Les Aventures de Chatran

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Les Aventures de Chatran
Titre original Koneko monogatari
Réalisation Masanori Hata
Scénario Masanori Hata
Sociétés de production Columbia Pictures
Pays d’origine Drapeau du Japon Japon
Genre Aventure
Durée

97 minutes (version japonaise)

77 minutes (version américaine)
Sortie 1986

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Aventures de Chatran (Koneko monogatari en version originale) est un film d'aventure réalisé par Masanori Hata, sorti en 1986.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Chatran, un chaton, se retrouve abandonné par accident en campagne, accompagné de son ami Pousquet un chien de race carlin. Traversant régions et saisons, ils font la connaissance au gré de leurs aventures de nombreuses espèces animales différentes.

« Il s'appelle Chatran. Il est roux, strié de blanc, comme le soleil vu à travers les branches de la forêt... »

— Narrateur

Chatran, naît avec le sens de la découverte. Accompagné de son fidèle ami Pousquet, il occupe le plus clair de son temps à jouer à cache-cache. Mais un jour, lors d'une partie de jeu avec Pousquet, Chatran a la malencontreuse idée de se cacher dans une caisse retenue au bord d'une berge de rivière, et le torrent emporte Chatran dans sa caisse. Pousquet le suit, mais ils se perdent de vue, c'est alors que commence une incroyable aventure pour Chatran qui devra faire face à ses peurs pour apprendre à grandir. Lorsque Chatran et Pousquet se retrouvent, l'émotion est grande. Mais Pousquet est jaloux car Chatran a trouvé l'amour. Finalement, Pousquet pourra retrouver son ami de toujours lorsqu'ils auront eu chacun des petits.

Controverse[modifier | modifier le code]

Lorsque le film est sorti, plusieurs organisations des droits des animaux[Lesquelles ?], et des spectateurs ont tiré la sonnette d'alarme quant à la cruauté et à la maltraitance dont ont été victimes les animaux lors du tournage, appelant le public au boycott. Parmi ceux-ci :

  • le Sunday Mail[1], qui rapporta que Jacqui Kent, fondatrice de l'organisation Animal Liberation Queensland, a allégué le meurtre de plus de vingt chatons durant la production. Elle ajouta qu'elle était alarmée par des rapports européens affirmant que d'autres animaux avaient été blessés, comme le cas d'un chat dont le producteur aurait délibérément cassé la patte, dans le but de le faire apparaître instable sur ses pattes. Celle-ci affirma également avoir reçu de nombreuses plaintes de spectateurs persuadés qu'un tel film n'avait pu être tourné sans cruauté.
  • l'analyse de David Mc Millan, économiste du Royaume-Uni, qui suggère que « la vie de Chatran est pleine d'épreuves et de tourments », « Plusieurs d'entre eux [les chats utilisés pour le personnage de Chatran] ont été trempés jusqu'aux os dans une caisse en bois, tombant sur une cascade ou du haut d'une falaise dans la mer. Il est difficile d'imaginer comment Chatran a survécu. »[réf. nécessaire]

Nombreuses sont les scènes pointées du doigt. Parmi celles-ci, les plus controversées : celle d'un chaton tombant du haut d'une falaise, comme citée ci-dessus, ou encore, un chien de race carlin combattant contre un ours. Les spectateurs révoltés n'hésitent pas à souligner qu'il est facile pour tout un chacun de comprendre que la réaction des animaux n'est pas contrôlable comme celle d'un acteur, et amènent à s'interroger sur la capacité de la production à intervenir face aux dangers auxquels sont soumis les animaux, le plus flagrant exemple étant le passage du film où le chien se retrouve face à l'ours, et du stress généré aux animaux dans de telles situations[réf. nécessaire].

Enfin, selon la plus grande organisation de défense des droits des animaux du Japon, près du tiers des trente chatons utilisés pour le rôle de Chatran n'a pas survécu[réf. nécessaire].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Le montage de la version anglophone ampute 15 minutes au montage original. La narration de Dudley Moore est bien plus conséquente que les interventions discrètes de Shigeru Tsuyugushi. Le film d'origine contenait aussi des poèmes, absents de la version américaine.

La musique originale de Ryuichi Sakamoto est aussi absente de la version américaine. Elle a été remplacée par une autre bande-son contenant beaucoup d'emprunts à d'autres musiques de films (Bernstein, John Williams...) et musique classique (Debussy, Schubert, Strauss... et, évidemment, le Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns).

Le film original s'ouvrait sur une musique d’ambiance mystérieuse sur une forêt au crépuscule plongée dans la brume; la version américaine commence par un générique sur fond noir, agrémenté d'une musique country.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gillespie, P. (April 15, 1990). "Cat Cruelty Claim Over Kids' Movie". The Sunday Mail.

Liens externes[modifier | modifier le code]