Jonathan Kis-Lev

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Jonathan Kis-Lev
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Naissance
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Nom dans la langue maternelle
יהונתן כיס-לבVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation
Mouvement

Jonathan Kis-Lev, né en 1985, est un artiste israélien et un militant pour la paix. Il est surtout connu pour ses peintures naïves colorées qui font partie de grandes collections d'art[1], dont celle de la Banque Leumi[2], l'une des plus grandes banques d'Israël[3].

Artiste[modifier | modifier le code]

Depuis son enfance, Kis-lev a toujours été intéressé par les arts visuels. Il commence à étudier la peinture avec un professeur particulier à l'âge de cinq ans[4] et suit des études d’art à l'École Aleph School of Arts de Tel-Aviv où il a étudié le dessin et la sculpture.

À l'âge de 16 ans, il se voit accordé une bourse pour poursuivre ses études au Canada à l’école Lester B. Pearson United World College of the Pacific. Kis-lev se spécialise dans les arts visuels sous les conseils du professeur Art Brendon et obtient son Baccalauréat International en arts visuels.

De retour en Israël, Kis-Lev continue à développer ses compétences artistiques durant son service militaire dans les Forces de défenses d’Israël. En 2007 se tient sa première exposition à Tel-Aviv se nommant Beginnings : Neve Zedek and Jaffa et dont l’invité d’honneur fut le maire de Tel-Aviv : Ron Huldain. Cette exposition marqua le début de sa carrière dans le milieu artistique israélien[5].

À la fin de son service militaire, Kis-lev décida de ne pas continuer à étudier l'art dans une école mais de développer par lui-même ses propres style et techniques.

Dans les années qui ont suivi, il développa plusieurs techniques qui lui ont permis "d'oublier" tout ce qu'on lui avait enseigné depuis son enfance et à l’école sur les standards de la peinture afin de repeindre spontanément « comme un enfant ». Il se mit alors à peindre des tableaux de sa main gauche au lieu de sa main droite habituelle et a dessiné les contours de ces peintures en mettant à l’envers ces toiles, comme ces toiles connues avec le ciel qui n’est plus en haut mais en bas des toiles.

Selon l'artiste, ces nouvelles techniques l'ont aidé à prendre confiance en lui-même, à suivre son intuition et à peindre plus librement[6]. Kis-lev développe ainsi son propre style considéré comme de l’art naïf.

L’artiste fait fréquemment des donations de ces œuvres et collabore avec des associations humanitaires à but non lucratif pour les aider à récolter des fonds et soutenir leurs causes et projets. Il a participé entre autres à l’opération Big Brother Big sisters » d’Israël , Giborim Ktanim - Small Heroes et Esra - Volunteering Together For the Community.

Rencontres[modifier | modifier le code]

Depuis l’âge de 12 ans, il participe à des ateliers d’art militant pour la paix et rencontra pour la première fois des enfants palestiniens. Kis-Lev commença alors à militer pour la paix et rejoint le mouvement des jeunes juifs-arabes, Sadaka Reut, ce qui deviendra une grande influence.

À l'âge de 16 ans, il est élu par le comité israélien des United World College, un mouvement d’éducation dont le but est de favoriser les échanges culturels, comme jeune Ambassadeur Israélien à l’école Pacific College au Canada et s’y installe.

Il y étudie à côté de jeunes étudiants du monde entier, y compris des étudiants palestiniens et arabes, dans le cadre de la mission du programme qui est de « unir les gens, les nations et cultures pour la paix »[7] Pendant ces années, Kis-lev étudie avec des futures activistes politiques comme Shauna Aminath, leader du Parti Démocratique Maldivien.

Service militaire[modifier | modifier le code]

Après ces études au Canada, Kis-lev retourne en Israël pour son service militaire et rentre dans les Forces de défense d’Israël et insiste pour être placé dans une unité qu'il considère comme promouvant la paix plutôt que la guerre et l'occupation. Il fut placé au siège social du COGAT (en) où il était chargé des relations et des actions mises en place pour apporter de l’aide à des organisations comme l'UNRWA et Docteurs Sans Frontières.

Pendant son service militaire, il mit au courant le Général Yusef Mishleb des risques négatifs possibles du plan de désengagement unilatéral d'Israël sur la population palestinienne.

Activités et écrits[modifier | modifier le code]

En 2011, Kis-lev a été choisi parmi 25 jeunes leaders israéliens pour participer au programme Tikvah Program for Political Leadership, au Centre Interdisciplinaire de Herzliya, en Israël. Mené par le professeur Peter Berkowitz et le Docteur Alisa Rubin Peled, le programme vise à encourager le changement politique et social en Israël et sa région.

Afin d’utiliser l’art comme moyen pour créer des liens entre les Israéliens et les Palestiniens, Kis-Lev rejoint en 2011 un groupe d’artistes militant pour la paix, organisé par Bereaved Families for Peace, composé de 15 artistes israéliens et 15 artistes palestiniens de différentes disciplines artistiques.

Le projet nécessita de régulières rencontres entre les artistes en Israël et dans les territoires palestiniens. Deux importantes visites organisées ont été celle du village palestinien dépeuplé de Lifta et celle du mémorial du Musée de l’holocauste de Yad Vashem. Ces visites ont permis d’obtenir une couverture médiatique et mis en avant cette collaboration artistique des deux côtés du conflit se réunissant dans le but de créer une compréhension mutuelle des deux pays et pour obtenir la paix.

Kis-lev croit à l’importante de l’éducation et des arts pour promouvoir la paix entre les Israéliens et Palestiniens. Il exprime l’importance d’encourager des rencontres entre les deux peuples pour éliminer les peurs et craintes et créer un dialogue. Il se considère comme un sioniste et ne voit pas de contradiction entre le sionisme et son militantisme pour la paix.

Début des années 2008, Kis-Lev commença à écrire et donner des conférences sur les différentes possibilités d’un accord de paix au Moyen-Orient et soulignant l’importance de l’enseignement pour la paix afin de résoudre ce conflit.

Références[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thrope, Samuel (21 mars 2011), "The Metamorphosis: Jonathan Kis-Lev's Jerusalems". Article dans ZEEK- Journal de pensées et culture
  2. La banque Nationale d’Israël, Bank Leumi, acheta 15 tableaux de l'artiste pour sa collection d'art. Le 2 décembre 2009. http://www.leumiblog.co.il/secret_art_story/
  3. Thrope, Samuel (21 March 2011), "The Metamorphosis: Jonathan Kis-Lev's Jerusalems", Zeek, a Jewish Journal of Thought and Culture
  4. Biographie de Jonathan Kis-Lev: http://www.connectionart.com/biography/Jonathan-Kis-Lev.html
  5. Galerie Griffin: http://www.griffingallery.net/items/1014666/item1014666store.html#item
  6. « אמנות שעושה טוב על הלב... », sur שירן בוכוולד (consulté le 30 août 2020).
  7. La mission du programme United World Colleges United World Colleges#Mission statement

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rimon, Lee. "Jonathan Kis-Lev, Naharia My Love". In Israel, Dr. Zvika. Can, Israeli Art Magazine (in Hebrew) 17 (December 2010): 68–69.
  • Chill, Dan (3 April 2012). "Meet the * Israeli Naives at GINA Gallery" GINA Gallery
  • Jonathan Kis-Lev: Artist Vision, Shiran Shafir Buchwald, Shorashim Art Gallery, Tel Aviv, Israel, 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]