Galimafré
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Thomas Auguste Guérin |
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Thomas Auguste Guérin, dit Galimafré, né le à Orléans et mort le dans le 18e arrondissement de Paris, est un paradiste français, sous l’Empire Français et durant l'époque de la Restauration.
Biographie
[modifier | modifier le code]Galimafré naît à Orléans[1] et meurt à Paris[2].
Avec Antoine Mandelard, dit Bobèche, ces deux paradistes firent, pendant plus de vingt années, la joie du boulevard du Temple. Ils sont célèbres pour leur grosse gaieté et leur goût de la farce populaire. À l’époque, ce boulevard était le rendez-vous de tout Paris, rempli de théâtres, de loges d’acrobates, de spectacles et de curiosités de toutes sortes.
Les deux hommes avaient quitté chacun leur atelier. Guérin était ouvrier menuisier dans le faubourg Saint-Antoine. Tout jeune, il jouait avec Mandelard, des parades qui faisaient rire leurs compagnons d’atelier. Ils s’engagèrent avec un maître acrobate du boulevard, nommé Dromale, l'un devint Galimafré, l'autre Bobèche.
Galimafré appelait la foule à l’aide d’une gigantesque crécelle. Il représentait la vraie joie, la bonhomie sans façon, toujours prête à rire de tout, et même des plus terribles événements de la vie. C’était un homme gros, court, réjoui, vêtu en paysan, rubicond. Les mains dans ses poches, il riait aux éclats ; il se démenait de toutes ses forces, était alerte, bruyant, heureux et enfariné. Il s’adressait à tous les instincts du peuple, lui parlait de bonne chère, de gros vin et de poudre à canon : il était le bouffon comique, facile à gouverner ; l’opposition lui aurait fait peur ; il trouvait que tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, pourvu que, du haut d’un tréteau solide, il puisse se réchauffer au soleil, quatre ou cinq fois par jour.
Bobèche était immuablement vêtu d'un costume singulier et au visage impassible, alors que Galimafré s'annonçait avec une immense crécelle, et se démenait continuellement en riant aux éclats. Leurs parades étaient largement improvisées, et mêlaient à un canevas fixe des réflexions bouffonnes et des calembours, s'inspirant de l'actualité[3].
C'était deux célébrités en leur genre, deux types de paradistes fameux[4] :
Galimafré était vêtu d’un costume bas normand, coiffé d’une perruque dont les cheveux étaient coupés droit sur le front et couverte d’un chapeau à bombe ; c’était un grand garçon long, maigre, efflanqué, dont les calembredaines balourdes, qui n’étaient point pourtant sans quelque fond de raillerie, faisaient le bonheur du populaire des boulevards[4].
En 1814, Galimafré devint machiniste à la Gaîté, Bobèche directeur d'un théâtre à Rouen.
Le Dictionnaire pittoresque et historique du théâtre d‘Arthur Pougin, 1885, raconte[4] :
Quelques parades de Bobèche et Galimafré ont été imprimées. Ils sont mis en scène dans Bobêche et Galimafré, vaudeville-parade en trois actes, par Théodore et Hippolyte Cogniard.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Note d'histoire locale dans le Journal du Loiret du 3 août 1930
- ↑ « Visionneuse - Archives de Paris » [archive du ], sur archives.paris.fr (consulté le )
- ↑ « La Parade de Bobèche et Galimafré, boulevard du Temple | Paris Musées », sur www.parismuseescollections.paris.fr (consulté le )
- « Bobèche », sur medecine-des-arts.com (consulté le )
Sources
[modifier | modifier le code]- Aventures curieuses et plaisantes de M. Galimafré, homme du jour, Paris, Imbert, 1814, in-18
- Jules Janin, Histoire de la littérature dramatique, Paris, Michel Lévy Frères, 1855, p. 245-6
- Arthur Pougin, Dictionnaire historique et pittoresque du théâtre et des arts qui s’y rattachent, Paris, Firmin-Didot, 1885, p. 105-7
- Henry Lyonnet, Dictionnaire des comédiens français, ceux d'hier : biographie, bibliographie, iconographie, Genève, Bibliothèque de la Revue universelle internationale illustrée, 1912, p. 177-179.