Hans Baechler

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Portrait de Hans Baechler

Hans Baechler, né le à Morat et mort le (à 87 ans) dans la même ville, est une personnalité politique suisse, membre du parti radical-démocratique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Originaire de la Lenk, dans le canton de Berne, Hans Baechler est protestant. Son père Hans est agriculteur. Propriétaire du domaine de l'Ochsengut, au Löwenberg, hameau de Morat, il est aussi membre du Conseil communal de cette commune ; il y siège durant vingt ans, dont douze comme vice-syndic. Il est également député au Grand Conseil fribourgeois pendant dix ans. Quant à sa mère Ottilie, née Schaad, elle est maîtresse de maison. Cultivée, elle fait donner à ses quatre enfants des cours de piano, instrument qu'abrite la grande ferme. En 1959, Hans épouse Erna, née Lüthy. Le couple a deux enfants.

Le jeune Hans fréquente les écoles primaire et secondaire de Morat. Sur quoi il gagne le Collège Saint-Michel de Fribourg. Sa maturité en poche, il s'inscrit à l'École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), section agriculture. Ingénieur agronome diplômé, il est « assistant scientifique » à la Station agricole de Liebefeld durant six mois. Il effectue des stages de formation aux États-Unis en 1949 et 1950, puis aux Pays-Bas, en France et en Allemagne en 1975 et 1976. En 1951, il s'inscrit à l'Université de Fribourg où, trois ans durant, il suit une formation d'économiste, tout en enseignant dans diverses Ecoles d'agriculture (Grangeneuve, Uttewil, Zollikofen). En 1960, il reprend le domaine paternel et l'exploite avec les méthodes les plus avancées.

Dès 1954, Hans Baechler, 30 ans, entre au Conseil général de Morat. En 1961, il est élu au Grand Conseil comme député radical et siège dans l'importante Commission d'économie publique. Il prend la présidence de la section lacoise de son parti. Il est candidat au Conseil national en 1971.

En 1976, Hans Baechler, après trois législatures au Parlement, brigue un siège au Gouvernement à l'occasion des élections cantonales. En ballottage au premier tour du 14 novembre, il est élu au second le 5 décembre, aux côtés de son colistier Ferdinand Masset. Il sait qu'il va devoir remplir sa tâche de magistrat en assumant un triple statut de minoritaire : alémanique, protestant, radical.

Au Conseil d'État, Hans Baechler est à la tête de la Direction de la Santé publique et des Affaires sociales; il fait passer deux objets importants : le 12 juin 1977, les électeurs acceptent l'extension des Etablissements hospitaliers de Marsens et Humilimont et le 2 mars 1980, ils approuvent la construction à Fribourg du nouvel Institut cantonal d'hygiène et de bactériologie. Durant cette première législature, il défend devant le Grand Conseil dix projets de lois ainsi que six décrets, dont un relatif à la construction de l'hôpital de district du Lac (Meyriez). Les actes législatifs concernent principalement les écoles du personnel soignant (1978), l'eau potable (1979) et le subventionnement public des soins spéciaux dans les homes du troisième âge (1980).

Lors des élections générales de 1981, Hans Baechler est réélu au second tour du 6 décembre. Il change de Direction et passe à celle de l'Intérieur et de l'Agriculture, où il se trouve plus à l'aise. Il obtient du peuple l'approbation de plusieurs projets concernant, notamment, les rapports de l'Église et de l'Etat (7 mars 1982), le statut des juges cantonaux (27 février 1983) et celui des députés au Grand Conseil (9 juin 1985). En revanche, le peuple rejette l'abaissement à 18 ans de la majorité civique (26 février 1984). Du 1er janvier 1982 au 31 décembre 1986, il fait passer devant le Parlement quinze lois et trente-cinq décrets, au nombre desquels la loi sur l'assurance du bétail, celle sur le bail à ferme agricole ainsi que les modifications des lois sur la chasse, la pêche et le Code forestier, en plein débat sur la « mort des forêts ».

En 1986, Hans Baechler se présente pour la troisième fois devant le peuple à l'occasion des élections cantonales. Il est élu au second tour du 7 décembre.

Sa dernière législature est marquée par trois faits majeurs. En 1989, il préside le Gouvernement. L'année suivante, le 23 septembre 1990, le peuple fribourgeois adopte, par 83 % des votants, le statut constitutionnel des langues. Le directeur des institutions a élaboré le fameux article 21 en termes de consensus alémano-romand. Y sont stipulés non seulement l'égalité du français et de l'allemand comme langues officielles ainsi que leur utilisation « dans le respect du principe de territorialité », mais encore le rôle d'animateur de l'État chargé de favoriser « la compréhension entre les communautés linguistiques ». Il obtient, le 3 mars 1991, un nouveau succès : sept ans après leur refus de 1984, les électeurs acceptent d'abaisser la majorité civique à 18 ans.

Le 31 décembre 1991, Hans Baechler, 67 ans, quitte le Conseil d'État. Il écrit ses Souvenirs – « Schiff im Hafen. Gedanken zur wirbligen Fahrt » – qu'il livre au public en 2005.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Georges Andrey, John Clerc, Jean-Pierre Dorand et Nicolas Gex, Le Conseil d’Etat fribourgeois : 1848-2011 : son histoire, son organisation, ses membres, Fribourg, Éditions La Sarine, (ISBN 978-2-88355-153-4)
  • L'Indépendant (journal du PRD) en novembre 1976
  • Tracts électoraux
  • Annuaire officiel du canton de Fribourg.