Hoël Ier

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Hoël le Grand († 484, 505 ou 545) (Hoelus Magnus en latin) est un roi légendaire d'Armorique (actuelle Bretagne), dont l’« histoire » est rapportée par Geoffroy de Monmouth dans son Historia regum Britanniae (vers 1135).

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

L'Historia regum Britanniae Geoffroi de Monmouth, qui le nomme « Hoelus Magnus », le présente comme le fils de la sœur du roi Arthur et de Budic « roi des Bretons armoricains ». A l'appel de son oncle assailli par les saxons, les Scots et les Pictes, il rassemble 15.000 hommes et débarque à Southampton où Arthur le reçoit avec tous les honneurs[1]

Plus loin dans son ouvrage Geoffroi de Monmouth indique qu'il est le père d'Hoël II qui aurait épousé la fille de Run fils de Malgo dont il aurait eu un fils Alan père d'Hoël III lui-même père de Salomon qui accueille Cadwallo lorsqu'il vient lui demander de l'aide contre Peanda de Mercie[2]

Selon d'autres traditions il serait le fils de Deroch et de Lanwenn; frère de Riwal, duc de Domnonée vers 511, de saint Urfold, et de sainte Riwanon, mère de saint Hervé.[réf. nécessaire]

Légende[modifier | modifier le code]

Hoël Ier aurait vaincu le général danois Corsole (Korsold) qui s'était retranché dans l'île Callot à Carantec et s'était retranché après avoir pillé le pays. Un doute existe toutefois, une autre tradition affirmant que le chef vainqueur était Riwall Meur Marzhou et non Hoël Ier.

« Hoël, roi de Domnonée fut obligé de passer la mer à la tête de sa tribu ; il se réfugia en Cambrie en 509 ; quatre ans après, il retouna dans ses foyers suivi de ses 15 000 guerriers et prit une revanche éclatante sur les Frisons [Danois], qui avaient ravagé la Bretagne pendant onze ans, et qui, gorgés de butin, s'étaient retirés au nombre de 50 000 hommes à Carantec, à trois lieues de Morlaix ; Hoël y débarqua et tailla complètement en pièces l'armée envahissante. Après avoir fait élever sur le théâtre de sa victoire une chapelle que la tradition place dans l'île de Callot, le jeune vainqueur réunit toute la Bretagne sous sa domination et régna trente ans avec le plus grand éclat[3]. »

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Il épouse la future sainte Pompée (Alma Pompeïa ou Coupaia), de qui il eut son successeur Hoël II, ainsi que les saints Tugdual, Lunaire (ou Lenor, ou Léonor) et sainte Sève (ou Sewa).

Article lié[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire des rois de Bretagne, traduit et commenté par Laurence Mathey-Maille, Édition Les belles lettres, coll. « La roue à livres », Paris, 2004, (ISBN 2-251-33917-5), chapitres 143-144.
  2. Geoffroi de Monmouth Op.citchapitre 195, p. 273-274.
  3. Guillaume Marie Lejean, "Histoire communale du Finistère. (Première partie.) Histoire politique et municipale de la ville et de la communauté de Morlaix, depuis les temps reculés jusqu'à la Révolution française", 1846, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5789163j/f17.image.r=Carantec.langFR