Guerre de l'eau (Bolivie)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Guerre de l'eau.
image illustrant la Bolivie
Cet article est une ébauche concernant la Bolivie.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

La guerre de l'eau en Bolivie, aussi appelée "guerre de l'eau de Cochabamba", désigne une série de mobilisations sociales qui se déroulèrent à Cochabamba, la troisième plus grande ville de Bolivie, entre janvier et avril 2000. Des associations, syndicats et paysans organisèrent des grandes manifestations à la suite de la privatisation du système municipal de gestion de l'eau. Consécutif au doublement des prix de l'entreprise Aguas del Tunari, filiale du groupe nord-américain Bechtel, ce cycle de protestation s'est conclu par l'annulation du contrat de concession de service public de dollars US à la Bolivie si elle ne privatisait pas son service des eaux[1]. La médiatisation de cet événement a fait de Cochabamba un symbole international de la résistance des populations face aux multinationales, et est encore fréquemment cité par divers intellectuels tels que Noam Chomsky.

Histoire[modifier | modifier le code]

En septembre 1999, sous l'impulsion de la Banque Mondiale, la multinationale Bechtel signe un contrat avec Hugo Banzer, président et ancien dictateur de Bolivie, pour privatiser le service des eaux de Cochabamba. Le contrat est officiellement accordé à une entreprise nommée Aguas del tunari, un consortium formé par Bechtel (participant à hauteur de 27.5%), l'entreprise nord-américaine Edison, les entreprises boliviennes A.Petricevich et S.Doria Medina, et le consortium espagnol Abengoa S.A (participant à hauteur de 25%). Peu après, des plaintes se sont faites entendre au sujet de l'augmentation des prix de l'eau, qui avaient augmenté de plus de 50%. Ces plaintes ont été à l'origine des manifestations dites de la guerre de l'eau en 2000. Plusieurs personnes se voient alors obligées de retirer leurs enfants de l'école ou de cesser de se rendre chez le médecin en conséquence de cette augmentation. La loi martiale est déclarée, la police bolivienne tue un manifestant (Victor Hugo Daza, 17 ans) et blesse 170 participants aux manifestations. Alors que de la situation économique nationale empire et que les manifestations prennent de l'ampleur, le gouvernement bolivien interrompt le contrat avec Bechtel.

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Cet évènement est évoqué dans le film On est vivants (2015) de Carmen Castillo

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Benjamin Blackwell, « From Coca To Congress », The Ecologist,‎ (lire en ligne)
  2. (es) Rocio Garcia, « 'También la lluvia', a los Oscar », El Pais,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]