Frederick Guthrie

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Frederick Guthrie
Description de l'image Frederick Guthrie.png.
Naissance
Bayswater, Londres (Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni)
Décès (à 53 ans)
Londres (Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni)
Nationalité Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Domaines chimie
Institutions Royal School of Mines
Diplôme Université de Marbourg
Directeur de thèse Adolph Wilhelm Hermann Kolbe
Étudiants en thèse Ch. V. Boys
Renommé pour réaction d'addition des halogènes, gaz moutarde

Frederick Guthrie (1833–1886) est un professeur et essayiste britannique. Frère cadet du mathématicien Francis Guthrie, il organisa en 1874 avec William Fletcher-Barrett la Physical Society of London qu'il présida de 1884 à 1886[1],[2]. Il fut un promoteur acharné de la science expérimentale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il effectua trois années d'études en chimie à l’University College de Londres, sous la direction de Thomas Graham et d’Alexander William Williamson, puis étudia les mathématiques sous la direction d’Augustus De Morgan. En 1852, il présenta les recherches de son frère Francis Guthrie, récemment décédé[réf. nécessaire], à De Morgan[3].

En 1854, Guthrie partit étudier à Heidelberg sous la direction de Robert Bunsen et en 1855 obtint son doctorat à l'université de Marbourg sous la direction d’Adolph Wilhelm Hermann Kolbe[4].

En 1856, il fut adjoint à Edward Frankland, professeur de chimie d’Owens College à Manchester. En 1859, on lui offrit un poste à l'université d’Édimbourg.

Guthrie fut le premier à décrire les effets du gaz moutarde : en 1860, il analysa la réaction de mélange d'éthylène avec du dichlorure de soufre et décrivit certains des effets physiologiques du gaz qui se dégageait[5]. Il fut nommé professeur de chimie et de physique au Royal College de l'île Maurice en 1861 et conserva ce poste jusqu'en 1867[6]. Puis il enseigna à la Royal School of Mines, où il eut pour étudiant le futur physicien expérimental Ch. V. Boys et le pionnier de la technologie des semi-conducteurs à lampe, John Ambrose Fleming, qu'il détourna de la chimie au profit de l'électricité.

Guthrie écrivit plusieurs traités : Elements of Heat (1868), Magnetism and Electricity[7] (1873).

Guthrie fut aussi linguiste, dramaturge et poète (sous le pseudonyme de Frederick Cerny). Son fils, Frederick Bickell Guthrie, devint agronome.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. John J. Lewis, The Physical Society and Institute of Physics 1874-2002, Institute of Physics Publishing, (ISBN 0-7503-0879-6)
  2. « Institute History », IOP (consulté le 29 septembre 2012)
  3. Rudolf Fritsch et Gerda Fritsch, The Four Color Theorem: History, Topological Foundations, and Idea of Proof, Springer, (ISBN 0-387-98497-6)
  4. Frederick Guthrie, « Editorial », Nature, no 35,‎ , p. 8-10 (DOI 10.1038/035008e0, lire en ligne)
  5. Frederick Guthrie, « XIII.—On some derivatives from the olefines », Qart. J. Chem. Soc., vol. 12, no 1,‎ , p. 109–126 (DOI 10.1039/QJ8601200109)
  6. « "Guthrie and the Physical Society", News », (DOI 10.1038/132595b0, consulté le 29 septembre 2012)
  7. Publié en 1876 à Londres et Glasgow, chez William Collins Sons & Co.

Source de la traduction[modifier | modifier le code]