Heinrich Biber

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Heinrich BiberHeinrich Ignaz Franz von Biber
Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Biber publié avec les
Sonates pour violon seul, Nuremberg 1681
(gravure de Paul Seel)

Naissance
Wartenberg, Drapeau de la Bohême Bohême
Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Décès (à 59 ans)
Salzbourg, Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Activité principale Compositeur, violoniste
Style Musique baroque
Lieux d'activité Olmütz, Kremsier, Salzbourg (1670–1704)
Années d'activité années 1660–1704
Maîtres Johann Heinrich Schmelzer
Descendants Carl Heinrich Biber

Œuvres principales

Heinrich Ignaz Franz Biber né le à Wartenberg (aujourd'hui Stráž pod Ralskem, en République tchèque), mort le à Salzbourg, est un violoniste et compositeur baroque austro-tchèque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Heinrich Biber naît en Bohème, à Wartenberg au Nord de Prague, et est baptisé le 12 août 1644[1]. Il reçoit sa formation musicale du compositeur et maître de chapelle autrichien Johann Heinrich Schmelzer. Biber occupe des postes à Olmütz et Kremsier, en Moravie, avant d'être nommé lui-même maître de chapelle, auprès du prince-évêque de Salzbourg, en 1684. Violoniste virtuose, Biber est aussi un compositeur émérite, capable de créer toutes sortes d'œuvres musicales. Pour ses mérites de violoniste et de compositeur, il est anobli par l'empereur Léopold Ier et peut donc s'appeler « Biber von Bibern ».

Son fils, le compositeur Carl Heinrich Biber (1681-1749), lui succéda au poste de maître de chapelle, à Salzbourg.

Technique[modifier | modifier le code]

Dans certaines de ses œuvres, Heinrich Biber utilise la scordatura, une technique de jeu « désaccordé ». On diminue, ou on augmente, la tension d'une ou plusieurs cordes de l'instrument, afin de créer l'illusion d'un instrument utilisant des accords différents. Cette manière d'accorder le violon permit de jouer avec des instruments baroques, comme avec des instruments modernes, mais avec une technique qui sera développée plus tard, au XIXe siècle, sur deux, trois ou quatre cordes. Cette technique donne des effets sonores insolites[2], effets recherchés pour donner un caractère particulier à une œuvre. Aucun autre violoniste avant lui n'avait autant utilisé le jeu sur deux ou trois cordes simultanément. Ainsi, il parvenait à jouer en septième position sans effort, une technique que Arcangelo Corelli considérait encore à cette époque comme impossible.

Les sonates des Mystères (Sonates du Rosaire), dans lesquelles on trouve 15 façons différentes d'accorder le violon, constituent un bel exemple de cette technique. Mysterien sonate.jpg

Œuvre[modifier | modifier le code]

Signature
Signature d'Henrich Biber.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arrey von Dommer, Biber von Bibern, Franz von. dans Allgemeine Deutsche Biographie, t.2, Duncker & Humblot, Leipzig, 1875 (p. 610).
  • Georg Reichert, Biber von Bibern, Franz von. dans Neue Deutsche Biographie, t.2, Duncker & Humblot, Berlin, 1955.
  • (en) Elias Dann et Jiří Sehnal, The New Grove Dictionary of Music and Musicians (édité par Stanley Sadie) : Biber, Heinrich Ignaz Franz von, Londres, Macmillan,‎ seconde édition, 29 vols. 2001, 25000 p. (ISBN 9780195170672, lire en ligne)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Grove 2001
  2. (fr) Sylvie Bouissou, Christian Goubault, Jean-Yves Bosseur, Histoire de la Notation, de l'époque baroque à nos jours, Ed. Minerve 2005 (ISBN 2-86931-112-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]