I.G.H.

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I.G.H
Auteur James G. Ballard
Pays Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Genre Roman
Science-fiction
Version originale
Langue Anglais britannique
Titre High-rise
Lieu de parution Royaume-Uni
Date de parution 1975
Version française
Traducteur Robert Louit
Éditeur Calmann-Lévy
Collection Dimensions SF
Lieu de parution Paris
Date de parution 1976
Type de média Livre papier
Nombre de pages 240
ISBN 2-7021-0096-1

I.G.H. (titre original : High-rise) est un roman publié en 1975 de l'écrivain britannique J. G. Ballard. L'intrigue se déroule dans de luxueux et ultramodernes gratte-ciels, dénommés les I.G.H. (Immeuble de Grande Hauteur).

I.G.H. fait partie, avec les romans Crash ! et L'Île de béton du même auteur, d'un triptyque surnommé La trilogie de béton.

Une adaptation cinématographique du roman était en projet pour 2011, sous la direction du réalisateur Vincenzo Natali, mais elle a finalement été réalisée par Ben Wheatley et est sortie en 2015 (avril 2016 pour la France).

Intrigue[modifier | modifier le code]

Les I.G.H., pour Immeubles de Grande Hauteur selon le terme officiel de l'urbanisme contemporain, sont un concept nouveau de tour habitable de 40 étages dans laquelle se répartissent 1 000 appartements, et semblent offrir à leurs occupants, une population plutôt aisée, insérée et établie, tous les avantages et les commodités de la vie moderne : le 10e étage est consacré aux commerces et à la vie sociale, et on y trouve une banque, un supermarché, un vendeur de spiritueux, mais également une école et une piscine. Dans le même temps, la conception de ces habitations gigantesques semble isoler leurs occupants du monde extérieur, les cloîtrant dans un sous-environnement clos, coupés du monde extérieur.

La hiérarchie des classes sociales correspond à la hiérarchie des étages de l'immeuble, de sorte que les habitants du gratte-ciel se répartissent géographiquement en trois classes, à l'image de nos sociétés occidentales : la classe la moins aisée logeant dans les bas étages, la classe moyenne aux étages à mi-hauteur, et la classe aristocratique dans les appartements luxueux des étages supérieurs.

La vie dans les I.G.H. commence à rapidement dégénérer, dans la mesure où une banale panne de courant au 10e étage va ensuite engendrer affrontements et orgies de violence. Apparaissent bientôt des escarmouches dans le bâtiment, certains réclamant la propriété de certains ascenseurs, d'autres leurs droits à la piscine, apparaissent même raids et vandalismes dans les appartements adverses. Il ne faut que peu de temps pour que les règles régissant les sociétés civilisées soient bafouées, laissant place à la loi de leurs instincts primaires. Les occupants se coupent définitivement du monde extérieur, et se contentent d'une vie à l'intérieur de l'I.G.H., abandonnant travail et famille pour occuper les appartements de façon permanente, perdant de ce fait toute notion du temps. Alors que les contraintes liées à la subsistance, telle que la faim, se font sentir, nombre d'occupants de l'immeuble profitent de cette nouvelle vie coupée du monde, coupée des contraintes sociales de la société modernes et laissent libre cours à leurs jeux et leurs désirs quels qu'ils soient. Alors que les corps s'amoncellent et les infrastructures du bâtiment se détériorent, personne ne conçoit d'alerter les autorités.

Les habitants perdent toute morale et éthique, et se transforment petit à petit en barbares humains. Guerres tribales et cannibalisme, compétition et guerres de classes modernes. Ils s'adonnent à des mutilations, amours incestueuses, usent de drogues diverses, commettent meurtres, émeutes et semblent posséder un goût prononcé pour toutes sortes de déviances sexuelles.

Distinction[modifier | modifier le code]

Le roman est cité dans La Bibliothèque idéale de la SF (1988).

Éditions[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]