Maloca

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Les malocas sont de grandes maisons communautaires habitées par diverses tribus amérindiennes d'Amérique du Sud, par exemple par les Enawene Nawe dans le Mato Grosso au Brésil et par les Enawene Nawe, les Yucuna ou les Chibchas en Colombie. Quand le bois de la maison commence à pourrir, la communauté change de région et part construire une nouvelle maloca, laissant à la terre, aux rivières et à la forêt le temps de reconstituer leurs ressources, au moins pour dix ans, avant un éventuel retour de la tribu.

Les environs de la maloca sont désherbés, de manière à protéger le site des animaux, des esprits et d'éventuels ennemis, mais aussi des branches et arbres qui pourraient tomber.

Structure de l'habitation[modifier | modifier le code]

La maloca est seulement composée de matériaux biodégradables, principalement du bois. Il s'agit d'un grand espace très haut, soutenu par quatre piliers et la seule entrée est une porte orientée vers le côté du lever du soleil. La maloca est souvent en forme de cercle et construite sur une terre ayant été battue par la famille qui vit à l'intérieur. C'est un bâtiment multi-générationnel où se déroule toute la vie de la famille. La maloca sert parfois de cadran solaire négatif. [1] Ses différentes parties sont aussi des références essentielles dans certaines incantations chamaniques[1].

Organisation de la vie[modifier | modifier le code]

Les habitants des malocas sont très tournés vers la nature. Ils se sentent eux-mêmes acteurs de la nature et ne veulent pas se placer au-dessus des autres êtres vivants. La maloca représente leur lien avec la nature et est considérée comme sacrée par tous ses habitants.

Les quatre piliers qui soutiennent la maloca délimitent l'endroit où seront enterrés les membres de la famille.

Ces tribus amazoniennes étant nomades, lorsqu'elles décident de se déplacer, elles détruisent la maloca. Ainsi, ils ne souillent pas la nature par leur implantation sur un territoire.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fontaine Laurent, La nuit pour apprendre. Le chamanisme nocturne des Yucuna d'Amazonie colombienne, Paris, Société d'ethnologie, , 144 p. (ISBN 978-2-36519-005-3), p. 84-95

http://amazonie.arte.tv/episode/parole-coca/la-maloca-la-vie-la-terre