Lucie-Madeleine d'Estaing

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Lucie Madeleine d'Estaing est le nom de deux femmes, issues de familles homonymes sans lien de parenté prouvé, dont l'une était la marraine de l'autre.

Lucie Madeleine d'Estaing[modifier | modifier le code]

Lucie Madeleine d'Estaing, née le à Paris et décédée le à Clermont-Ferrand, comtesse de Boysseulh, fut la maitresse du roi de France Louis XV, dont elle eut deux filles naturelles, et défraya les chroniques de son temps.
Elle était la demi-sœur bâtarde du célèbre amiral d'Estaing, dernier représentant mâle de sa famille (la maison d'Estaing), qui la fit légitimer et l'institua son héritière en 1765, ce qui lui fit porter le titre de vicomtesse de Ravel. Elle fut, par procuration, la marraine de Lucie Madeleine d'Estaing de Réquistat du Buisson, qui suit.

Lucie-Madeleine d'Estaing de Réquistat du Buisson[modifier | modifier le code]

Lucie-Madeleine d'Estaing de Réquistat du Buisson (ou Dubuisson), née le au Buisson à Saint-Babel et décédée le à Saint-Amant-Tallende, était la fille de Jean Dominique Destaing (ou d'Estaing) (1741-1813), sieur du Buisson-Auger et châtelain du Buisson, et de Catherine Dabert (décédée le au Buisson à Saint-Babel)[1],[2], qui appartenaient à la bourgeoisie de Saint-Babel[3]. Elle fut baptisée le jour même de sa naissance, avec pour parrain l'amiral d'Estaing et pour marraine Lucie Madeleine d'Estaing (qui précède), tous deux par procuration[1].
Elle épousa au château du Buisson à Saint-Babel, le , Jacques Guy (de) Cousin de La Tour Fondue, seigneur de Murol et de Salles, officier au régiment de Bourgogne-infanterie puis maire de Saint-Amant-Tallende[2]. Dernière du nom d'Estaing, elle était, selon le généalogiste Jean-Louis Beaucarnot, « issue d'une branche apparemment bâtarde de l'illustre famille d'Estaing »[4],[5],[6].
Mère d'Elise (de) Cousin de La Tour Fondue, épouse de Martial Giscard, elle fut aussi l'aïeule dont les Giscard d'Estaing obtinrent de relever le nom en 1922 et 23 [2],[7],[8],[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Archives départementales du Puy-de-Dôme : vue 143, AD63
  2. a, b et c Michel Sementéry, Les Présidents de la République française et leur famille, éditions Christian, 1982
  3. a et b Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-Nobiliaire français, Sedopols, Paris, 2002, p. 244
  4. Jean-Louis Beaucarnot, cité par Robert Schneider, Je serai président : Enfance et jeunesse des six chefs d'État de la Ve République, Perrin, 2012
  5. La Roque, Bulletin de la Société héraldique et généalogique de France, 1882
  6. F. Imberdis, la France généalogique, 6e année, no 38, août 1964
  7. Philippe du Puy de Clinchamps, La Noblesse, Puf, 1959, réédité en 1996
  8. Henry Coston, Le Secret des dieux, 1968, p. 180

Articles connexes[modifier | modifier le code]