Ishin shishi

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Ishin shishi
維新志士
Idéologie Sonnō jōi
Objectifs Renversement du bakufu, expulsion des étrangers
Fondation
Pays d'origine Drapeau du Japon Japon
Actions
Mode opératoire Terrorisme, assassinats, milices paramilitaires
Victimes (morts, blessés) Forces shogunales, occidentaux, pro-occidentaux
Période d'activité Bakumatsu
Organisation
Branche politique Impérialistes
Rébellion de Mito, guerre du Boshin

Les shin shishi (維新志士), shishi signifiant « hommes de grand dessein[1] », étaient des activistes politiques, durant le bakumatsu, loyaux à l'empereur et opposés au bakufu et qui participèrent à l'avènement de l'ère Meiji.

Les shishi regroupaient un grand nombre de personnalités, clans ou d'organisations disparates dont le point de ralliement était leur devise « Sonnō jōi », « révérer l'Empereur, expulser les barbares ». Ils comprenaient principalement des membres des domaines de Chōshū, Satsuma, Tosa, Hizen et Mito, des clans déjà historiquement hostiles aux Tokugawa. Certains étaient même issus du domaine des Tokugawa de Mito, dont l'école de pensée Mitogaku eut une influence considérable sur la pensée Sonnō jōi. De même, l'enseignement de Yoshida Shōin du clan Chōshū, une philosophie de loyauté à l'empereur, eut un impact significatif sur certains importants samouraïs lors du conflit.

Après les interventions navales britannique, américaine et française lors des rébellions de Chōshū de 1863, il fut évident que le Japon féodal était dans l'incapacité de gagner une guerre éventuelle contre les puissances occidentales. De nombreux partisans du Sonno jōi se concentrèrent alors sur la lutte pour renverser le bakufu.

Leur actions parfois violentes n'eurent pas toujours de considérations pour les civils, ni même pour l'empereur comme le montre leur tentative d'enlèvement à Kyoto déjoué par le Shinsen gumi lors de l'affaire Ikedaya.

Ils furent responsables de la mort de Ii Naosuke, tairô sous le bakufu, qui négociait favorablement avec les Occidentaux. Le Tengu-tō fut responsable de nombreuses actions terroristes et d'une révolte avant d'être écrasé par les forces officielles. Les membres les plus extrémistes recouraient à des assassinats perpétrés par les renommés et craints quatre hitokiri (« meurtrier ») : Kawakami Gensai, Izo Okada, Kirino Toshiaki et Tanaka Shinbei. Shōzan Sakuma, un érudit pro-Occident, fut notamment assassiné par Kawakami.

D'autres membres devinrent de hauts responsables d'État sous l'ère Meiji après la défaite et l'abdication du shogunat.

Personnages importants[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hillsborough, p. 30.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Romulus Hillsborough, Shinsengumi: The Shogun's Last Samurai Corps, Tuttle, 2005, 256 p. (ISBN 978-4805311196).