La Maison des sévices

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La Maison des sévices
Épisode de Les Maîtres de l'horreur
Titre original Imprint
Numéro d'épisode Saison 1
Épisode 13
Réalisation Takashi Miike
Scénario Daisuke Tengan
Durée 63 minutes
Chronologie

La Maison des sévices (Imprint) est le treizième et dernier épisode de la première saison de la série télévisée Les Maîtres de l'horreur. Il est réalisé par Takashi Miike, et n'a pas été diffusé par Showtime lors de la diffusion initiale de la série en raison de son contenu jugé trop choquant[1]. Il est sorti en DVD le .

Synopsis[modifier | modifier le code]

Japon, au XIXe siècle. Christopher, un journaliste américain, cherche à retrouver Komomo, une prostituée qu'il a juré d'emmener aux États-Unis pour l'épouser. Il débarque sur une île entièrement peuplée par des prostituées et leurs gardiens. Une prostituée défigurée apprend à Christopher que Komomo s'est pendue par désespoir. Elle lui raconte sa propre histoire et celle de Komomo mais Christopher refuse d'y croire.

Distribution[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Pour Steve Barton, de Dread Central, qui lui donne la note de 4,5/5, l'épisode est « une œuvre d'art choquante, vicieuse et sans compromis capable d'abasourdir même le fan d'horreur le plus endurci » malgré « l'horrible interprétation » de Billy Drago. Le réalisateur s'y livre par ailleurs « à quelques constats poignants sur la condition humaine »[2]. Pour le site Écran large, qui lui donne la note de 5/5, Takashi Miike aborde des sujets tabous aux États-Unis « avec une radicalité qui lui est propre et un sens de l'esthétisme qui tutoie le sublime » avec cet épisode où « onirisme et fantastique se fondent doucement avant une montée en puissance dans l'horreur cristallisée par une séquence de torture proprement insoutenable », et dont le seul défaut est « le cabotinage constant de Billy Drago »[3]. Loïc Blavier, du site Tortillapolis, évoque un épisode « très étonnant, très spécial, qui garantit au moins à son spectateur un dépaysement visuel, narratif et thématique total » et « transpire le jusqu'au-boutisme ». Takashi Miike « ne lésine pas sur l'horreur, et ses scènes de tortures sont très complaisantes, sans pour autant se départir de cette tonalité très théâtrale que le réalisateur s'est évertué à créer depuis le début »[4].

Parmi les critiques négatives, Damien Taymans, du site Cinemafantastique, lui donne la note de 2/5, estimant que l'épisode « va parfois trop loin, privilégiant la torture et la souffrance à l’horreur pure et dure », le réalisateur se complaisant « à nous asséner de scènes insoutenables et il faudrait être vraiment dérangé pour s’extasier devant ce genre d’atrocités »[5]. Ty Bru, du site Examiner, estime que la grande erreur de l'épisode est d'avoir été tourné en anglais et non en japonais car cela aurait sûrement donné un résultat bien meilleur, et que l'élément « le plus dérangeant » est le jeu d'acteur de Billy Drago dont « les expressions, la voix, l'attitude et les réactions » sont totalement embarrassantes[6].

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Dave Kehr, « Horror Film Made for Showtime Will Not Be Shown », The New York Times, (consulté le 16 mai 2015)
  2. (en) Steve Barton, « Imprint », sur dreadcentral.com (consulté le 16 mai 2015)
  3. « La Maison des sévices », sur ecranlarge.com (consulté le 16 mai 2015)
  4. Loïc Blavier, « Imprint », sur tortillapolis.org (consulté le 16 mai 2015)
  5. Damien Taymans, « À vomir », sur cinemafantastique.net (consulté le 16 mai 2015)
  6. (en) Ty Bru, « An Epic Fail Of Combining Cultures », sur examiner.com (consulté le 16 mai 2015)