James Maybrick

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James Maybrick
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Portrait de James Maybrick

Naissance
Décès
Pays de résidence Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Profession
Négociant en coton
Conjoint
Florence Maybrick
(1862-1941)

James Maybrick était un négociant en coton anglais, né le et mort le , probablement victime d'un empoisonnement commis par sa femme. En 1991, un canular l'identifie au tueur en série Jack l'Éventreur.

La vie[modifier | modifier le code]

James Maybrick naquit en 1838 dans une famille aisée. Il devint négociant en coton en reprenant la charge familiale, il semble même que ses affaires fussent florissantes. Toutefois, Maybrick n'était pas du genre à participer à la vie mondaine du Londres de la période victorienne.

En dépit de ses talents de négociant et de la prospérité de son commerce, Maybrick semblait traumatisé par certains éléments de sa vie. D'une part, il était consommateur d'opium et se droguait d'un mélange détonant d'arsenic et de strychnine supposé guérir sa malaria, contractée lors d'un voyage en Afrique lié à son activité professionnelle ; d'autre part, il endurait l'adultère de sa jeune femme Florence, de 24 ans sa cadette, tandis qu'il avait de son côté une maîtresse, avec qui il avait des enfants.

James Maybrick mourut en 1889, vraisemblablement empoisonné par sa femme (quoique certains membres de son entourage aient imputé son décès subit à sa dépendance chronique à l'opium et à une réaction produite par le « remède » qu'il absorbait depuis des années). Jugée, Florence Maybrick fut condamnée à mort par pendaison, mais graciée par la reine Victoria et vit sa peine commuée en 15 ans de réclusion ; elle quitta la prison en 1904.

Le journal intime de James Maybrick[modifier | modifier le code]

En 1991, dans un quartier ouvrier de Liverpool, un dénommé Michael Barrett reçut des mains d'un de ses amis (décédé peu après d'une crise cardiaque) un étrange cadeau. Il s'agissait d'un vieux manuscrit d'une soixantaine de pages. La lecture de ce manuscrit révéla le nom du diariste, un certain James Maybrick.

Ce journal intime (dont certaines pages avaient été arrachées et ne furent jamais retrouvées) montre un James Maybrick racontant avec un grand luxe de détails la commission des cinq meurtres imputés à Jack l'Éventreur.

Le journal fut confié par la suite à un laboratoire d'analyses et passé au microscope à balayage électronique. Cette analyse accréditerait le fait que le manuscrit était bien de l'époque victorienne.

L'authenticité du document reste douteuse pour la plupart des scientifiques qui s'accordent à dire que le journal est un canular fabriqué a posteriori[1].

En 1995 Michael Barret devait d'ailleurs confesser avoir fabriqué ce journal avant de se rétracter ce qui rajoute encore à la confusion concernant cette affaire[2].

Certains critiques, comme Stéphane Bourgoin, auteur du Livre rouge de Jack l'Éventreur, rejettent la véracité du journal et nient la thèse de l'identité Maybrick/Jack l'Éventreur. Parmi les arguments avancés figure l'âge de Maybrick. Ce dernier avait 50 ans lors du premier meurtre ; or, il est rarissime que ce type de criminel soit aussi âgé. De plus, Maybrick se déplaçait assez difficilement et avait la vue basse, alors que le meurtrier devait avoir la main sûre pour procéder à des mutilations aussi précises et aussi rapidement exécutées.

Références[modifier | modifier le code]