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Jugement de Salomon

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Fresque sur le Jugement de Salomon au Sanctuaire de Frauenberg.

Le jugement de Salomon se réfère à une histoire de la Bible hébraïque dans laquelle le roi d'Israël Salomon statue avec sagesse sur un différend entre deux femmes sur un jugement pour un enfant. Il peut signifier soit que, face à l'impossibilité d'établir la vérité dans un litige, on partage les torts entre deux parties, soit que l'on met ces mêmes parties devant une situation qui oblige l'une d'elles au moins à changer sa stratégie.

D'autres jugements rendus par Salomon figurent parmi les contes berbères, les fables turques et dans les légendes juives.

Jugement des deux mères et l'enfant[modifier | modifier le code]

Le Premier livre des Rois (3, 16-28) dit que le différend qui opposa deux femmes ayant chacune mis au monde un enfant, mais dont l'un était mort étouffé. Elles se disputèrent alors l'enfant survivant. Pour régler le désaccord, Salomon réclama une épée et ordonna : « Partagez l'enfant vivant en deux et donnez une moitié à la première et l'autre moitié à la seconde ». L'une des femmes déclara qu'elle préférait renoncer à l'enfant plutôt que de le voir mourir. En elle, Salomon reconnut la mère. Il lui fit remettre le nourrisson et sauve donc la vie à l'enfant.

Les jugements de Salomon[modifier | modifier le code]

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Selon la Bible, Salomon, fils de David, roi de la tribu de Judée établi à Jérusalem, juge d'Israel, faisait régner l'ordre et la loi sur tout Israel. Il disposa le siège de son tribunal à Sion, près du temple, et accordait journalièrement des audiences au peuple venu présenter leur cause devant le roi pour un procès à résoudre suivant les lois mosaiques qui régissaient alors tout le territoire. Tous les édits de justice étaient scrupuleusement rapportés par les scribes et compilés sous forme de chroniques ainsi que tout évènement majeur se rapportant à la monarchie. Bien peu d'écrits ont survécu au temps et à la destruction, et qu'il ne reste que la tradition orale qui a réussi à traverser les plusieurs centaines d'années qui nous séparent de cet illustre roi pour nous rapporter le reste de cet héritage culturel venu joindre le lot des légendes et des contes fabuleux[1].

On les retrouve parmi les anciens récits des peuples nomades comme les berbères d'Arabie, certains s'incrivent parmi les contes des Milles et une nuits, et d'autres récits rapportés en Europe par des voyageurs européens : de nombreuses histoires anciennes venues de Perse (aujourd'hui Iran) et de Turquie se colportaient de bouches à oreille dans les familles et maisons, puis par les conteurs de rue que nous appellerions troubadours. Depuis l'alphabétisation (universalité de l'éducation) dans les sociétés modernes, le récit prononcé à haute voix ou connaissance partagée auprès d'une audience s'est subtilisé par la lecture ou télévision.

Les récits sur les patriarches et certains contes hébraiques ou aggadah sont un mélange de faits historiques et d'histoires transmises verbalement et tenues pour authentiques que certains érudits hébraiques tels que John Seymour, Baring-Gould, et Louis Ginsberg (en) qui parle du shamir[2] qui a servi à la construction du temple ainsi que les jugements suivants (extraits) :

  • Jugement du serviteur avait hérité d'un homme riche (mort en voyage) à la place de l'héritier légitime[2].
  • Jugement quant aux héritiers qui se querellaient sur le partage de l'héritage.
  • Jugement entre trois hommes qui s'accusaient mutuellement du vol de leur argent.

Ginsberg rapporte même que les animaux présentaient leurs griefs devant le très sage Salomon. C'est sur ce ton, entre l'histoire et la légende que le révérant Sabine Baring-Gould (en)[3] explique comment le roi a été gratifié d'une grande sagesse accompagnée de pouvoirs surnaturels afin d'assumer la supériorité sur toutes les créatures de son royaume durant la construction du temple. Le révérant raconte comment la reine de Saba posa plusieurs énigmes et charades devant la grande sagesse de Salomon pour connaitre les réponses qu'il en donnerait. De la grande sagesse du jeune roi, voici quelques exemples rapportés par Modèle:LIen[4] :

  1. « Dites-moi ce qui est tout et ce qui n’est rien ? Le Créateur Dieu est tout et le monde créé n’est rien.
  2. Ce qui a de la valeur et ce qui n’est moins que rien ? Le vrai croyant est une valeur mais l’hypocrite n’est moins que rien.
  3. Quel est le plus grand nombre et quel est le moindre ? En plus grand nombre sont ceux qui doutent. Peu nombreux sont ceux qui ont une ferme assurance dans la foi.
  4. Quel est le plus doux et quel est le plus amer ? Le plus doux est d’avoir une femme vertueuse, d’excellents enfants, et une condition respectable. Le plus amer est d’avoir une femme irréconciliable, des enfants rebelles, et la pauvreté.
  5. Quel est le plus laid et quel est le plus beau ? Le plus laid est un croyant qui devient incroyant. Le plus beau est un pécheur qui se convertit.
  6. Quel est le plus certain et quel est le moins certain ? Le plus certain est la mort et le jugement. Le plus incertain est le sort de l’âme humaine à sa résurrection. »

Le riche marchand et le pauvre[modifier | modifier le code]

Un extrait du livre Du Miel au fiel de Vidal Séphiha[5] parle d'un riche marchand qui défia un pauvre de passer une nuit froide dans une fontaine. Il refusa de payer la récompense promise sous prétexte qu'il avait été réchauffé par la chandelle que sa mère avait tenue. Le prince Salomon intervint auprès du roi David pour éclairer cette affaire suivant un stratagème qu'il conçut. Salomon ordonna que le repas de son père et de ses invités soient cuits près du feu (non dessus) ; s’étant fait servir des plats froids au repas, le roi demanda des explications, le prince Salomon exposa à son père que ces plats n’avaient pas pu cuire près de la flamme comme il en était de la chandelle qui n’avait pu réchauffer l’eau dans laquelle le pauvre se trouvait.

Le voleur d'oies[modifier | modifier le code]

Un extrait du livre, Contes populaires berbères[6], rapporte cette petite histoire : « Un homme alla un jour chez notre seigneur Salomon et lui dit : Quelqu'un m'a volé des oies, je ne le connais pas. Ne t'inquiète pas, dit Salomon, je le trouverai. Lorsque les gens furent entrés à la mosquée, le roi leur dit : Il y a parmi vous un voleur d'oies qui est entré à la mosquée, il a des plumes sur la tête. Le voleur eut peur et porta la main sur sa tête. Salomon le vit et cria : Voici le coupable, saisissez-le. »

Voir aussi les récits : Salomon et le griffon (no13), Salomon et le dragon (no14).

Salomon et la simorgue[modifier | modifier le code]

Aux Contes populaires berbères d'Aïn Sfisifa, et suivant la narration tamazight (berbère), se trouve cette histoire entre Salomon et cet oiseau légendaire appelé simorgue en orient et griffon en occident, quant au mariage irrévocable d'une jeune fille et d'un prince[7]. La simorgue veut défier le décret céleste quant à leur union et kidnappe la jeune fille qu'elle garde plusieurs années, récluse sur une île, afin de la soustraire à son futur fiancé. De son côté, le jeune homme, en quête de voyage, part voguer sur les eaux et se retrouve sur cette île perdue. Il fait la rencontre de la jeune fille, perchée sur un arbre, qui n'avait jamais vu d'humain avant lui. Ils nouent une grande amitié et elle invente un stratagème pour couvrir le jeune homme d'une peau de cheval. La simorgue va les emporter jusqu'à Salomon pour réaliser le souhait de la jeune fille de rencontrer ce grand roi ; tandis que la simorgue a l'intention de confondre le roi et prétendre que le décret céleste ne s'est pas accompli. Quelle n'a pas été sa surprise lorsque le jeune homme se tint devant elle !

Héritier du prince de Soissonne[modifier | modifier le code]

Une fable publiée par Le Grand d'Aussy[8] raconte comment l'héritier indigne a été soustrait de sa part d'héritage de façon justifiée. À la mort du prince de Soissonne, à peine le deuil commencé, un des deux fils du défunt demande aux barons de faire le partage des biens. Incommodé par un tel manque de respect et de dignité, le roi demande qu'on place le mort entre deux poteaux et déclare aux deux frères : 'L’héritage de ce brave chevalier demande, pour être défendu après lui, un courage égal au sien ; voyons qui de vous deux se montrera le plus digne de le posséder.' Il ajoute que celui qui portera à la cible un coup de lance aura comme récompense la terre entière. Tandis que l'un étend son bras et s'apprête à projeter sa lance, l'autre recule à grand pas en s'écriant : 'Moi ? moi, que je porte les mains sur mon père ?! Que le ciel au contraire m’écrase à l’instant si je ne venge bientôt l’outrage qu’il vient de recevoir !' Le roi déclara que le chevalier mort ne doit avoir pour héritier que son fils - et celui-là seul est son fils qui a su le respecter et le chérir. L’autre monstre dénaturé avide de son bien étant indigne de lui. Et il renvoya le fils indigne hors des terres et qu'on le pendrait si on le retrouvait.

Représentations artistiques[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. The Book of the King Solomon, by Ahimaaz ben Stadoq the Scribe Court Historian, transl. prof Solomon (son père possèdait ce livre, qui vient de son grand-père, qu'il tenait de l'arrière grand-père, etc.).
  2. a et b Louis Ginsberg, Legends of the Jews (chap.1) : « The shamir may not be put in an iron vessel for safe-keeping, nor in any metal vessel, it would burst such a receptacle asunder. It is kept wrapped up in a woollen cloth, and this in turn is placed in a lead basket filled with barley bran. The shamir was guarded in Paradise until Solomon needed it. » Voir His Wisdom, Volume 4 (chap.5) sur les jugements de Salomon.
  3. Baring-Gould, Legends of the Patriarchs and Prophets, p.402 ; Curiosities of Olden Times (Solomon and the ring, p.261).
  4. John D. Seymour, B.D., Litt D., M.R.I.A., Tales of King Solomon, Oxford University Press, London 1924.
  5. Du miel au fiel (Salomon plus sage que David / La chandelle, pp. 35-37), édition Bibliophane ; Contes judéo-espagnols publiés par Haïm Vidal Séphiha, prof. Centre Rachi.
  6. Contes populaires berbères (15e histoire), recueillis par René Basset, 1887
  7. « L’ange Gabriel, envoyé de Dieu, parut devant Salomon et lui dit : Apprend à la simorgue que cette nuit-même il est né une fille à Djabersa (occident) et un garçon à Djaberka (orient) et qu’il est ordonné dans les décrets de la providence que ce garçon et cette fille se rencontreront. »
  8. Fabliaux ou contes - Fables et romans du XIIe et du XIIIe siècle, Volume 2 (p. 426, jugement de Salomon), Le Grand d'Aussy, 1781

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