Humble de Bisignano

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Humilis de Bisignano)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Humble de Bisignano
Image illustrative de l’article Humble de Bisignano
Saint
Naissance
Bisignano
Décès (à 55 ans) 
Bisignano
Nationalité Flag of the Kingdom of the Two Sicilies (1816).svg Royaume de Naples
Ordre religieux franciscain réformé
Vénéré à Bisignano
Béatification 29 janvier 1882 Rome
par Léon XIII
Canonisation 19 mai 2002 Rome
par Jean-Paul II
Vénéré par l'Église catholique romaine
Fête 27 novembre

Humble de Bisignano (Bisignano, - Bisignano, ) est un franciscain réformé italien reconnu saint par l'Église catholique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Giovanni Pirozzo et de Ginevra Giardino, Humble naît le à Bisignano en Calabre. Il reçoit le prénom de Luca Antonio au baptême.

Déjà enfant, il manifeste une très profonde piété, assistant tous les jours à la messe, méditant la passion, même quand il travaille aux champs, communiant aussi souvent que possible.

Dès l'âge de dix-huit ans, il ressent fortement sa vocation religieuse, mais doit patienter encore neuf ans avant de pouvoir y accéder, multipliant pendant ce long délai les privations et vivant une vie austère remplie de charité et du souci des autres.

Humble a vingt-sept ans quand il intègre le noviciat des franciscains réformés à Mesoraca, où il a comme professeurs Antonio de Rossano et Cosimo de Bisignano. Il prononce ses vœux religieux le et se met sous la protection de la Vierge Marie.

À partir de là, il accomplit toutes ses tâches avec ardeur, simplicité et humilité, mendiant, s'occupant du jardin, effectuant tous les travaux manuels qui lui sont demandés par ses supérieurs.

Déjà au temps de son noviciat, ses frères ont remarqué sa maturité spirituelle, et sa ferveur dans l'observance de la règle. Il prie sans cesse, quelles que soient ses occupations matérielles, il est humble, docile, tout le temps gai. Il pratique pénitence et mortifications, et sa charité envers les pauvres est immense.

Depuis sa jeunesse, il bénéficie d'extases chaque fois qu'il prie intensément. Mais ces manifestations entraînent la suspicion de l'autorité ecclésiastique, méfiante devant l'origine de ces grâces.

Par ailleurs, bien que n'ayant pas fait d'études, il peut répondre à n'importe quelle question concernant l'Écriture Sainte, stupéfiant les théologiens. Pour ces deux raisons, il est longuement interrogé par l'archevêque de Reggio de Calabre, et par les inquisiteurs. Mais nul ne peut le confondre, et tous sont surpris de l'authenticité de ses dons ; à tel point que le frère général de l'Ordre, Benigno Genova, l'emmène avec lui lors d'une visite aux autres frères de Calabre et que deux papes, Grégoire XV et Urbain VIII en font leur conseiller.

C'est ainsi qu'Humble reste plusieurs années à Rome. Il vit aussi à Naples, au couvent de la Sainte Croix, où il contribue à répandre le culte du bienheureux John Duns Scot[1], particulièrement vénéré dans le diocèse de Nola.

Après une vie toute remplie d'humilité, de joie divine, du souci des pauvres, et de prière, frère Humble s'éteint le à Bisignano.

Culte[modifier | modifier le code]

Il est béatifié le par le Pape Léon XIII et canonisé le par le pape Jean-Paul II. Sa fête est fixée au 27 novembre.

Citation[modifier | modifier le code]

Du Pape Jean-Paul II :

« ... le digne fils de Calabre, Umile de Bisignano, devint le porteur de la Paix du Christ, premier principe de la paix sociale. Il partagea avec saint Ignace le même attachement à la sainteté, à l'école de Saint François d'Assise, et, à son tour, a été un témoin majeur de la charité envers son prochain.  »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Vita del beato Umile da Bisignano, laico professo nell'Ordine de' minori, narrata in Compendio, Anton Maria da Vicenza - 1899
  • (it) Il quarto centenario del Beato Umile da Bisignano: 1582-1982, Giuseppe Berlingieri - 1985

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. béatifié par Jean Paul II en 1993