Hartland Snyder

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Hartland Sweet Snyder

Naissance 1913
Salt Lake City, États-Unis
Décès 22 mai 1962
Berkeley en Californie
Nationalité Américain
Champs Physique des accélérateurs de particules, trou noir
Diplôme Université de Californie à Berkeley
Directeur de thèse Robert Oppenheimer
Renommé pour Naissance des trous noirs

Hartland Sweet Snyder (1913 à Salt Lake City, États-Unis - 22 mai 1962 à Berkeley en Californie) est un physicien américain qui est surtout connu pour avoir prédit, avec Robert Oppenheimer, les trous noirs.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hartland Sweet Snyder naît à Salt Lake City, aux États-Unis, en 1913. Il obtient un baccalauréat de l'université d'Utah en 1937. Trois plus tard, sous la supervision de Robert Oppenheimer, il complète un doctorat en physique théorique à l'université de Californie à Berkeley[1].

Pendant son doctorat, en juillet 1939, il rédige avec Robert Oppenheimer « l'une des pages majeures de l'astrophysique » en publiant, en juillet 1939, On Continued Gravitational Contraction[2] (« De la contraction gravitationnelle continue »). Les deux, en appliquant les principes de la relativité générale à la structure stellaire, avancent qu'une étoile suffisamment massive s'effondre sur elle-même quand toutes les sources d'énergie thermonucléaire sont épuisées, ce qui provoque une contraction qui se prolonge indéfiniment dans le temps. Le rayon de l'étoile s'approchant asymptomatiquement de son rayon gravitationnel, la lumière de l'astre se décale progressivement vers le rouge et ne peut plus s'échapper que selon un nombre de plus en plus restreint d'angles. Si le rayon d'une étoile de forme sphérique et d'une certaine masse est plus petit que ce rayon gravitationnel, alors aucune lumière ne peut s'en échapper ; l'étoile est devenue un trou noir. En 1916, à la suite des travaux de Karl Schwarzschild, il s'agissait d'une spéculation de nature mathématique. Oppenheimer et Snyder ouvrent la voie à un nouveau champ d'investigation scientifique, puisque leur article laisse entendre qu'une telle structure existe dans l'Univers[3]. Selon l'historien des sciences Jeremy Bernstein, c'est l'« un des plus importants articles de la physique du vingtième siècle[trad 1] ». Pourtant, il attire peu l'attention de la communauté scientifique à l'époque, car il est publié le 1er septembre 1939, jour de l'invasion de la Pologne par les forces armées de l'Allemagne nazie[4].

Snyder rédige quelques articles avec Ernest Courant[5],[6] qui permettent de fonder la physique des accélérateurs (en). Plus précisément, Hartland avec Courant ainsi que Milton Stanley Livingston ont mis au point la technique de la focalisation forte (en) qui jettent les bases théoriques des accélérateurs de particules modernes[7].

Snyder s'est aussi intéressé à la quantification de l'espace-temps[8].

Snyder est mort dans un hôpital à Berkeley en Californie le 22 mai 1962[1].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Hartland Snyder » (voir la liste des auteurs).

Citations originales[modifier | modifier le code]

  1. (en) « one of the great papers in twentieth-century physics »

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Physics Today, « Hartland S. Snyder », Physics Today, vol. 15, no 7,‎ , p. 78 (DOI 10.1063/1.3058300, lire en ligne)
  2. Oppenheimer et Snyder 1939
  3. Rival 1995, p. 89-90.
  4. Bird et Sherwin 2006, p. 89.
  5. Courant, Livingston et Snyder 1952.
  6. Courant et Snyder 1957.
  7. (en) « Dr. Hartland Snyder », dans Who is Who in CERN,‎ (lire en ligne)
  8. Snyder 1947.

Bibliographie[modifier | modifier le code]