès International de Mathématiciens à Bologne en 1928, à laquelle elle a donné un cours aux invités sur la structure analytique d'une fonction continue arbitraire. Durant cette même année, on lui a attribué une bourse de la fondation Rockefeller qui lui a donné la grande chance de continuer ses études à Paris jusqu'en 1929[1]. En 1935, on lui a attribué le diplôme de docteur des Sciences Physiques-mathématiques.

Elle décide de publier, en 1952, un article où elle établit que toute fonction finie et mesurable presque partout, possède presque partout une primitive, dont la dérivée de la série de Fourier converge presque partout vers la fonction de départ[2],[4] .

Elle a aussi obtenu des résultats significatifs sur des propriétés de systèmes orthogonaux et biorthogonaux. Certains de ces systèmes étaient le système Bessel, le système de Hilbert et le système Riesz-Fischer. Bari a aussi écrit une monographie de neuf cents pages. Dans ce livre elle a parlé de toutes sortes de problèmes impliquant la série trigonométrique. Sa monographie est devenue la référence de base pour tous les mathématiciens se concentrant sur la théorie de fonctions et la théorie de série[2]. Bari était considéré comme le principal leader des mathématiques à l'Université d'État de Moscou. Elle a aidé beaucoup d'étudiants à obtenir leur doctorat et améliorer leurs thèses. Elle a fait tout ce qu'elle pouvait pour donner à d'autres l'esprit de sa passion du travail.

Sa mort le 15 juillet 1961 était une perte pour tous les mathématiciens.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Nina Bari » (voir la liste des auteurs).

  1. a, b et c (en) John J. O'Connor et Edmund F. Robertson, « Nina Karlovna Bari », dans MacTutor History of Mathematics archive, université de St Andrews (lire en ligne).
  2. a, b, c, d et e Biography of Nina Karlovna Bari, par Giota Soublis, Agnes Scott College.
  3. Nina Bari, Sur l'unicité du développement trigonométrique, Comptes rendus de l'académie des sciences, Paris, T.177, 1923, 1195-1197, Lire en ligne
  4. Paul J. Campbell, Louise S Grinstein,Women of Mathematics, A Bibliographic Sourcebook, Greenwood, 1987, ISBN 0313248494, p. 10

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]