Gérard Le Rond

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Gérard Le Rond était un boucher de la ville Chièvres dans le Hainaut dont l'assassinat au XIIIe siècle déclencha la Guerre des Ronds.

La guerre des Ronds[modifier | modifier le code]

Récit[modifier | modifier le code]

(essentiellement d'après[1],[2])

En 1251, la comtesse de Hainaut, Marguerite, surnommée La Noire Dame, donne pleins pouvoirs à 300 sicaires (fiscaux) flamands, qualifiés aussi de vassaux pour pressurer et mettre à mal le comté.

À Chièvres, fin octobre 1252, ces fiscaux veulent saisir, sous pretexte de taxe impayée, un bœuf appartenant à un boucher nommé Gérard Le Rond. La querelle dégénère en rixe et Le Rond y perd la vie. Forts de l'appui du peuple et des nobles, les six fils de Gérard réunissent une soixantaine d'amis, dressent des embuscades aux vassaux de Marguerite et les mettent à mort.

Ensuite, ils cherchent asile à Thuin, sur les terres de l'évêque de Liège, d'où ils écrivent au bailli du Hainaut pour lui promettre de mettre à mort tous les vassaux. Ainsi commença la conjuration des Ronds.

Les Ronds portaient un O couronné sur le capuchon ou la tunique et devinrent de plus en plus nombreux. Jean d'Avesnes profita des troubles qu'ils occasionnaient dans le Hainaut pour s'emparer du comté; il les enrôla, sous la conduite de son cousin, Nicolas V de Rumigny, seigneur de Chièvres, pour l'expédition de Zélande, en 1253 (bataille de Westkapelle sur l'île de Walcheren). Ils y firent preuve d'une grande bravoure.

Deux ans plus tard, au nombre de 700, ils défendirent le château d'Enghien contre le comte Charles d'Anjou, frère de Louis IX.

Analyse[modifier | modifier le code]

La guerre des Ronds est un épisode de la guerre de succession de Flandre et du Hainaut.

Le premier récit provient de l'Histoire du Hainaut (Annales historiae illustrium principum Hannoniae - Annales historiques des nobles princes du Hainaut) de Jacques de Guyse (c1340 - 1399).

Bien qu'accepté par plusieurs pairs, ce récit ne serait, selon l'historien A.Wouters, qu'une fable[2],[3]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Maurice Van Haudenard, Histoire de la ville de Chièvres : 2e édition, , pg 89-91
  2. a et b Wallonia : Archives Wallonnes d'autrefois, de naguère et d'aujourd'hui., t. 13, , pg 73-84 par Jules Dewert
  3. Biographie nationale, t. 20, Bruxelles, Etablissements Emile Bruylant, 1908-1910, pg 3-4