Lizzie van Zyl

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Lizzie van Zyl
Description de cette image, également commentée ci-après

Lizzie van Zyl en 1901.

Nom de naissance Lizzie van Zyl
Naissance
État libre d'Orange
Décès (à 7 ans)
Bloemfontein, Colonie de la rivière Orange, Afrique du Sud
Nationalité Free Stater
Pays de résidence État libre d'Orange

Compléments

On observe que ses cheveux ont été coupés, une pratique courante pour les enfants qui souffraient de fièvre aigüe.

Lizzie van Zyl est une petite fille boer d'Afrique du Sud, née en 1894 et morte en 1901 à l'âge de sept ans de la fièvre typhoïde des suites de son internement dans un camp de concentration britannique à Bloemfontein, durant la Seconde Guerre des Boers.

Historique[modifier | modifier le code]

Les Britanniques internèrent Lizzie van Zyl dans ce camp de concentration à la suite du refus de son père, un combattant boer, de se rendre[1].

Emily Hobhouse.

La militante Emily Hobhouse, après avoir visité le camp en 1901, fit connaître le cas de la petite fille au public britannique. Selon elle, la petite fille fut traitée rudement dans un hôpital anglais et qualifiée d'« idiote » par le personnel, qui ne parlait ni ne comprenait l'afrikaans, parce qu'elle ne parlait pas anglais. Un jour, elle commença à appeler sa mère ; quand une femme vint la consoler, une des infirmières lui ordonna de la laisser crier seule, étant vue comme « nuisance ». La fillette mourut en 1901 à l'âge de sept ans[2].

Lizzie van Zyl devint par la suite un symbole de l'horreur du système concentrationnaire et du traitement des civils par les Britanniques durant cette guerre.

Photo[modifier | modifier le code]

L'image de la petite van Zyl squelettique fut récupérée et transmise par l'auteur écossais Arthur Conan Doyle, qui servait en tant que médecin volontaire durant la Seconde Guerre des Boers, à Joseph Chamberlain[3]. Doyle et Chamberlain étaient partisans de la Guerre des Boers ; Doyle avait écrit le court texte The War in South Africa: Its Cause and Conduct (en français « La Guerre en Afrique du Sud : sa cause et son déroulement ») pour justifier cette guerre.

La photo fut ensuite utilisée en guise de propagande, comme l'établit l'auteure Hélène Opperman Lewis, en vue de convaincre l'opinion publique britannique de la négligence des parents boers envers leurs enfants. L'image fut publiée avec l'indication qu'elle aurait été prise à l'arrivée de van Zyl et de sa mère au camp de concentration. Chamberlain fut cité dans The Times le 5 mars 1902 disant que la mère serait poursuivie pour maltraitance[3].

Emily Hobhouse enquêta sur ce cas et ne put trouver aucune preuve d'une quelconque affaire judiciaire concernant la mère de Lizzie. Elle enquête de nouveau afin de retrouver le photographe, un homme nommé de Klerk, et fut en mesure d'affirmer, après confirmation de celui-ci, qu'en réalité la photographie avait été prise deux mois après l'arrivée de la petite Lizzie au camp[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Lizzie van Zyl » (voir la liste des auteurs).

  1. « A tool for modernisation? The Boer concentration camps of the South African War, 1900-1902 », BCCD
  2. « The Concentration Camps », Boer.co.za, (consulté le 3 juin 2013)
  3. a, b et c Hélène Opperman Lewis, « Lizzy van Zyl » (consulté le 25 février 2015)