Hayashi Ōen

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Monument Museum Hara Michi (parc du château de Chiba)

Hayashi Ōen (林桜園?), 1797– 5 novembre 1870, est un médecin, stratège militaire, érudit, prêtre shinto et nationaliste japonais.

Samouraï par sa naissance, Ōen naît dans la famille de Hayashi Mataemon Michihide, vassal installé à Kumamoto. Étudiant auprès de Nagase Masaki[1], il est remarqué pour ses études savantes des classiques japonais de Higo[2]. Caractère profondément religieux, Ōen accorde beaucoup d'importance à l'emploi du rituel ukehi dans la divination[3].

Ōen propage ses idées très xénophobes par le biais du Gendōkan, école han qu'il fonde en 1837 au château de Chiba. Il préconise la résistance à l'influence et au commerce de l'Occident et recommande l'expulsion des étrangers du Japon. En 1868, il est nommé professeur au Jishūkan et sert également de conseiller à Iwakura Tomomi. Il meurt à l'âge de 74 ans au domicile de son étudiant Ōtaguro Tomoo[3].

Après sa mort, ses élèves, dirigés par Tomoo, adoptent ses enseignements pour former la base du mouvement Shinpūren[4],[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Donald Calman, The Nature and Origins of Japanese Imperialism: A Reinterpretation of the Great Crisis of 1873, Psychology Press,‎ 16 septembre 1992, 77 p. (ISBN 978-0-415-06710-2, lire en ligne)
  2. 福岡ユネスコ協会, Fukuoka Unesco, 福岡ユネスコ協会,‎ 1968 (lire en ligne), p. 20
  3. a et b Mitsuo, Hori, « Encyclopedia of Shinto », Kokugakuin University (consulté le 20 juin 2012)
  4. Marius B. Jansen, The Cambridge History of Japan: The nineteenth century, Cambridge University Press,‎ 28 juillet 1989, 391 p. (ISBN 978-0-521-22356-0, lire en ligne)
  5. Eiko Maruko Siniawer, Ruffians, Yakuza, Nationalists: The Violent Politics of Modern Japan, 1860-1960, Cornell University Press,‎ 2008, 18 p. (ISBN 978-0-8014-4720-4, lire en ligne)

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