Károly Makk

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Károly Makk
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Károly Makk en 2012.
Naissance
Berettyóújfalu (Hongrie)
Nationalité Drapeau de Hongrie Hongrois
Décès (à 91 ans)
Budapest (Hongrie)
Profession Réalisateur
Films notables La Maison au pied du roc

Károly Makk est un cinéaste hongrois, né le à Berettyóújfalu (Hongrie) et mort le à Budapest (Hongrie).

Biographie[modifier | modifier le code]

Károly Makk travaille dans le cinéma dès 1944. Ami de Géza von Radványi, il est son assistant pour le célèbre Quelque part en Europe (1948). En 1949, il est reçu à l'École supérieure d'art dramatique et de cinéma de Budapest, dont il sort diplômé en 1951[1].

Sa première réalisation, Les Pionniers (Uttőrők, 1949) est interdite par le pouvoir de Mátyás Rákosi et ne sera jamais distribuée. En revanche, Liliomfi, aimable comédie en costumes et en couleurs, représente la Hongrie au Festival de Cannes 1955. Dès lors, il apparaît comme l'un des artisans du premier renouveau du cinéma magyar, aux côtés de Zoltán Fábri et de Félix Máriássy. La Maison au pied du roc (1959) est la première œuvre de Makk au caractère résolument tragique et sera récompensée d'un Grand prix lors d'un fugace Festival cinématographique à San Francisco.

Les Obsédés (Megszállottak), en 1961, est le premier film hongrois qui, à la suite des événements de 1956, aborde avec un esprit critique le problème permanent de la bureaucratie dans les anciennes « démocraties populaires ». Selon Yvette Biró, « Les Obsédés a été le premier film d'auteur, consciemment voulu comme tel, dont le ton, l'atmosphère, le caractère, réfléchissent les traits psychologiques et le monde intérieur d'un réalisateur inquiet[2] ».

Débute, pourtant, une longue parenthèse plus obscure et moins significative dans la filmographie du réalisateur qui réapparaît, fort heureusement, au premier plan avec Amour (1971). Jeux de chat (1972), Une nuit très morale (1977) et Un autre regard (1982) confirment d'incontestables « talents de directeur d'acteurs, d'actrices surtout, qui vont de pair avec la création de personnages féminins exceptionnels : ces quatre films sont à l'évidence des films de femmes (comme il y a des films de gangsters et des films de cow-boys) à l'instar de ceux de Márta Mészáros. » (Jean-Pierre Jeancolas : Cinéma hongrois 1963-1988, Éditions du CNRS)

Il obtient le Prix du Jury au Festival de Cannes 1971 avec son film Amour.

Il meurt le à Budapest[3].

Filmographie (sélection)[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (hu) « Makk Károly », sur filmacademy.hu, Színház- és Filmművészeti Egyetem
  2. Y. Biró, « De quelques problèmes particuliers du cinéma hongrois », Image et son, no 217,‎
  3. « Hongrie. Hommage unanime au réalisateur disparu Károly Makk », sur Courrier International, (consulté le 23 août 2018).
  4. (en) « Festival de Cannes: Another Way », festival-cannes.com (consulté le 9 juin 2009)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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