Inclusivisme

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L'inclusivisme est un concept théologique de certaines églises chrétiennes[1], particulièrement l'Église catholique romaine, qui affirme, à la suite du théologien Karl Rahner, que tout homme est un chrétien anonyme que l'on peut considérer comme ayant une foi chrétienne implicite. Dans cette conception, le christianisme demeure cependant la seule vraie religion.

Cette affirmation permet de conserver la conception traditionnelle de l'unicité du christianisme et, si cette conception oblitère l'ancienne affirmation exclusiviste que « seuls les chrétiens peuvent être sauvés »,[réf. nécessaire] elle est néanmoins critiquée à divers titres. Elle est pour certains un obstacle au dialogue interreligieux en cela qu'il constitue davantage un moyen pédagogique pour convaincre les croyants d'autres religions et les convertir plutôt que de les écouter, recevoir d’eux ou échanger avec eux, posant que le christianisme est l'unique vérité au centre et au cœur de toutes les traditions spirituelles qu'il inclurait toutes[2].

Église catholique romaine[modifier | modifier le code]

Cette conception a été progressivement adoptée par l'Église catholique romaine à la suite du concile Vatican II, en s'inspirant des réflexions de Karl Rahner sur les chrétiens anonymes. La croyance en une forme d'inclusivisme est contenue dans la constitution Unitatis Redintegratio et la déclaration subsistit in, où l'Église catholique est décrite comme le centre de gravité ecclésial, les Églises particulières et communautés réformées devant graviter autour.

La déclaration conciliare Nostra Ætate affirme que même si l'on ne peut nier la valeur des autres religions, celles-ci tiennent leurs éléments de vérité dans la révélation de Jésus-Christ, une démarche que l'on appelle christocentrisme. Une approche similaire fut adoptée par le Cardinal Joseph Ratzinger dans la déclaration Dominus Iesus.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. à l'exception de leurs courants fondamentalistes
  2. John Hick, Le christianisme est-il la seule vraie religion ?, trad. Gilles Castelnau, article en ligne