Nicolas Guisnée

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Nicolas Guisnée
Guisnée - Application de l'algebre a la geometrie, 1733 - 1462541.jpg
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Nicolas Guisnée est un mathémathicien français, membre de l'Académie royale des sciences, mort le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a étudié les mathématiques avec Nicolas Malebranche et est un protégé du marquis de L'Hôpital.

Ingénieur du roi, il a été professeur royal de mathématiques du collège de maître Gervais. Il a formé aux mathématiques de jeunes aristocrates et bourgeois, comme François Nicole, Pierre Rémond de Montmort[1], la marquise du Châtelet, Maupertuis[2].

Il est nommé élève géomètre de Pierre Varignon à l'Académie royale des sciences, le , associé géomètre le .

Son livre, Application de l'algèbre a la géométrie, est commenté en 1736 par D'Alembert dans Remarques & éclaircissemens sur différens endroits de l’application de l’algèbre à la géomètrie de Mr. de Guisnée .

Publications[modifier | modifier le code]

Application de l'algèbre à la géométrie ou Méthode de démontrer par l'algèbre les théorèmes de géométrie, & d'en résoudre & construire tous les problèmes, chez Quillau, Paris, 1705 (lire en ligne)

Histoire de l'Académie royale des sciences[modifier | modifier le code]

  • Livre de M. Guisnée sur l'Application de l'Algèbre à la Géométrie, dans Histoire de l'Académie royale des sciences - Année 1705, chez Gabriel Martin, Paris, 1730, p. 98-116 (lire en ligne)

Mémoires de l'Académie royale des sciences[modifier | modifier le code]

  • Manière générale de déterminer géométriquement le foyer d'une lentille, formée par deux courbes quelconques, de même ou de différente nature, telle que puisse être la raison de la réfraction, et de quelque manière que puissent tomber les rayons de lumière sur une des faces de cette lentille ; c'est-à-dire, soit qu'ils y tombent divergens, parallèles, ou convergens, dans Histoire de l'Académie royale des sciences avec les mémoires de mathématique & de physique tirez des registres de cette Académie - Année 1704, p. 24-39 (lire en ligne)
  • Observations sur les Méthodes de Maximis & Minimis, où l'on fait voir l'identité et la différence de celle de l'Analyse des Infiniment petits avec celles de Messieurs Hermat et Hude, dans Histoire de l'Académie royale des sciences avec les mémoires de mathématique & de physique tirez des registres de cette Académie - Année 1706, p. 24-51 (lire en ligne)
  • Théorie des projections ou du jet des Bombes selon l'hypotese de Galilée, dans Histoire de l'Académie royale des sciences avec les mémoires de mathématique & de physique tirez des registres de cette Académie - Année 1707, p. 140-152 (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Rémond de Montmort a fait imprimer à ses frais l'ouvrage de Nicolas Guisnée, Application de l'algèbre a la géométrie (Louis Moreri, Supplément au grand dictionnaire historique généalogique, géographique, etc, chez Jacques Vincent, Paris, 1735, p. 98)
  2. Catherine Bousquet, Maupertuis. Corsaire de la pensée (1698-1759), éditions du Seuil, Paris, 2013 (ISBN 978-2-02-110698-5) (voir)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Table générale des matières contenues dans l' "Histoire" et dans les "Mémoires de l'Académie royale des sciences", tome 2, Années 1699 - 1710, p. 299 (lire en ligne)
  • Jeanne Peiffer, Le « Traité de Géométrie » de Varignon et l’apprentissage mathématique du jeune D’Alembert, dans Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie, 2005 (lire en ligne)
  • (de) Frauke Böttcher, Das mathematische und naturphilosophische Lernen und Arbeiten der Marquise du Châtelet (1706-1749), Springer, Berlin, 2013, p. 118, 150, 157-176, 248 (ISBN 978-3-642-32486-4) (aperçu).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]