L'Enfant bleu (Gainsborough)

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L’Enfant bleu
Thomas Gainsborough - The Blue Boy (The Huntington Library, San Marino L. A.).jpg

L’Enfant bleu (The Blue Boy)

Artiste
Date
1779
Type
Huile sur toile
Technique
Lieu de création
Dimensions (H × L)
177.8 × 112.1 cm
Localisation
Propriétaire
Numéro d’inventaire
21.1Voir et modifier les données sur Wikidata

L’Enfant bleu (The Blue Boy) est une peinture de l'artiste anglais Thomas Gainsborough composée en 1779.

Description et histoire[modifier | modifier le code]

Cette œuvre, sans doute l'une des plus célèbres du peintre, représente un jeune garçon habillé de vêtements aux tons dominants de bleu, avec des nuances gris et argent, sur un fond nocturnal.

Le modèle est peut-être Jonathan Buttall (1752–1805), fils d'un riche marchand d'étoffes, mais cela n'a jamais été prouvé : toutefois, la toile appartenait bien à Buttall en 1796, au moment où il fit faillite.

Le tableau est actuellement conservée à la Bibliothèque Huntington de San Marino aux États-Unis.

Pour Gainsborough, il s'agit à la fois ici d'un portrait quasiment à taille réelle et d'une étude sur le costume où la posture du sujet est rendue comme un hommage à The Children of King Charles I of England peinte par Antoine van Dyck en 1637 où le futur Charles II d'Angleterre est représenté en habits rouges, dans une posture quasi identique.

Après la faillite de Buttall, la toile est rachetée par le politicien John Nesbitt, puis, en 1802, par le portraitiste John Hoppner. En 1809, elle passe dans la famille de Robert Grosvenor, comte de Westminster (1767-1845) où elle demeure jusqu'en 1921, date à laquelle elle est achetée par le marchand d'art Joseph Duveen. Entre temps, la toile avait été reproduite sous forme d'estampes et connaissait un certain succès au Royaume-Uni où elle était exposée régulièrement, entre autres à la Royal Academy. Hélas, Duveen la cède contre 182 200 livres sterling[1] au magnat américain des chemins de fer Henry Edwards Huntington, ce que la presse britannique regrette amèrement. Avant son départ pour la Californie, la toile, véritable icône, fut exposée une dernière fois à la National Gallery (Londres) en janvier 1922 : ce furent 90 000 personnes qui défilèrent pour l'admirer, puis, le conservateur en chef, Charles Holmes, inscrivit au dos du tableau ces simples mots : « Au revoir. C.H. ».

La Bibliothèque Huntington l'expose en face d'un tableau de Thomas Lawrence intitulé Pinkie (1794).

Cette peinture a inspiré le film Der Knabe in Blau (1919) de Friedrich Wilhelm Murnau et est citée indirectement par Serge Gainsbourg dans sa chanson 69 année érotique : le chanteur trouvait à ce garçon une ressemblance avec Jane Birkin.

Le peintre Robert Rauschenberg a confié que c'est cette toile qui avait déterminé sa vocation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The New York Times, 11 novembre 1921.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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