Jacques Debs

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Jacques Debs
Nationalité France Française
Profession Réalisateur
Scénariste
Photographe
Producteur
Ecrivain

Jacques Debs est un réalisateur, scénariste, photographe, producteur français au style particulier qu’il met au service de ses thèmes de prédilection: la spiritualité, la musique et la politique. Des thèmes reliant le soufisme, le zen, la mystique chrétienne aux problèmes de notre monde contemporain.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Maronite du Liban, passionné de cinéma, Jacques Debs choisit en 1975 de faire ses études à l'institut de cinéma fondé par Sergueï Eisenstein au VGIK à Moscou, URSS. Détenteur d’une maîtrise en réalisation de cinéma en 1981, Jacques Debs rentre au Liban où il réalise des films publicitaires et quatre documentaires pour la télévision chrétienne LBC. En 1987, il s’installe en France. Il écrit et réalise en 1989 Le Réveil de l’Islam (52’) en Asie Centrale et La Guerre des Trophées diffusé sur FR 3.

En 1994, il écrit et réalise Adieu Bakou, diffusé sur FR3, sur la disparition de la communauté arménienne de la ville à la suite des pogroms.

En 1996, il écrit et réalise La Vie tout Court (52’), une immersion dans la vie d’un foyer de l’Arche fondée par Jean Vanier.

En 1997, il écrit et réalise Les Mystères d’Asie Centrale (52’), une fresque poétique documentaire sur le soufisme en Ouzbékistan, diffusée sur La Cinquième. Pour ce tournage, Jacques Debs commande à l’usine d’optique Kiev, un objectif très particulier qui permet des vues en très grand angle à l‘exceptionnelle luminosité et ne provoquant aucune distorsion de l’image[réf. souhaitée].

En 1999, Jacques Debs écrit et réalise L’Orient à Petits Feux (52’), diffusé sur ARTE, un voyage gastronomico-politique à travers quatre pays en guerre, le Liban, la Syrie, Israël et la Palestine. Il raconte les crises infinies de sa région natale à travers des portraits de personnes travaillant dans la restauration. Le film est sélectionné au Festival du Cinéma Asiatique à Vesoul[1]

En 2002, il réalise Bartholoméos Ier, Patriarche (70’), co-écrit avec Mesut Tufan et diffusé sur ARTE. La musique est composée par Burhan Öçal. Ce film brosse le portrait religieux, politique et intime d’une personnalité hors norme. Le Primat des Patriarches Orthodoxes est à la croisée de tous les conflits, islam, christianisme, Europe, Asie etc.

De 2004 à 2006, Jacques Debs réalise Musulmans d’Europe, Chrétiens d’Orient Miroirs Brisés (133’), co écrit avec Mesut Tufan. Un pèlerinage de Sarajevo à Jérusalem, d’un massacre à un génocide… Où l’on découvre le destin tragique de ces pays occupés par l’Empire ottoman durant des siècles. La musique est composée par Rita Ghosn et chantée en araméen par le contre ténor islandais, Sverrir Gudjonsson.

En 2007, Jacques Debs écrit et réalise un long-métrage, un conte mystico-équestre, Bouzkachi, le Chant des steppes (90’) avec le peintre lituanien Stasys et des champions de bouzkachi.. Le film sort en salles en France, est diffusée sur Arte et une exposition des œuvres créées par Stasys pour le film est organisée à Paris à la Galerie Blue Square. La jeune Mohabat aime ses deux soupirants, les champions Ali et Oulougbek. Pour la conquérir ils vont s’affronter au cours d’un tournoi tandis que le peintre Stasys dessine une fresque en hommage aux héros. La musique est composée par Burhan Öçal, Volkan Gümuslu, Sverrir Gudjonsson et chantée en farsi par Sverrir Gudjonsson.

De 2008 à 2010, Jacques Debs écrit et réalise Walking on Sound Zen & Viking Opera (90’). Jacques Debs conçoit avec le percussionniste japonais Stomu Yamashta qui joue sur des pierres volcaniques sanukites vieilles de plusieurs millions d’année et Sverrir Gudjonsson, un oratorio sur base de textes sacrés japonais, islandais et araméens. Le film raconte la création de cet opéra conçu par Stomu, Sverrir et Jacques avec leurs artistes invités : Noma Omran, la mezzo soprano syrienne qui interprètera des chants sacrés araméens, les moines zen du temple Daitoku-ji à Kyoto qui formeront le chœur, Dominique Bertrand à la flûte irlandaise et aux chants harmoniques. Les tournages ont lieu au Japon, en Islande et en France. L’œuvre, The Void, sera créé par Stomu, Sverrir et leurs musiciens pour le film en l’église de Saint Eustache à Paris devant un public étonné. Le film est diffusé par Arte.

En 2012-2013 Jacques Debs réalise Mes Ethiopiques une série de 4x26’ diffusée sur France 2, sur quatre églises orientales évangélisées par des Apôtres, l’arménienne, l’éthiopienne, la maronite au Liban et la syro-malabar et malankare en Inde. Le film raconte comment ces églises confrontées à différents islams, mettent en pratique les trois valeurs de Saint Paul : la foi, l’espérance et la charité. La musique est composée par Zad Moultaka et chantée, dans les langues liturgiques des églises filmées, par Sverrir Gudjonsson.

En 2014-2015, Jacques Debs réalise une série de 5x52’ La Corée du Sud, le pays aux multiples miracles diffusée sur Arte. Comment ce pays, un des plus pauvres du monde à la fin de la guerre est devenu une des dix puissances du monde. L’auteur compare en permanence la situation de la Corée du Sud avec celle de son pays d’origine le Liban qui a également connu la division entre chrétiens et musulmans. Il raconte la Corée du Sud avec ses écrivains, photographes, artistes, religieux, industriels et agriculteurs… La musique est composée par la jazzwoman, Youn Sun Nah, le groupe de rock chamanique Noreum Machi et son leader Juhong kim et Sverrir Gudjonsson.

En 2016, il écrit L’Amour tout Court (26’) diffusé sur France 2 ; le film raconte l’amour d’Aurélie et Cyril, deux personnes déficientes mentales, et de leur combat pour le bonheur. Le couple est aidé dans sa vie quotidienne par l’Arche, fondée par Jean Vanier. La musique est composée par Denis Lefdup.

De 2016 à 2018 il co-écrit et co-réalise avec Marie Arnaud une série de 5x52’ diffusée sur Arte, Les Monastères d’Europe, les Témoins de l’Invisible. Ces cinq films racontent l’aventure spirituelle, artistique, humaine des moniales et des moines dans toutes l’Europe; de l’Irlande à la Russie, de la Grèce à la Pologne[style à revoir]. La musique est composée par Joël Grare, Alban Sautour, Sverrir Gudjonsson et Huggi Gudmundsson. Un livre éponyme de photos prises par Marie Arnaud et Jacques Debs durant les tournages est édité par la maison d’édition Zodiaque et Arte Editions[2].

Parallèlement, Jacques Debs a écrit plusieurs ouvrages. Un sourire dans le brouillard, éditions Méridiens-Klincksciek, en 1990. Musulmans d’Europe, chrétiens d’Orient, Édition de l’Eclat & Arte Editions en 2006. Mille Merveilles de la sagesse musulmane, Éditions de l’Œuvre en 2010. À la rencontre des églises premières, Les Éditions Albin Michel Spiritualités en 2013.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • 2008 : Bouzkachi, le chant des steppes

Télévision[modifier | modifier le code]

  • 1994 Adieu Bakou
  • 1996 La vie tout court
  • 1997 Les mystères d'Asie centrale
  • 1999 L'orient à petit feu
  • 2003 Bartholomeos 1er, patriarche
  • 2006 Musulmans d'Europe, Chrétiens d'orient, miroirs brisés
  • 2010 Walking on sound, aurores boréales
  • 2014 Mes éthiopiques, à la recherche de chrétiens d'orient
  • 2015 La Corée du sud, le pays aux multiples miracles
  • 2016 L'amour tout court
  • 2018 Les monastères d'Europe, les Témoins de l'invisible

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'orient à petit feu », sur Festival du cinéma asiatique de Vesoul (consulté le )
  2. « A propos de Monastère d'Europe: témoins de l'Invisible », sur Franceculture.fr, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :