Hagoromo

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Hagoromo, UMEWAKA Minoru II(2世梅若実), 1940
Estampe sur bois de Hiroshige représentant la plage Miho no Matsubara où se déroule l'action de la pièce.

Hagoromo (羽衣, Le manteau de plumes?) est une des pièces du répertoire japonais les plus souvent représentées[1],[2]. C'est un exemple du thème traditionnel de la femme-cygne.

Résumé[modifier | modifier le code]

Un matin de printemps, un pêcheur nommé Hakuryo, part à la pêche avec ses compagnons.Il découvre alors sur la plage de Miho-no-matsubara, étendue sur la branche d'un pin, une magnifique robe.Il s'apprête à l'emporter chez lui, mais une céleste jeune fille apparaît alors et lui demande de lui redonner cette robe. Au début, Hakuryo refuse; mais il est ému par cette jeune fille insistante, qui lui signale qu'elle ne peut retourner chez elle au paradis sans cette robe céleste. Il se décide donc à lui rendre cette magnifique robe de plumes en échange d'une représentation de danse céleste. Alors que la jeune fille revêt sa robe de plumes, et joue cette danse qui décrit le Palace de la Lune; elle fait ainsi l'éloge du printemps à Miho-no-matsubara. Et finalement, elle disparaît dans la brume par delà le Mont Fuji.

Cette pièce du théâtre nô est basée sur une légende très connue de la robe céleste de plumes. Dans le conte populaire, la jeune fille est contrainte d'épouser le jeune homme qui a pris et caché la robe céleste. Mais dans la pièce nô, le jeune homme Hakuryo rend la robe céleste de plumes. Il suspecte d'abord la jeune fille de vouloir repartir au paradis sans exécuter au préalable sa danse céleste. Mais celle-ci répond que de tels doutes appartiennent au monde terrestre et qu'il n'y a pas de supercherie au paradis. Hakuryo, impressionné par ses paroles, décide de lui faire confiance et lui rend la robe. La danse de la jeune fille est la clef de voûte de cette pièce nô. Cette danse est appelée Suruga-mai. Le décor de cette pièce nô comprend la mer calme du printemps, le sable blanc de la plage, les pins luxuriants et verts. La danse exquise de la jeune fille entraîne la bonne humeur des acteurs nô et du public.

« Hagoromo » retrace La légende de la cape céleste, une magnifique histoire d’amour entre une femme céleste et un chasseur. Cette dernière, guidés par la curiosité, descend sur terre pour en avoir un aperçu grâce à « l’hagoromo ». On retrouve ces femmes célestes vêtues de cette étoffe spéciale dans de nombreux contes et légendes à travers toute l'Asie. Dans les contes occidentaux, ce pourrait être les « ailes d'anges ».

Cette légende raconte qu'une cape permettait aux femmes célestes de rejoindre le monde terrestre, où il leur arrivait de tomber amoureuses[3].

Le compositeur français Georges Migot (1891-1976) a composé en 1920 HAGOROMO, symphonie lyrique et chorégraphique pour baryton, solo, chœurs mixtes et orchestre. (Edition Leduc). La pièce fut créée en 1922 au Théâtre de Monte-Carlo.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Kinoshita, June & Nicholas Palevsky. Gateway to Japan. Kodansha International (1998), p121. (ISBN 4-7700-2018-X).
  2. Tyler, Royall. Japanese No Dramas. Penguin Classics (1992), p96. (ISBN 0140445390).
  3. Le Monde, 24 janvier 2008, page 28