Naglaa Ali Mahmoud

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Naglaa Ali Mahmoud
نجلاء على محمود
Image illustrative de l’article Naglaa Ali Mahmoud
Première dame d'Égypte
 – 
(1 an et 3 jours)
Prédécesseur Suzanne Moubarak
Successeur Entissar Amer
Biographie
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Ain Shams (Égypte)
Conjoint Mohamed Morsi
Enfants 5 dont Abdallah

Naglaa Ali Mahmoud (arabe : نجلاء على محمود), née le [1] est l'épouse du cinquième président égyptien Mohamed Morsi. Elle a été première dame d'Égypte de 2012 à 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et vie américaine[modifier | modifier le code]

Naglaa Mahmoud naît en 1962 à Ain Shams, un faubourg pauvre du Caire (Égypte). Elle étudie dans un lycée égyptien. Elle épouse Mohamed Morsi en 1979 alors qu'elle a 17 ans et lui 28[2] ; ils sont cousins[3].

Mohamed Morsi part ensuite à Los Angeles (États-Unis) afin d'y terminer ses études à l'université de Californie du Sud ; elle l'y rejoint un an et demi plus tard, après avoir commencé un cursus à la faculté d'anglais du Caire. Aux États-Unis, tous deux adhèrent au mouvement des Frères musulmans. Le couple a quatre fils et une fille. Les deux aînés, nés à Los Angeles, ont, de fait, la nationalité américaine. Elle travaille au Centre islamique de Californie. Alors que son mari monte dans la hiérarchie des Frères musulmans, Naglaa Ali Mahmoud a des activités caritatives notamment dans le domaine de l'éducation au mariage des jeunes filles membres, sur le sol américain. Le couple rentre en Égypte en 1985[2].

Première dame d'Égypte[modifier | modifier le code]

Son époux devient président en 2012, à la suite de sa victoire lors de l'élection présidentielle. Dans sa première entrevue avec les médias, elle déclare qu'elle ne veut pas être appelée Première dame, mais plutôt « Première servante [du peuple égyptien] », ou bien encore « Oum Ahmed », « un surnom traditionnel qui la situe comme la mère d'Ahmed, son fils aîné »[2].

Selon Mayy el-Cheikh et David Kirkpatrick, journalistes du Figaro, son style tranche avec les deux précédentes Premières dames d'Égypte : « On ne peut trouver de femme plus différente des deux précédentes Premières dames, Suzanne Moubarak et Jihane el-Sadate : distantes, avec du sang britannique dans les veines et semblant sortir tout droit d'un magazine de mode, elles avaient de belles coiffures et étaient bardées de diplômes universitaires. Avec son image de Madame Tout-le-monde traditionaliste, Mme Mahmoud est devenue le symbole d'une démarcation dans cette guerre culturelle qui fait de l'unité un objectif difficile à atteindre depuis la chute d'Hosni Moubarak. Pour certains, elle représente le changement que promettait le Printemps arabe. L'occupante du palais présidentiel vit comme les sœurs et les mères des Égyptiens. Elle leur ressemble »[4]. Contrairement à ses prédécesseurs, elle ne porte pas non plus le nom de son mari, ce qui est une « convention occidentale ». Elle est cependant critiquée pour être à l'opposé de la femme moderne et émancipée, qui avait été une réussite du régime Moubarak, malgré l'aspect dictatorial du pouvoir[2].

Alors que peu d'hommes politiques égyptiens mettent en avant leurs épouses, Mohamed Morsi n'hésite pas à déclarer dans plusieurs interviews que son mariage est « la plus belle réussite de [sa] vie privée ». Femme au foyer, elle partage néanmoins avec son mari les tâches ménagères. Elle a été présente à de nombreux meetings de ce dernier durant la campagne pour l'élection présidentielle, mais n'a que rarement pris la parole publiquement, même si elle a accordé plusieurs entretiens à la presse[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Naglaa Mahmoud: Ex- Egypt President Mohamed Morsi's Wife (bio, wiki, photos) », sur DailyEntertainmentNews.com (consulté le 10 février 2016)
  2. a b c d et e Mavy El Sheikh et David D. Kirkpatrick, « Égypte : une Première dame normale », in supplément du Figaro, The New York Times, 6 juillet 2012, page 3.
  3. Alfred de Montesquiou, « Les islamistes dos au mur », pages 80 à 85 (information page 82), Paris Match du 12 au 19 décembre 2012, n°3317 ; à noter que le journaliste date le mariage de 1978.
  4. ome, « L'Égypte découvre sa nouvelle première dame », sur Le Figaro (consulté le 24 août 2017)

Sources[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]