Les Quatre Saisons de la loi

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Les Quatre Saisons de la loi
Titre original H Eαρινή Σύναξις των Aγροφυλάκων (I Earini synaxis ton agrofylakon)
Réalisation Dímos Avdeliódis
Scénario Dímos Avdeliódis
Sociétés de production ET1
Centre du cinéma grec
Pays d’origine Drapeau de la Grèce Grèce
Genre Comédie
Durée 178 minutes
Sortie 1999

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Quatre Saisons de la loi (H Eαρινή Σύναξις των Aγροφυλάκων (I Earini synaxis ton agrofylakon)) est un film grec réalisé par Dímos Avdeliódis et sorti en 1999.

Film[modifier | modifier le code]

Synopsis[modifier | modifier le code]

Sur Chios en 1960, le garde-champêtre du village de Tholopotamos meurt au milieu d'un champ de tulipes, dans l'exercice de ses fonctions : il poursuivait Elisso une jeune femme surprise à voler, avec sa grand-mère Kyria Vassiliki, des pommes de terre dans un champ. La population demande à l'agronome d'en nommer un nouveau. Aucun garde-champêtre ne veut venir car le village a mauvaise réputation. Le village propose alors de l'argent au volontaire. Quatre se présentent successivement et échouent successivement.

Le premier, le garde-champêtre de l'été, Kakavalos, arrive à scooter mais la route a été piégée par le riche propriétaire terrien et patron de la taverne Sidéris. Quand il sort de la route et finit dans une meule de foin, Sidéris se précipite pour l'aider. Kakavalos lui est reconnaissant et ne surveille que le champ de pastèques de Sidéris. Cependant, il dort pendant son service. Un jour, il perd son chien puis voit le fantôme de son prédécesseur. Le village essaie de lui remonter le moral avec de l'alcool et des rebetiko, sans succès. Il n'ose plus retourner dans les champs et les pastèques sont volées. Kyria Vassiliki et Elisso sont soupçonnées. Alors qu'il poursuit Elisso pour l'arrêter, Kakvalos la voit sauter « miraculeusement » au-dessus d'un étang. Il finit par mourir, piqué par des abeilles alors qu'il essaie de voir Elisso qui se baigne nue dans la mer.

Le deuxième, le garde-champêtre de l'automne, Patsaganas, est une personnalité autoritaire. Il joue les durs, malgré les conseils de l'agronome. Il fait régner la terreur dans le village qui très vite lui refuse toute aide dans son enquête contre Kyria Vassiliki et Elisso. Les enfants lui jettent même des pierres. Il est renvoyé pour avoir maltraité des garçons surpris à voler des oranges. Il noie son chagrin dans l'alcool et les rebetiko. Ivre, il voit le (premier) garde-champêtre mort et le poursuit à travers le village. Pour faire amende honorable et retrouver sa place, Patsaganas essaye d'arrêter Elisso. Il la poursuit ; elle saute par-dessus l'étang et il s'y noie.

Le troisième, le garde-champêtre de l'hiver, Livadas, est un vieil homme qui aime lire. Cependant, il est attiré par les parties de cartes au café. Il parie et perd son argent, son fusil et son âne. À Noël, Elisso est surprise à voler du bois. Par pitié, il la laisse faire. Il part à la dérive incapable de penser à autre chose qu'aux cartes. Il finit pas être arrêté. Il quitte le village alors que les amandiers sont en fleurs. Il récite des vers en les voyant.

Le quatrième, le garde-champêtre du printemps, le jeune Sitaras est nommé malgré la désapprobation de l'agronome qui n'apprécie pas le dénigrement des usages militaires par le jeune homme. Sitaras fait son travail sérieusement et est apprécié du village. Il aide les enfants à fabriquer des feux d'artifice, malgré l'agronome qui n'apprécie pas cette « attitude infantile ». Le (premier) garde-champêtre mort apparaît à Sitaras pour lui révéler qu'il a été ensorcelé par Kyria Vassiliki et Elisso d'où le fait qu'il soit encore sur terre, en fantôme. Sitaras surprend Elisso à voler des pommes de terre. Il la poursuit et lui lance un pétard, lui faisant croire qu'il a tiré. Malgré sa peur, Elisso fuit à travers le champ de tulipes poursuivie par Sitaras. Durant la course, il tombe et se blesse, mais elle perd sa chaussure. À Pâques, c'est la maison d'Elisso que Sitaras et les gamins visent avec les feux d'artifice. Il est suspendu par l'agronome. Sitaras rencontre Elisso. Il la poursuit, mais pour lui rendre sa chaussure. Elle saute par-dessus l'étang et pour la première fois, elle s'arrête. Elle se retourne et défie Sitaras. De retour chez lui, il rêve d'Elisso, tandis qu'elle rêve de lui. À son réveil, elle essaye une robe qui pourrait être une robe de mariée. Sur la terrasse, elle trouve la chaussure qu'il vient d'y lancer.

Sitaras est finalement renvoyé. Heureux, il part à la poursuite d'Elisso. Elle saute par-dessus l'étang, mais il avait tendu un filet. Elle est prise. Il la libère. Elle s'enfuit, mais dans le but d'être rattrapée.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

  • Angeliki Malanti : Elisso
  • Angelos Pantelaras : Sitaras, garde-champêtre du printemps
  • Takis Agoris : Kakavalos, garde-champêtre de l'été
  • Yannis Tsoubariotis : Patsaganas, garde-champêtre de l'automne
  • Stelios Makrias : Livadas, garde-champêtre de l'hiver
  • Panayotis Louros
  • Ilias Petropouleas : l'agronome
  • Dimitris Avgoustidis
  • Giorgos Pavlidakis : Sideris

Récompenses[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

Originaire de Chios, Dimos Avdeliodis tourne le film (comme ses précédents Concurrence déloyale, 1982 ; L'Arbre qu'on blessait, 1986 ; Niké de Samothrace,1990) dans sa région d'origine, avec des acteurs en partie non professionnels, dont sa famille élargie[1]. Pour chacune des saisons, il a fait appel à un directeur de la photographie différent. Ainsi, il dépasse le caractère purement local du film en lui donnant une universalité plus grande, grâce aussi au travail de l'image en post-production pour en accentuer les couleurs[2]

Comme tous les autres films d'Avdeliodis, Les Quatre Saisons de la loi évoque sur le mode de la fable la modernisation, l'occidentalisation de la Grèce. Le village vit encore au rythme des saisons et du travail agricole tandis que les autorités économiques et politiques (incarnées par l'agronome et les garde-champêtres) cherche à le moderniser[3]. Cette opposition est marquée par la mise en parallèle de la « haute culture » occidentale avec la culture populaire grecque. Les réunions de garde-champêtres sont mises en scène à la façon de la Cène de Léonard de Vinci ; la musique alterne Les Quatre Saisons de Vivaldi et les rebetiko de Vassílis Tsitsánis[2].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tsitsopoulou 2006, p. 250-251
  2. a et b Tsitsopoulou 2006, p. 250-251
  3. Tsitsopoulou 2006, p. 248-249

Liens externes[modifier | modifier le code]