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Luisa Isabel Álvarez de Toledo y Maura

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Luisa Isabel Álvarez de Toledo y Maura
Titres de noblesse
Duchesse de Medina Sidonia (en)
Marquis de Los Vélez (d)
Comte de Niebla (d)
Marquis de Villafranca del Bierzo (d)
Duchesse
Grand d'Espagne
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Luisa Isabel María del Carmen Cristina Rosalía Joaquina Álvarez de Toledo y MauraVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
La Duquesa Roja, A Duquesa Vermelha, La Duchesse rouge, The Red DuchessVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activités
Famille
Maison de Medina-Sidonia (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
María del Carmen Maura y Herrera (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
José Leoncio González de Gregorio y Martí (d) (de à )
Liliane Dahlmann ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Leoncio Alonso González de Gregorio y Álvarez de Toledo
Pilar González de Gregorio y Álvarez de Toledo (en)
Gabriel Ernesto González de Gregorio y Álvarez de Toledo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction

Luisa Isabel María del Carmen Cristina Rosalía Joaquina Alvarez de Toledo y Maura, 21e duchesse de Medina Sidonia, plus simplement dénommée Isabel Álvarez de Toledo, née le à Estoril, au Portugal, et morte le à Sanlúcar de Barrameda, dans la province de Cadix, est une écrivaine, activiste des droits LGBT et historienne espagnole.

Isabel Álvarez de Toledo nait le à Estoril, au Portugal, car ses parents, Joaquín Álvarez de Toledo et Carmen Maura, sont partis en exil au début de la guerre civile espagnole. Elle devient orpheline de mère à 10 ans. Elle s'intéresse beaucoup à l'histoire, activité que son grand-père Gabriel Maura encourage[1].

Elle fait ses débuts dans le monde en tant que débutante à 18 ans, en même temps que Doña Pilar de Borbón, la soeur de Juan Carlos et quitte son foyer pour se marier[1]. Au bout de 5 années de mariage et après avoir accouché de trois enfants, elle divorce[1].

À la mort de son père en 1955, elle hérite du titre de duchesse de Medina Sidonia et de Fernandina, princesse de Montalbán, marquise de Villafranca del Bierzo et marquise de los Velez[1].

Malgré son environnement aristocratique, les convictions républicaines et antifranquistes de la duchesse, ainsi que son soutien actif aux pêcheurs et paysans de la région de Jerez, notamment sa manifestation pour les victimes de l'incident nucléaire de Palomares[2], lui valurent un emprisonnement à Alcalá de Henares pendant huit mois par le pouvoir franquiste[3]. Elle y gagne son célèbre surnom, conféré par la presse, de « Duchesse rouge » (« Duquesa Roja »)[4]. Pour éviter d'autres peines de prison à la suite de la parution de son roman La Grève (la grève étant à cette époque illégale dans l'Espagne franquiste), elle s'exile en France en 1970 pour sept ans[5].

De retour en Espagne, elle passe le reste de sa vie au palais des ducs de Medina Sidonia, le palais familial situé à Sanlúcar de Barrameda[6], où elle entreprend des recherches historiques dans les Archives de la Maison de Medina Sidonia (es) (Archivo de la Casa de Medina Sidonia), l'un des plus vastes fonds d'archives privés d'Europe, dont certaines pièces remontent à l'année 1228[1].

Lors de ses recherches, elle découvre des documents qui l'ont convaincue que des marins arabo-andalous faisaient commerce avec des ports du Brésil, de la Guyane et du Venezuela bien avant les voyages de Christophe Colomb et de Pedro Álvares Cabral (ces contacts transocéaniques précolombiens étant historiquement non avérés). Elle publia ces travaux dans des ouvrages d'histoire, Ce n'était pas nous (No fuimos nosotros) et L'Afrique face à l'Amérique (África versus América)[4].

Fin 1990, elle institue une fondation, la Fundación Casa de Medina Sidonia[7], à laquelle elle fait donation du château et des archives et dont elle reste présidente jusqu'à sa mort. En 2006, elle reçoit la Médaille d'or du mérite des beaux-arts par le Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports[8].

En 2008, peu avant sa mort[9], elle épouse sa compagne de longue date, Liliane Dahlmann, actuelle duchesse douairière de Medina Sidonia[10].

  • La Base
  • La Grève (1970) (La Huelga)
  • La Cacería
  • Presente infinito
  • La ilustre Degeneración
  • Palomares
  • Mi cárcel
  • Historia de una Conjura
  • Felipe II en su contexto
  • Felipe II y Portugal
  • Política económica en los estados de Medina Sidonia (1549-1587)
  • De la mar y las Indias. La Armada invencible (1563-1589)
  • La crisis de un Reinado 1590-1615
  • Entre el Corán y el Evangelio
  • África versus América (2 Bände)
  • El palacio de los Guzmán
  • El archivo
  • Los Guzmanes I (1283-1492)
  • Los Guzmanes II (1492-1664)
  • Los Guzmanes III (1665-1955)
  • Las casas incorporadas (1400-1774)
  • El Testamento político de Espana (1775). Pedro Alcantara de Guzmán XIV Duque de Medina Sidonia (1724-1779)

Notes et références

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  1. a b c d et e (en) Elizabeth Nash, « The Duchess of Medina Sidonia: Aristocrat whose radicalism earned her the title 'Red Duchess' », The Independent,‎ (lire en ligne Accès libre)
  2. Philippe Gloaguen Une vie de routard. Editions Calmann Lévi. Paris, 2006
  3. (es) Marina Ortiz Cortés, « Lesbiana, relacionada con ETA y siempre rodeada de polémica: los claroscuros de la duquesa roja », sur El Independiente, (consulté le )
  4. a et b (en) « The Duchess of Medina Sidonia: Aristocrat whose radicalism earned her », sur The Independent, (consulté le )
  5. (es) Isabel Álvarez de Toledo, La Huelga : novela, Paris, Éditions de la Librairie du globe, coll. « Colección Ebro », , 287 p. (OCLC 459382513, BNF 32902157, SUDOC 006046789).
  6. (es) Jesús A. Cañas, Idoia Sota, « De Medina Sidonia a Goytisolo: las casas y las fortunas que se levantaron en España con el dinero de la esclavitud », sur El País, (consulté le )
  7. (es) Consuelo Font, « La herencia maldita de la 'duquesa roja' que repudió a sus hijos y les dejó sin palacio y sin un euro », sur ELMUNDO, (consulté le )
  8. (es) « Relación de premiados del año 2006 », sur Ministère de la Culture, (consulté le ) [PDF].
  9. ,(es)https://www.lavozdigital.es/cadiz/20080309/local/sanlucar/enterrada-sanlucar-duquesa-medina-200803091401.html?ref=https:%2F%2Fwww.google.fr%2F
  10. Duquesa roja hasta la tumba, El mundo, 16 mars 2008.

Bibliographie

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Liens externes

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