Gladiateur (cheval)

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Gladiateur
Image illustrative de l'article Gladiateur (cheval)
Portrait de Gladiateur

Père Monarque
Mère Miss Gladiator
Père de mère Gladiator
Sexe M
Naissance 1862
Pays de naissance Drapeau de la France France
Mort 1876
Pays d'entraînement Drapeau de la France France
Éleveur Frédéric Lagrange
Propriétaire Frédéric Lagrange
Entraîneur Tom Jennings, Sr.
Jockey Harry Grimshaw
Nombre de courses 19
Nombre de victoires 16
Principales victoires 2000 Guinées
Derby d'Epsom
St. Leger Stakes
Grand Prix de Paris
Ascot Gold Cup

Gladiateur est un pur-sang né au Haras de Dangu (Eure) en France en 1862, par Monarque et Miss Gladiator, issue de Gladiator.

Carrière[modifier | modifier le code]

Cet étalon bai-brun a appartenu jusqu’en 1871 au comte Frédéric Lagrange chez qui il est né, à Dangu. Poulain, il fut gravement blessé et garda des séquelles de cet accident et souffrait d'encastelure, une maladie du pied. Entraîné d'abord en France, près de Compiègne, puis envoyé à Newmarket chez l'entraîneur Tom Jennings[1] (grand-oncle de Freddy et Christiane Head), il débuta à l'automne de ses 2 ans, mais sans vraiment briller, ne s'imposant qu'une fois en trois sorties. Mais à 3 ans, il s'affirme comme le meilleur poulain de sa génération. Il remporte les 2000 Guinées, puis devient le premier cheval étranger à s'adjuger le Derby d'Epsom[2]. De retour en France, où il jouit d'une grande popularité due à sa victoire outre-Manche (il est surnommé "le vengeur de Waterloo") Il remporte le Grand Prix de Paris, créé deux années plus tôt, devant une foule enthousiaste de 150 000 personnes. Il traverse à nouveau la manche pour disputer le St. Leger à Doncaster, où sa victoire lui permet de ravir la Triple couronne britannique, puis continua ses allers-retours victorieux par une victoire dans le Grand Prix du Prince Impérial (le futur Prix Royal Oak).

Gladiateur poursuivit sa carrière à 4 ans, s'affirmant de plus en plus dominateur. Il remporta ainsi le Grand Prix de l'Empereur (devenu de nos jours le Prix Gladiateur, un groupe 3) ou encore l'Ascot Gold Cup, avec 40 longueurs d'avance[3]. Il termina sa carrière à la fin de son année de 4 ans, après 16 victoires en 19 courses.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Au haras[modifier | modifier le code]

Gladiateur commença sa carrière d'étalon en Angleterre, au Middle Park Stud, dans le Kent. Son propriétaire le rapatria en 1869 dans son haras de Dangu, mais l'invasion de la France par les Prussiens en 1870 contraint Frédéric Lagrange à se séparer de ses chevaux. Gladiateur passa fut sous le feu des enchères en Angleterre, où il fut acquis par un éleveur, William Blenkiron, qui le renvoya aussitôt à Middle Park Stud. Mais Blenkiron mourut en 1873, et le cheval fut à nouveau vendu, cette fois acheté par Dunmow Stud Farm, dans l'Essex. Gladiateur fut toutefois très décevant au haras, ne produisant pas de champion. Souffrant toujours plus de l'os naviculaire, il dût être euthanasié en 1876.

Origines[modifier | modifier le code]

Origines de Gladiateur[4]
Père
Monarque
b. 1852
The Emperor
al. 1841
Defence
b. 1824
Whalebone
Defiance
Mère par Reveller
al. 1834
Reveller
Design
Poetess
b. 1838
Royal Oak
br. 1823
Catton
Mère par Smolensko
Ada
b. 1824
Whisker
Anna Bella
Mère
Miss Gladiator
b. 1854
Gladiator
al. 1833
Partisan
b. 1811
Walton
Parasol
Pauline
b. 1826
Moses
Quadrille
Taffrail
n. 1845
Sheet Anchor
br. 1832
Lottery
Morgiana
The Warwick Mare
br. 1834
Merman
Mère par Adrossan

Hommage[modifier | modifier le code]

Une grande statue de bronze le représente à Paris, près de l'entrée de l'hippodrome de Longchamp[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La Head-mania (1e partie) : les Gladiateurs dans les arènes de Longchamp », sur France sire (consulté le 11 octobre 2016)
  2. « Histoire de Gladiateur sur Lexippique » (consulté le 22 décembre 2009)
  3. a et b Ecouterleschevaux.wordpress.com, « Gladiateur ».
  4. (en) « Gladiateur », sur Thoroughbred Heritage (consulté le 6 novembre 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]