Lirone

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Lirone
Lira da gamba
Image illustrative de l'article Lirone
Le Lirone, ou Lira da gamba

Classification Instrument à cordes frottées
Famille Instrument à cordes
Principaux facteurs Vendelinus Tieffenbrucker (Padoue)
Articles connexes Lira da braccio

Le lirone (ou lira da gamba) est la taille des instruments de la famille de la lira, populaire à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle. C'est un instrument à cordes frottées, pourvu de 9 à 16 cordes en boyau et une touche avec frettes. Pour en jouer, l'instrument est maintenu entre les jambes à la manière d'un violoncelle ou de la viole de gambe.

Description[modifier | modifier le code]

Le Grove Dictionary of Music and Musicians décrit le lirone comme une version plus grande de la lira da braccio, qui dispose d'une large touche similaire, d'un chevalet plat et un chevillier en forme de feuille, équipé de chevilles frontales[1]. Son chevalet plat permet de jouer des accords de trois à cinq notes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lirone est d'abord utilisé en Italie[2] dans la période fin du XVIe et au début du XVIIe siècle – et particulièrement du temps de Claudio Monteverdi –pour fournir le continuo, ou l'harmonie dans l'accompagnement de la musique vocale. Il est fréquemment utilisé dans les églises catholiques, en particulier par les Jésuites[3]. Alessandro Striggio, musicien attaché aux Medicis, était un virtuose du lirone[4].

Interprètes[modifier | modifier le code]

peinture : joueur de Lirone
Pier Francesco Mola, joueur de Lira da gamba.

Malgré la renaissance du jeu sur instruments d'époque au cours du XXe siècle, et sa proximité de jeu avec la viole de gambe[5], seuls une poignée de musiciens jouent le lirone. Les interprètes notables sur l'instrument sont notamment Erin Headley en Angleterre, Hille Perl et Claas Harders en Allemagne[6], Annalisa Pappano aux États-Unis, Laura Vaughan en Australie[7] et Paulina van Laarhoven aux Pays-Bas[1],[8].

Répertoire[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Pour tous les disques : Erin Headley, lirone (et viole de gamba).

  • Luigi Rossi, Le Canterine Romane - Suzie Le Blanc, Barbara Borden, Emily van Evera, Päivi Järviö Tragicomedia (25-27 septembre 1992, Teldec 4509 90799-2) (OCLC 29987911)
  • Luigi Rossi, Il pecator pentito, O Cecità del misero mortale (oratorios) - Les Arts florissants (janvier 1982, HMC 901091) (OCLC 659296520)
  • Luigi Rossi, Orfeo - Les Arts florissants (novembre 1990, 3CD Harmonia Mundi HMC 901358) (OCLC 45056270)
  • Claudio Monteverdi, Madrigali Concertati - Tragicomedia (Teldec 4509-91971-2)
  • Claudio Monteverdi, Il Ballo Delle Ingrate - Tragicomedia (Teldec 4509-90798-2)
  • Amor Amor, Cantates romains c. 1640 - Suzie Le Blanc, Tragicomedia (Vanguard Classics 99140)
  • Heinrich Biber, Sonates du Rosaire - John Holloway, violon ; Davitt Moroney, claviers, Tragicomedia (Virgin "Veritas" VCD 7 90838-2)
  • La Dolce Vita - The King's Singers, Tragicomedia, dir. Stephen Stubbs (22-26 septembre 1990, EMI "Reflexe" CDC 7 54191 2) (OCLC 26886639)
  • Sprezzatura - Tragicomedia, dir. Stephen Stubbs (août 1990, Virgin "Veritas" CDC 7 54312 2) (OCLC 858321325)
  • Claudio Monteverdi, Che Soave Armonia - (2-5 novembre 1998, Challenge Classics CD 0891720352) (OCLC 811334227)
  • Love and Death in Venice - dir. Stephen Stubbs (1996, Virgin "Veritas" 5 45263 2) (OCLC 37433585)
  • Una « Stravaganza » dei Medici : Intermedi (1589) per « La pellegrina » - Tessa Bonner, Emma Kirkby, Emily Van Evera, Nigel Rogers ; Taverner Consort, Taverner Choir, Taverner Players, Andrew Parrott (juillet 1986, EMI CDC 7479982) (OCLC 21152383)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Imke David, Die sechzehn Saiten der italienischen Lira da gamba, Osnabrück, Orfeo-Verlag, 1999, 123 p. (ISBN 3980673006, OCLC 50715000)
    L'auteure est une ancienne élève d'Erin Headley.
  • (en) Erin Headley, The New Grove Dictionary of Music and Musicians (édité par L. Macy) : Lirone [lira da gamba, lira in gamba, lyra de gamba, gran lira, lira grande, lirone perfetto, lyra perfecta, lira doppia, arciviolata, arciviolatalira, arcivioladaslyras, lyrone, lyra, lira], Londres, Macmillan, seconde édition, 29 vols. 2001, 25000 p. (ISBN 9780195170672, lire en ligne)
  • (en) G. Victor Penniman, La lyra d'orfeo : a practical manual of technique and performance practice for the lirone – thèse, Bloomington, Indiana University, 2004, 166 p. (OCLC 65431253, lire en ligne [PDF])
  • John Weretka, Homer the lironist: P.F. Mola, Art and Music in the Baroque [1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Lirone » (voir la liste des auteurs).

  1. a et b Grove 2001
  2. Pio Stefano, Viol and Lute Makers of Venice, Venise, Italy, Venice research, , 441 p. (ISBN 9788890725203, lire en ligne)
  3. « Baroque Musical Instruments », Catacoustic Consort (consulté le 14 décembre 2012)
  4. Philippe Canguilhem, « Naissance et décadence de la lira da braccio », Pallas / Presses Universitaires du Midi, no 57,‎ 2001, p. 41-54 (ISSN 0031-0387, JSTOR 43605843)
  5. Penniman 2004, p. 2 : « If one has played the viola da gamba in particular forany length of time, the lirone does not pose a serious technical challenge. »
  6. Claas Harders
  7. Laura Vaughan
  8. Paulina van Laarhoven
  9. « lirone, clavecin et chitarrone, ou théorbe […] ensemble, sont d'un très bel effet… » – préconisation pour le continuo par Cavalieri.

Liens contextuels[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Pour écouter[modifier | modifier le code]

  • Lirone audio (la piste 3 présente le lirone accompagné d'un instrument à cordes pincées ; pour les pistes 1, 2, 5, 6, 7 et 10 dans son rôle d'accompagnement)
  • Lirone audio (sélections 2 et 5)