Jacques Chahan de Cirbied

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Jacques Chahan de Cirbied
Fonction
Chaire d'arménien de l'École des langues orientales
-
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Յակոբ Շահան ՋրպետեանVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
A travaillé pour

Jacques Chahan de Cirbied (1772-1834), de son vrai nom Yakob Sahan Jrpetean (en arménien Յակոբ Շահան Ջրպետեան) est un écrivain et linguiste arménien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Chahan de Cirbied est né le à Édesse, au sud-est de l'Anatolie.

Il semble que c'est en Italie que Bonaparte ait rencontré Jacques Chahan de Cirbied. Il avait séjourné à Rome (où il reçut les ordres), à Florence et à Gênes, depuis 1789, avant de s'établir à Paris en 1792. Ses cours d'arménien furent officiellement annoncés dès le et commencèrent effectivement en 1799. Malheureusement Cirbied savait mal le français et dut provisoirement s'interrompre en 1801 pour ne reprendre son activité qu'en 1811. Sa titularisation comme professeur à l'École Spéciale des langues orientales établie à la Bibliothèque impériale par un décret impérial du , daté de Moscou, eut un grand retentissement dans l'ensemble de la diaspora arménienne (Jean-Pierre Mahé, Arménie, Dictionnaire Napoléon de Jean Tulard, Paris 1987, p. 122).

Il meurt en 1834.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Il publie :

  • en 1806, avec François Martin, Recherches curieuses sur l'histoire ancienne de l'Asie, puisées dans les manuscrits orientaux de la Bibliothèque impériale, et d'autres
  • en 1811, La grammaire arménienne
  • en 1812, Notice de deux manuscrits arméniens contenant l'histoire de Mathieu Eretz (d'Édesse)
  • en 1813, Tableau général de l'Arménie, divisé en deux parties
  • en 1816, Avis aux Arméniens qui habitent les provinces méridionales de l'Empire russe sur la culture du coton herbacé
  • en 1816, avec Mir-Davoud-Zadour Melik Schahnazar, Détails sur la situation actuelle du Royaume de Perse
  • en 1818, Histoire arménienne
  • en 1823, La grammaire arménienne
  • en 1830, Grammaire de Denis de Thrace, tirée de deux manuscrits arméniens de la bibliothèque du Roi

Liens externes[modifier | modifier le code]