Maison d'Alexandra David-Néel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dzong.
Maison d'Alexandra David-Néel
Maison d'Alexandra David-Néel 2.jpg
Maison d'Alexandra David-Néel
Présentation
Destination initiale
maison de l'écrivain Alexandra David-Néel
Destination actuelle
Musée, maison d'écrivain
Construction
1900 puis modifiée en 1933 et 1954
Propriétaire
Commune
Statut patrimonial
Monument historique inscrit 1996
Site web
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Avenue du Maréchal-JuinVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Red pog.svg
Localisation sur la carte de Provence-Alpes-Côte d'Azur
voir sur la carte de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Red pog.svg
Localisation sur la carte des Alpes-de-Haute-Provence
voir sur la carte des Alpes-de-Haute-Provence
Red pog.svg

La maison d'Alexandra David-Néel, aussi appelée Samten Dzong (« forteresse de la méditation » en tibétain), est l'ancienne résidence de l'écrivain orientaliste Alexandra David-Néel à Digne-les-Bains, en France. Elle abrite aujourd'hui un musée ainsi qu'un centre d'interprétation (archives photographiques et manuscrites)[1].

Localisation[modifier | modifier le code]

La maison est située dans la commune de Digne-les-Bains, 27 avenue du maréchal Juin, dans le département des Alpes-de-Haute-Provence.

Historique[modifier | modifier le code]

La maison a été achetée en 1928 par Alexandra David-Néel à son retour du Tibet. Elle la nomme Samten Dzong. Quatre ans plus tard, avec ce qu'elle appelle « son instinct d'architecte »[réf. nécessaire], elle construit des pièces supplémentaires, une tour et des toits-terrasses qui donnent à l'ensemble un aspect anglo-tibétain[réf. nécessaire]. C'est l'unique demeure de l'écrivain; elle y vécu avec Aphur Yongden, guide sikkimais qui l'accompagna dans ses plus longs voyages asiatiques (1911-1925 puis 1937-1946) et devint son fils adoptif en 1929. Elle y a écrit de nombreux ouvrages relatant ses différents voyages, mais aussi des essais sur le bouddhisme et les enseignements secrets des lamas tibétains et des articles de journaux. Elle a également choisi d'y mourir le 8 septembre 1969, à presque 101 ans, accompagnée par la présence de Marie-Madeleine Peyronnet, devenue en 1959 sa secrétaire particulière.

Son fils adoptif, Aphur Yongden, y est mort en 1955.

Alexandra David-Néel a légué à la ville de Digne-les-bains sa propriété, ses droits d'auteur et le fonds d'archives (manuscrits, photographies, objets asiatiques).

Marie-Madeleine Peyronnet hérita du droit de vivre à Samten Dzong. Elle poursuivit le travail d'édition des écrits de David-Néel en publiant notamment l'importante correspondance entre elle et son mari, Philippe Néel, et de nombreux ouvrages posthumes. En 1977, elle créa la Fondation Alexandra David-Néel, qui développa le musée, augmentant ses collections[2].

En 2016, Samten Dzong est devenu musée de France.[réf. nécessaire]

Description[modifier | modifier le code]

Les poupées tibétaines, Losel dolls, de Kim Yeshi

On trouve au rez-de-chaussée, après un vestibule aux couleurs vives et décoré de calligraphies chinoises en hommage à l'orientaliste, une pièce qu'elle nommait « chambre d'un grand lama tibétain » et où sont montrées ses collections asiatiques (Japon, Tibet, Chine), et à l'étage la minuscule chambre que l'exploratrice appelait son « trou » et le bureau où elle écrivit, à la fin de sa vie, une partie de son œuvre littéraire. Rien n'a changé, les pièces semblent avoir été quittées hier[3].

Pour les 50 ans de la disparition de l'écrivain, la ville de Digne-les-Bains a engagé d'importants travaux de restauration de la maison. Les couleurs originelles ont été retrouvées grâce à une étude chronostratigraphique réalisée en 2018 et seront restaurées (de septembre 2018 à mai 2019).[réf. nécessaire]

L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1996[1].

La maison est également « Patrimoine du XXe siècle », « Maison des illustres » et musée de France.

Personnalités venues à la maison d'Alexandra David-Néel[modifier | modifier le code]

Le 14e dalaï-lama est venu visiter Samten Dzong le 15 octobre 1982, et du 21 au 26 mai 1986[4].

L'actrice Dominique Blanc est venue à Samten Dzong en septembre 2010 pour s'imprégner du personnage qu'elle interprète dans le film Alexandra David-Néel - J'irai au pays des neiges[5].

La bande dessinée Une vie avec Alexandra David-Néel, de Fred Campoy et Mathieu Blanchot, s'inspire du livre de Marie-Madeleine Peyronnet, Dix ans avec Alexandra David-Néel (tome 3 sorti en 2018).

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]