Hoël

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Hoel est un prénom breton historique, fêté le . La forme féminine est Hoela ou Hoelenn.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Prénom breton de plusieurs ducs et comtes, équivalent du gallois Hywel. Certains y voient un nom proche de l'adjectif uhel, haut, éminent, occupant une position élevée. Howel provient du préfixe breton ho/he avec le sens de "facile a" et wel de gwelout à cause de la mutation qui suit le préfixe. Hoel, dont le prénom Howel est une déformation, est aussi la version bretonne du mot gallois hoedl - lui-même tiré du vieux breton hoidl (hoazl en moyen-breton) et veut tout simplement dire "vie".

Mode[modifier | modifier le code]

Hoel n'a pas bénéficié, en France, de la mode des prénoms bretons. Il est même très peu connu en Armorique où, cependant, il fut porté, à la fin du XIe siècle par un duc de Bretagne de la maison de Cornouaille: Hoël II de Bretagne et un prétendant Hoel III de Bretagne

Personnages légendaires[modifier | modifier le code]

Dans l'Historia Regum Britanniae de Geoffroy de Monmouth, Hoël (c'est-à-dire Hoelus Magnus) est le fils de la sœur du roi Arthur et de Budic roi des Bretons armoricains[1] Il apparaît sous le nom d'Howel dans le conte gallois Culhwch ac Olwen. Comme il est réputé être le fils d'une sœur du Arthur il est donc neveu de ce roi. Hoel devient roi de Petite Bretagne à la suite de son père, et sera d'un grand secours à Arthur durant les nombreuses guerres menées tant dans les pays nordiques qu'en Gaule.

Hoel est également le nom d'un roi légendaire, père d'Iseut aux blanches mains, dans le cycle de Tristan.

Saint Hoel est, lui aussi, l'objet d'étonnantes légendes. Roi du Goëlo, il aurait fait jeter à la mer, dans un tonneau, sa femme Azenor accusée d'adultère ; elle y aurait donné naissance à leur fils, le futur saint Budoc. Fou de douleur et de remords, Hoel serait parti à la recherche d'Azenor, l'aurait retrouvée en Irlande et y serait mort près d'elle[réf. nécessaire].

Fête : le

Chronique de Saint-Brieuc[modifier | modifier le code]

Dans la Chronique de Saint-Brieuc, recueil de textes légendaires plus qu'historiques, un Hoel est déclaré sixième roi (de Bretagne armoricaine, après Conan), fils de Budic, neveu d'Arthur, le roi de Grande-Bretagne (nepos Arturi Regis Maioris Britanniae).

Noms historiques[modifier | modifier le code]

Le nom est bien sûr antérieur à ces personnages historiques comme semblent le confirmer les légendes plus anciennes ou il apparaît.

  • Hoël du Mans, évêque partisan de Guillaume le Conquérant puis de Robert Courteheuse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire des rois de Bretagne, traduit et commenté par Laurence Mathey-Maille, Édition Les belles lettres, coll. « La roue à livres », Paris, 2004, (ISBN 2-251-33917-5), chapitre 144, p. 206.