Godefroid Munongo

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Godefroid Munongo
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Fonction
Mwami
Biographie
Naissance
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Bunkeya (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
KinshasaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Parti politique

Godefroid Munongo Mwenda M’Siri, né le et mort le est l'un des leaders de la sécession katangaise qui plongea la République démocratique du Congo dans la guerre civile, il est [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Munongo est descendant du roi Msiri, le commerçant Nyamwezi fondateur de l’État de Garenganze au XIXe siècle; son oncle, qui assurait son éducation, le garda à la cour royale afin qu'il apprene les traditions Yeke[2].

En 1936, il alla à l'école primaire de Bunkeya et continua à l'école Saint-Boniface à Elisabethville avant de finir ses humanités à la mission catholique de Kapiri. Ceci fait, de 1947 à 1949, il étudia la philosophie au séminaire de Baudoinville[2].

En 1954 il étudia l'administration publique à l'Université de Lovanium[2].

Emplois[modifier | modifier le code]

Après avoir obtenu son diplôme, Munongo entra dans la fonction publique et occupa des postes au Katanga: il fut ainsi greffier au tribunal d'Elisabethville ou président de l'Office des pensions pour les indigènes[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Katanga et Congo belge[modifier | modifier le code]

Parallèlement à ses activités de fonctionnaire, Munongo s'engaga en politique afin de demander pour le Katanga plus d'autonomie et plus de contrôle sur ses richesses minières. Avec Tschombé, il fonda la CONAKAT mais dut en abandonner la présidence, qui était incompatible avec son statut de fonctionnaire[2].

Il devint membre du Conseil exécutif sous le gouverneur du Katanga avant d’être élu député provincial d'Elisabethville[2].

État du Katanga[modifier | modifier le code]

En 1960, c'est le deuxième homme de la CONAKAT au côté de Moïse Tshombe. Il est l'un des principaux responsables, avec Tshombe de l'assassinat du Premier ministre du Congo, Patrice Lumumba. Il avait affirmé:

Ce sera Lumumba ou moi. S'il me tombe entre les mains, je le tuerai[3].

Cependant, après l'assassinat de Lumumba, il affirma, à un journaliste sceptique à propos de la these officielle avancée par le gouvernement sécessionniste:

On nous accusera de l’avoir fait tuer. Prouvez-le[3].

Il a été président par intérim du Katanga indépendant du 26 avril au 22 juin 1961 avant de devenir ministre de l'intérieur jusqu’à la fin, et est à l’origine du nettoyage ethnique de 1960 à 1962 au nord du Katanga contre les Baluba[4].

Retour au sein du Congo[modifier | modifier le code]

Il fut ministre de l’Intérieur et des travaux publics de 1964 à 1965 sous Tschombé puis président de la province du Katanga oriental du 20 juillet 1965 au 24 avril 1966, et à la suite de la fusion du Katanga oriental avec le Lualaba, gouverneur de la province du Sud-Katanga jusqu’au 5 novembre 1966. Il est remplacé par Massiala Kinkela Kulu Kangala et fut détenu par Mobutu à Boula Bumba jusqu'au .

Sous Mobutu[modifier | modifier le code]

Munongo redevint un haut-fonctionnaire, travaillant dans des domaines tels que les transports et le raffinage pétrolier[2].

Parallèlement à cela, le , à la suite de son frère, il devint le 5e successeur au trône de Nsiri[2].

Conférence nationale[modifier | modifier le code]

En tant que chef traditionnel important, il fut invité à participer à la Conférence nationale souveraine en 1990. Après avoir été attaqué au sujet de la mort de Lumumba, il annonca qu'il ferait des révélations à ce sujet le , à 17 h 0[2].

Décès[modifier | modifier le code]

Ce jour-là, à 12 h 30, il fut atteint par une attaque cardiaque massive qui entrainera sa mort[2].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir biographie de l'intéressé sur site internet lui étant dédié
  2. a b c d e f g h i et j « King Pictures and Bios », sur www.kingmsiri.com (consulté le 9 août 2018)
  3. a et b Max Clos (préf. Bernard Michal), Les Grandes Énigmes de la Guerre froide, t. I, F. Beauval Editeur, , 251 p., « La ténébreuse mort africaine de monsieur H », p. 24-25
  4. La dynamique des conflits en Afrique centrale, Georges Nzongola-Ntalaja, Centre de Gouvernance du PNUD, 2003. [PDF]