Mark Leckey

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Mark Leckey
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Mark Leckey, né en à Birkenhead (Royaume-Uni), est un artiste contemporain britannique travaillant avec l'art du collage, la musique et la vidéo. Son art, principalement des ready-made et des pièces vidéo, intègre des thèmes comme la nostalgie et l'anxiété et fait appel à des éléments de la culture pop. Il est notamment connu pour Fiorucci Made Me Hardcore (en) (1999) et Industrial Light and Magic (2008), pour lequel il a remporté le prix Turner 2008.

Liminaire[modifier | modifier le code]

Son travail a été largement exposé à l'international, notamment par des expositions personnelles au Kölnischer Kunstverein de Cologne en 2008 et au Consortium de Dijon en 2007. Ses performances ont été présentées à New York au Museum of Modern Art, au Centre des arts Abrons, à l'Institute of Contemporary Arts de Londres, tous deux en 2009, et au musée Solomon R. Guggenheim, à New York, en 2008[1]. Ses œuvres sont conservées dans les collections de la Tate[2] et du Centre Pompidou[3].

Biographie et carrière[modifier | modifier le code]

Leckey est né à Birkenhead, Wirral, près de Liverpool, en 1964. Dans une interview accordée au Guardian en 2008, il a décrit comment il avait grandi dans une famille de la classe ouvrière et était devenu un « casual » dans sa jeunesse[4]. Ses parents travaillaient tous les deux pour Littlewoods, un magasin de vêtements à Liverpool. L'école, dans son ensemble du Ellesmere Port dans le Cheshire, n'a pas été une expérience heureuse pour Leckey[5]. Il a quitté l'école à 15 ans et, à 19 ans, est obsédé par l'apprentissage des civilisations anciennes. Il se décrit comme un autodidacte[4]. Il suit les cours dans un collège d'art à Newcastle de 1987 à 1990, mais n'en profite pas[4],[6].

Leckey déménage à New York à la fin de 1995 et retourne à Londres en 1997, où il travaille pour l'agence de création de sites Web Online Magic[5]. Lorsqu'il réalise la vidéo Fiorucci Made Me Hardcore (en) en 1999, il vit dans un petit appartement de Windmill Street, à Fitzrovia[4]. Il forme le groupe DonAteller avec Ed Laliq et a son premier concert au 414 Club à Brixton[5]. Enrico David et Bonnie Camplin sont plus tard membres du groupe[7]. Il est professeur d'études cinématographiques à la Städelschule de Francfort-sur-le-Main, en Allemagne, de 2005 à 2009[8],[9].

Il vit dans le nord de Londres avec sa femme, Lizzie Carey-Thomas, conservatrice en art contemporain à la Serpentine Gallery, et leur fille[5].

Il expose aux côtés de Damien Hirst lors de l'exposition New Contemporaries (en) présentée à l'ICA en 1990, mais disparait ensuite avant de faire un "retour" avec Fiorucci Made Me Hardcore (en) en 1999[10]. En 2004, il participe à Manifesta 5, la Biennale européenne d'art contemporain[11]. En 2006, il participe à la triennale de la Tate[12]. En 2013, Leckey effectue une tournée au Royaume-Uni pour son projet d'exposition The Universal Addressability of Dumb Things, commandé par la Hayward Gallery[7]. À l'automne 2014, le centre d'art contemporain Wiels à Bruxelles organise une rétrospective en milieu de carrière consacrée à Leckey[5]. L'exposition, intitulée Lending Enchantment to Vulgar Materials, est la plus grande exposition de Leckey à ce jour. Le titre provient d'une lettre de Guillaume Apollinaire, dans laquelle il affirmait que ce qu'il faisait avec le cinéaste Georges Méliès, c'était "donner de l'enchantement à des matériaux vulgaires"[6],[9].

Collections[modifier | modifier le code]

Le travail de Leckey se trouve dans les collections permanentes suivantes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Mark Leckey: See, We Assemble », Serpentine Galleries (consulté le 12 juin 2015)
  2. a et b Tate, « Mark Leckey born 1964 - Tate » (consulté le 23 mai 2017)
  3. a et b London, « Mark Leckey - Biography », www.artfacts.net (consulté le 23 mai 2017)
  4. a b c et d Higgins, « I was shocked by the hatred », The Guardian (consulté le 11 juin 2015)
  5. a b c d et e Higgins, « How Mark Leckey became the artist of the YouTube generation », The Guardian (consulté le 11 juin 2015)
  6. a et b « How Mark Leckey at Wiels », Contemporary Art Daily (consulté le 12 juin 2015)
  7. a et b J.J.Charlesworth, ArtReview, Summer 2014. « https://web.archive.org/web/20110228100254/http://www.frieze.com/issue/review/mark-leckey/ »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?),
  8. « Turner Prize 2008 for Mark Leckey (Städelschule) », Luminapolis (consulté le 11 juin 2015)
  9. a et b « Mark Leckey: Lending Enchantment to Vulgar Materials », Wiels (consulté le 12 juin 2015)
  10. Matthew Higgs, ArtForum, April 2002.
  11. « M A N I F E S T A Flash detection » (consulté le 23 mai 2017)
  12. « British Art Talks: Music: Ryan Gander, Mark Leckey and Daria Martin - Tate », www.tate.org.uk (consulté le 23 mai 2017)

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]