Hassan Bousetta

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
La forme de cet article ou de cette section n’est pas encyclopédique et ressemble trop à un curriculum vitæ. (décembre 2014).

Modifiez l'article pour aider à le transformer en article neutre et encyclopédique ou discutez-en.

Le ton de cet article ou de cette section est trop élogieux, voire hagiographique. (décembre 2014)

Modifiez l'article pour adopter un ton neutre ou discutez-en.

Hassan Bousetta
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonction
Sénateur
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Université libre de Bruxelles (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Parti politique
Site web

Hassan Bousetta, né le 13 juillet 1970 à Hasselt, est un universitaire et homme politique belge, membre du PS.

Études[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (février 2017).
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [Comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Hassan Bousetta est titulaire d'un doctorat en sciences politiques et sociales de la (KUB). Il y a défendu, en février 2001, une thèse intitulée Immigration, Post-Immigration Politics and the Political Mobilisation of Ethnic Minorities: A comparative Case-Study of Moroccans in Four European Cities sous la direction du professeur Marc Swyngedouw et du professeur Han Entzinger. Il est également titulaire d'une licence spéciale en gestion des problématiques des pays en voie de développement (ULg), d'une licence en sciences politiques et administration publique (ULg) et d'un diplôme de candidature en sciences politiques et relations internationales (ULB). Son mémoire de licence en sciences politiques s'intitulait Le Commissariat royal à la Politique des immigrés et le monde politique belge et celui de sa licence spéciale Politiques publiques européennes d'aide au développement et migrations Sud/Nord.

Parcours académique et professionnel[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (février 2017).
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [Comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Hassan Bousetta a commencé son parcours professionnel et académique comme lauréat d'une bourse de recherche Human Capital and Mobility de la Commission européenne. Dans ce cadre, il rejoint, dès octobre 1994, l'Université d'Utrecht aux Pays-Bas et le centre européen de recherches sur les migrations et les relations ethniques (ERCOMER) dirigé par le professeur anglais Malcolm Cross. Il y entamera sa thèse de doctorat avant de rejoindre le professeur Marc Swyngedouw à la Katholieke Universiteit Brussel en février 1997 dans le cadre d'un projet de recherche soutenu par le gouvernement flamand. En août 2000, Hassan Bousetta obtient une bourse Colston de l'Institute for Advanced Studies de l'Université de Bristol (septembre-décembre 2000), puis, toujours à Bristol, une bourse postdoctorale Marie Curie de la Commission européenne (janvier 2001-février 2002). En février 2002, Hassan Bousetta rejoint le professeur Marc Swyngedouw à la Katholieke Universiteit Leuven pour un post-doctorat dans le cadre du programme Prospective Research for Brussels. Il passera une année dans la plus grande université du pays avant de rejoindre le FNRS et le Centre d'étude de l'ethnicité et des migrations à l'Université de Liège sous la direction scientifique du professeur Marco Martiniello. Hassan Bousetta sera tout d'abord désigné chargé de recherches du FNRS de février 2003 à septembre 2005, avant d'être nommé comme chercheur qualifié du FNRS. Dans la foulée, il devient également Maître de conférence et chargé de cours adjoint à l’Université de Liège. À la suite de son élection au Sénat, Hassan Bousetta s'est mis en congé politique du FNRS mais a continué à enseigner à titre gratuit quatre cours à l'ULg (Migration, Citoyenneté et dynamiques interculturelles (avec Marco Martiniello), Séminaire de géopolitique de la Méditerranée occidentale, Séminaire Migration et Développement et Political Anthropology). À partir de l'année académique 2012-2013, il a décidé de ne conserver la charge que des deux premiers cours précités.

Engagements associatifs et institutionnels[modifier | modifier le code]

L'engagement est omniprésent dans le parcours d'Hassan Bousetta. Dès ses humanités, il découvre l'action collective et se fait élire président de la centaine de rhétoriciens de son école. À l'ULB qu'il fréquente de 1988 à 1990, il ne développe aucune activité particulière mais y fait la rencontre de personnalités comme Emir Kir (actuel secrétaire d'état au sein du gouvernement bruxellois), Ghezala Cherifi (ancienne conseillère communale à Saint-Gilles), Hocine Ouazraf (permanent de l'Association belgo-palestinienne), etc. À son retour à Liège en 1990, il contribue, avec Yves Gomrée et Cédric Van de Berg, au lancement de l'asbl Data Press, une banque de données de presse unique en son genre dont il reste administrateur à ce jour. Il est également actif dans le milieu sportif. Il exercera pratiquement toutes les fonctions au sein du Volley-Ball Club de Trooz : joueur, bien entendu, mais également entraîneur des équipes de jeunes, entraîneur de l'équipe féminine, arbitre, membre du comité et finalement président du club durant deux saisons (1991-92; 1992-93). Sur le campus de l'ULg, il s'engage un temps dans le cercle des étudiants maghrébins et turcs issus de l'immigration où il croise des personnalités comme Mustapha El Karouni (ancien député bruxellois MR) ou Nordine Maloujahmoum (ancien président de l'Exécutif des Musulmans de Belgique). Très rapidement, il manifeste son désaccord sur l'orientation de ce collectif étudiant qu'il quittera.

Aux Pays-Bas, où il part s'installer en 1994, Hassan Bousetta s'intéresse et se rapproche immédiatement des courants de la gauche et de l'extrême gauche marocaine. Il développe une relation étroite avec l'Association des Travailleurs marocains aux Pays-Bas (KMAN) et se lie d'amitié avec son président Abdou Menebhi. C'est aussi à cette époque qu'il fait la connaissance via le Forum des migrants de cadres, de militants et d'intellectuels des immigrations maghrébines en Europe. Parmi eux Kamel Jendoubi (opposant historique au président tunisien déchu Ben Ali et actuel Président de la Haute Autorité pour les élections en Tunisie), Driss El Yazami (Président du Conseil National des Droits de l'Homme au Maroc et du Conseil de la Communauté marocaine à l'étranger), Taha Mellouk de l'Association des Marocains de France, Mohammed Boukourna de l'Association des jeunes marocains de Molenbeek et ancien député fédéral PS, Khalid Zian et Amidou Si M'Hammed de Jeunesse maghrébine, etc.

De retour à Bruxelles dès février 1997, Hassan Bousetta s'engage, participe et observe à la fois. Observation participante ou participation non observante? La frontière est parfois ténue. Il s'inscrit dans la dynamique du collectif "L'autre Maroc" où il rencontre Mohammed El Khattabi, avec lequel il a gardé depuis lors une proximité permanente et une solide amitié, ou encore Fatiha Saïdi, qu'il croisera à nouveau au Sénat après son élection en 2010. Il participe également à la dynamique du "Forum des citoyens d'origine maghrébine" et au collectif "Devoir de mémoire". Dans le même temps, il continue à être actif au niveau du groupe de travail migration du Forum Civil Euro-méditerranéen. Au sein de ces espaces, les thèses que défend Hassan Bousetta sont en rupture avec l'autoritarisme des dirigeants arabes et en particulier d'Hassan II et en faveur du rapprochement des sociétés civiles de l 'espace Euro-méditerranéen et de l'intégration politique et sociale des migrants dans les sociétés européennes.

En février 2002, Hassan Bousetta et Hocine Ouazraf signent une carte blanche dans Le Soir intitulée "Le silence des intellectuels de l'immigration nord-africaine" où ils s'interrogent sur l'impact des attaques du 11 septembre 2001 sur New York et Washington. Très vite, cette prise de position donnera lieu à une série de réactions positives puis à la rédaction d'un ouvrage collectif qui sera publié à l'occasion du premier anniversaire du 09/11: "Rompre le silence: une prise de position citoyenne d'intellectuels d'origine maghrébine", Bruxelles : Éditions Labor.

En 2002, Hassan Bousetta crée l'asbl Centre d'action pour le développement des relations euro-méditerranéennes (CADRE), avec entre autres membres fondateurs: Mohammed El Khattabi, Said ELAMRANI et Mohammed BOUKOURNA, et en 2003 il s'engage dans l'Espace Mémorial de l'Immigration Marocaine (EMIM), fondé en 1999, par Mustapha HADDIOUI (président)et Mohammed BOUKOURNA, et dont il finira par devenir le président en septembre 2003. L'EMIM porte le projet des commémorations des quarante ans de la convention bilatérale belgo-marocaine de recrutement de main d’œuvre et c'est sous cette casquette qu'Hassan Bousetta se fera davantage connaitre. Au sein d'EMIM, il rencontre et collabore très étroitement avec les artistes Sam Touzani et Ben Hamidou, l'actuel Sénateur Ahmed Laaouej dont il est proche depuis ses années liégeoises d'étude, Mohammed El Khattabi ou encore le journaliste Mehmet Koksal.

À la suite de l'adoption de la loi du 20 juillet 2004, la ministre de la Justice, Laurette Onkelinx (PS) le sollicite pour faire partie de la Commission chargée du renouvellement des organes du culte musulman au titre de "membre de la communauté musulmane". Auréolé du succès des commémorations du 40e anniversaire, il hésite. Ce dossier sent le soufre. Pas plus tard que le 16 septembre, le juge Claisse avait encore mené des perquisitions au siège de l'Exécutif des Musulmans de Belgique. Après une longue réflexion, il finit par accepter la mission. Dans la foulée, un arrêté ministériel daté du 23 septembre 2004 confirme sa désignation, non pas comme membre mais comme l'un des deux représentants de la communauté musulmane de Belgique au sein de la Commission chargée du renouvellement des organes du culte musulman[1]. Cette confusion, qu'il subit, entre la notion de "membre" et de "représentant" de la communauté musulmane sera à la base d'une certaine polémique étant donné que l'arrêté ministériel ne sera jamais rectifié pour être mis en conformité avec l'intitulé de la loi. Dans le contexte de crispation entourant l'opération de renouvellement des organes du culte musulman, certains, ignorant le principe de la hiérarchie des normes, s'appuieront sur cette imprécision pour entretenir une polémique concernant son absence de représentativité et d'engagement au sein des institutions musulmanes.

Hassan Bousetta sera également actif au sein de la Commission Wallonie-Bruxelles de la Coopération internationale au titre de délégué du Centre national de la coopération au développement, spécialisé sur la question des liens entre Migration et Développement. Il sera également actif comme membre de la Commission Islam et Musulmans de la Fondation Roi Baudouin et expert du Conseil de l'Europe pour la sous-Commission droit des enfants de migrants. Il a également été consultant pour l'Unesco, la Coalition européenne des villes contre le racisme, Eurocities, la ville de Bristol, la ville de Paris ou encore celle d'Anvers.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Hassan Bousetta a participé aux élections communales de 2006 à Liège en tant que candidat d'ouverture du Parti socialiste. Figurant en 27e position sur la liste emmenée par le bourgmestre Willy Demeyer, il obtiendra 1 763 voix de préférence et un siège de conseiller communal. En juin 2007, il est appelé à figurer sur la liste du PS pour les élections législatives. Il figure en 9e position à la Chambre et rassemble 7 863 voix de préférence, ce qui ne suffira pas pour obtenir un siège. À l'occasion des élections régionales et européennes de 2009, il n'est pas candidat mais s'engage au côté de Véronique De Keyser et Fadila Laanan, deux personnalités dont il apprécie les qualités humaines et politiques. En 2010, Elio Di Rupo lui accordera sa confiance et le sollicitera pour occuper la 4e place sur la liste du Sénat. Il y sera élu directement avec un résultat de 37 817 voix. À l'occasion des élections communales du 14 octobre 2012, Hassan Bousetta est candidat à la 16e place de la liste PS. Il est réélu comme conseiller communal avec 2276 vois de préférence (+513 voix par rapport à 2006). Au Sénat, Hassan Bousetta est membre de la Commission de la Justice, de la Commission des Réformes Institutionnelles, du Comité de Suivi des Opérations Militaires, du Comité de Suivi législatif et Vice-Président du Comité d'avis pour l'égalité des chances entre les hommes et les femmes. Jusqu'alors élu d'ouverture, Hassan Bousetta a adhéré au PS le 6 avril 2010, date symbolique marquant le 125e anniversaire de la fondation du Parti Ouvrier Belge. Il milite à la section de Sclessin. À l'occasion des élections régionales du 25 mai 2014, la fédération liégeoise du Parti Socialiste propose la dernière place de la liste régionale pour le Parlement wallon. Hassan Bousetta réalise le 5e score de la liste (5.684 voix dans l'arrondissement administratif de Liège) mais échoue à se faire élire bien que la liste obtienne 5 sièges. L'effet dévolutif de la case de tête favorisera finalement un autre candidat ayant réalisé un score personnel en voix de préférence moins important mais mieux placé sur la liste.

Initiatives politiques à Liège[modifier | modifier le code]

Au sein du Conseil communal, Hassan Bousetta est intervenu sur les thèmes suivants: logement, espaces publics numériques, égalité des chances, non-discrimination, clauses sociales, éthiques et environnementales dans les marchés publics, éducation à la paix, lutte contre l'extrême-droite etc. En 2007, il a été le premier mandataire à dénoncer l'installation d'une librairie d'extrême-droite dans le quartier de Hors-Château. Cette mobilisation, à laquelle se joindra le Front Anti-Fasciste, conduira à la fermeture définitive de la librairie. Il participe également à la mobilisation en faveur de la famille du jeune Khalid Cherai, mort par noyade dans la Meuse après avoir été poursuivi par les forces de police dans le quartier du Longdoz. Il est également à l'initiative avec Jean-François Ramquet, Jean-Pierre Hupkens et Dominique Dauby du groupe de réflexion politique Evidence de la gauche et participe à la création de l'asbl DiverCité. En 2010, c'est principalement sur la question du printemps arabe qu'il est actif à travers des conférences publiques mais également en tentant d'organiser des solidarités entre le milieu associatif liégeois et les mouvements de démocratisation au Maghreb. C'est ainsi qu'il lance avec quelques amis le collectif CLARA (Collection Liégeois d'Appui aux Révolutions Démocratiques Arabes). Il sera aussi l'une des sept personnalités liégeoises (avec Pierre Eyben, Alain De Clerck, François Schreuer, Eric Jadot, Jean-François Ramquet et Jean-Marc Namotte) à la base de l'appel au rachat du Standard par ses supporters sur le modèle des socios espagnols. En 2012, Hassan Bousetta a lancé l'initiative de célébrer pour la première fois en Belgique, le Mandela Day. La première édition s'est tenue le 18 juillet 2012 à l'archéoforum de Liège. Depuis lors, elle a été organisée chaque année.

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

  • 2006-2012: Conseiller communal à Liège.
  • 2012- : Réélection comme Conseiller communal à Liège
  • Sénateur élu directement le 13 juin 2010 - Prestation de serment le 6 juillet 2010 - Fin du mandat: mai 2014
  • Administrateur de l'asbl de Promotion de la Haute École de la Ville de Liège, 2007-2012
  • Administrateur de l'asbl Embarcadère du savoir, 2006-2012
  • Administrateur de la Société Wallonne du Logement, 2007-2010
  • Administrateur de l'asbl "Nous voulons racheter le Standard - Wij willen de Standard kopen"
  • Membre fondateur de la Société Coopérarive à Finalité Sociale "Nous voulons racheter le Standard - Wij willen de Standard kopen"

Polémique du feu rouge[modifier | modifier le code]

Les jeudi 20 et mardi 25 mars 2014, les quotidiens du groupe Sud Presse[2], en particulier l'édition liégeoise La Meuse, rapportent qu'Hassan Bousetta aurait grillé un feu rouge dans le centre de Liège deux ans plus tôt, soit en juin 2012. Étant donné qu'il conteste la matérialité des faits, comme tout citoyen peut le faire en démocratie, il se pourvoit devant le tribunal de police où il écope malgré tout d'une déchéance de son droit de conduire de huit jours et d'une amende. En appel, le Tribunal de Première instance fait valoir une erreur du Tribunal de police statuant en première instance. Le tribunal d'appel estime qu'il n'y a pas d'éléments suffisants pour justifier le flagrant délit et que, dès lors, le régime de l'immunité parlementaire, qui généralement ne s'applique pas dans ce genre de situation, doit retrouver sa force. Les juges de l'appel, constatant l'insuffisance des éléments justifiant le flagrant délit avancés par le tribunal de police, ont requalifié la situation d'autorité. L'immunité parlementaire relevant d'une mesure d'ordre publique, Hassan Bousetta a été acquitté sur cette base[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]