Friedrich Ludwig Jahn

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Friedrich Ludwig Jahn

Friedrich Ludwig Jahn (né le à Lanz - mort le à Freybourg, Saxe-Anhalt) était un éducateur allemand, promoteur de la gymnastique et du nationalisme germanique via son organisation "Turnverein" au sein du Mouvement gymnique allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Croix "Turnerkreuz" avec les 4 F sur les vestiaires d'un terrain de sport à Eisenberg (Pfalz)
Son mausolée à Freyburg (Saxe-Anhalt)

Il est souvent appelé Turnvater Jahn, soit le « père de la gymnastique », pour ses apports à ce sport. Cette gymnastique agit sur le plan physique mais aussi et au niveau du sentiment national. Cette gymnastique s’appelle le "Turnen". Elle a été conçu après la défaite lors de la Bataille d'Iéna face à la France. Elle avait pour objectif de préparer la revanche en restaurant la virilité du peuple allemand et le sentiment national d'une manière bien précise. Le Turnen représente la virilité, l'éducation collective qui vise à réimprégner l’individu dans la culture de son pays. Elle développe la solidarité et le sentiment national.

Le mouvement du Turnverein qu'il a fondé a eu une influence intellectuelle sur la genèse du nazisme[1] et du Sokol en Tchèquie[2].

Le logotype de son organisation comportait une croix stylisée avec 4 F pour « Frisch, fromm, fröhlich, frei » c'est-à-dire  : « Frais, Pieux, Fier, Libre »

Dans son idéologie, il considérait la pratique du sport par le peuple comme une nécessité afin travailler contre son asservissement et de préparer la lutte contre "les ennemis de la liberté" et d'éveiller une conscience nationale, en Allemagne.

C'est ainsi qu'on lui prête (car non compris dans ses propres publications) la citation suivante : « Les Polonais, les Français, les curetons, la noblesse et les Juifs sont la malchance de l'Allemagne » et qui a été repris au début du 20éme siècle pour accréditer le nationalisme allemand, et être considérer par les nazis comme un précurseur de leur doctrine (avec l'amour pour le sport afin maintenir les soldats potentiels en forme).

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Bereicherung des hochdeutschen Sprachschatzes (Leipzig, 1806),
  • Deutsches Volksthum (Lübeck, 1810),
  • Runenblätter (Frankfurt, 1814),
  • Die Deutsche Turnkunst (Berlin, 1816)
  • Neue Runenblätter (Naumburg, 1828),
  • Merke zum deutschen Volksthum (Hildburghausen, 1833), and
  • Selbstvertheidigung (Vindication) (Leipzig, 1863).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Peter Viereck écrit ainsi dans Conservatism Revisited page 70: « Jahn's organized gangs, praised by a contemporary nationalist as 'the Storm Troopers' of a future nationalist seizure of power, roamed the streets molesting citizens who looked 'un-German'. »
  2. Claire Nolte, The Sokol in the Czech Lands to 1914: Training for the Nation

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]