Joseph de Volok

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Icône représentant Joseph de Volok.
Manuscrit de Joseph de Volok.

Joseph de Volokolamsk, ou Joseph de Volok, ou Joseph Volotsky (en russe : Иосиф Волоцкий), était higoumène du Monastère Saint-Joseph de Volokolamsk qu'il fonde en 1479. Il se fête le 9 septembre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né Ivan Sanine (en russe : Иван Санин) (). Religieux russe formé par Paphnuce de Borovsk, il fut supérieur du monastère de Volokolamsk. Particulièrement intransigeant, virulent polémiste, il s'oppose à Nil Sorsky. Il est l'auteur de l'illuminateur.

Après le concile des Cent-Chapitres les icônes d'Andreï Roublev sont imposées comme des modèles à imiter. Durant les XVe siècle et XVIe siècle de nombreuses icônes de la Trinité reprennent les dessins de Roublev. Joseph Volokolamsk était un grand admirateur et commanditaire de ces copies[1]. Il peut être considéré comme héritier spirituel de Jean Damascène sur le plan de la Théologie de l'icône. Il défend les images des icônes représentant des prophètes bibliques ( Abraham, Moïse, Isaïe, Daniel) ainsi que des nouveaux saints chrétiens. La Paternité qui représente Dieu le Père est justifiable, selon lui, car elle représente la vision de l'Ancien des jours du prophète Daniel . La divinité apparue à travers l'expérience mystique individuelle du prophète est parfaitement représentable[2].

Il est béatifié officiellement assez tardivement, en 1646, et non 1579 comme l'affirme Evgueni Goloubinski en parlant d’une célébration locale [3]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tomas Spidlik: Joseph de Volokolamsk; un chapitre de la spiritualité russe, 1956.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Olga Medvedkova, Les icônes en Russie, collection Découvertes Gallimard (no 557), éditions Gallimard, 2010, (ISBN 978 2070 436521) p. 83
  2. Olga Medvedkova, Op. cit. p. 73
  3. Paul Bushkovitch, Religion and Society in Russia: the Sixteenth and Seventeenth Centuries, New York-Oxford, 1992, p. 30