Famille Foucault de Saint-Germain-Beaupré

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Famille Foucault de Saint-Germain-Beaupré
Image illustrative de l’article Famille Foucault de Saint-Germain-Beaupré
Armes

Blasonnement d'azur semé de fleur de lys d'or.
Devise « Sic me mea facta ornant. »
Période XIIIe siècle-XVIIIe siècle
Pays ou province d’origine Marche
Demeures Château de Saint-Germain-Beaupré,Château de Crozant
Charges Gouverneurs de la Marche
Fonctions militaires Maréchal de France
Récompenses militaires Chevalier de l'Ordre de Saint Louis, chevalier de l'Ordre du Saint Esprit


La famille Foucault de Saint-Germain-Beaupré est une famille de noblesse chevaleresque, originaire de La Marche, éteinte en 1767[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

  • La famille Foucault de Saint-Germain-Beaupré revendiquait pour un de ses auteurs Hugues Foucault, trouvé vers 1065[2].
  • Beaucoup d'auteurs donnent à ces deux maisons une origine commune[4].
  • Sa filiation suivie remonte à Guy Foucault, seigneur de Saint-Germain, trouvé en 1251, qui fut envoyé en Languedoc pour régler les différends entre l'archevêque et le vicomte de Narbonne[5],[6].

La famille Foucault de Saint-Germain-Beaupré a fourni un grand nombre d'officiers de mérite, dont plusieurs ont été tués à l'ennemi, des chevaliers et des commandeurs de Saint-Jean de Jérusalem[2].

La Chesnaye-Desbois écrit « La famille de Foucault de Saint-Germain a toujours tenu un rang distingué et s'est rendue recommandable par ses services ses emplois militaires et ses alliances. Elle a produit des gouverneurs de Province et un maréchal de France. »[7].

Extinction[modifier | modifier le code]

  • La famille Foucault de Saint-Germain-Beaupré s'est éteinte en ligne masculine en 1752. Sa dernière descendante Anne Bonne de Foucault de Saint-Germain-Beaupré, mariée au marquis d Asuroy, décédée en 1766 sans postérité, institua pour son légataire universel son cousin, le comte de Persan[6].
  • Francois Foucault, chevalier, seigneur d'Eguzon, aurait été l'auteur d'une branche fixée en Italie.

Gustave Chaix d'Est-Ange écrit à ce sujet en 1927 : « La famille Foucault du Daugnon actuellement existante en Italie revendique comme auteur François Foucault, Sgr d'Eguzon, un des frères du maréchal de France, que tous les généalogistes font mourir très jeune et sans postérité à l'armée des Flandres. D'après son système ce gentilhomme serait allé se fixer aux Pays-Bas, y aurait épousé Anne van der Sabre et en aurait eu un fils nommé Nicolas. Le fils de celui-ci, Gabriel Foucault, comte du Daugnon, serait venu s'établir dans les environs de Gray, en Franche-Comté, que sa descendance aurait habités jusqu'à l'époque de la Révolution. On ne trouve nulle part qu'une famille Foucault du Daugnon ait appartenu aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle à la noblesse de Franche-Comté. »[2]

Généalogie[modifier | modifier le code]

La généalogie détaillée de cette famille et de ses différentes branches a été donnée par Anselme de Sainte-Marie dans l'Histoire généalogique et chronologique de la Maison Royale de France (1733)[5].

Illustrations familiales[modifier | modifier le code]

Armand-Louis de Foucault, marquis de Saint-Germain Beaupré
  • Aubert Foucault, seigneur du Cros et de Saint-Germain, nommé en 1418, capitaine général de l'armée royale en Limousin.
  • Jean Foucault, seigneur de Saint-Germain (-1466), capitaine de Lagny-sur-Marne, qu'il défendit vaillamment en 1432 contre les troupes du Jean de Lancastre duc de Bedford, accompagna le roi Charles VII à Reims, lors de son sacre, et fut enfin nommé par le duc d'Orléans podestat d'Asti, en Milanais.
  • Marc Foucault, seigneur du Cros et de Chatelus, chambellan du roi, marié en 1434 à Gallienne de Pierre-Bussière
  • André Foucault, seigneur de Saint-Germain-Beaupré, chambellan du roi, marié en 1469 Marguerite d'Aubusson.
  • Jacques Foucault, chevalier, seigneur de Saint-Germain-Beaupré, chambellan du Roi, marié en 1506 à Claude de Talleyrand.
  • Charles Foucault, comte de Rasés, tué en 1675 à la bataille de Turckeim, lieutenant-général des armées du roi.
  • Charles-Louis Foucault, seigneur de la Poupardière, né 1712, brigadier des armées du roi en 1772.
  • Gabriel Foucault, seigneur de Saint-Germain-Beaupré, marié en 1533 à Françoise de Villelume, eut l'honneur d'être envoyé en Écosse pour y épouser la reine Marie Stuart au nom du jeune roi François II.
  • Gaspard Foucault, seigneur de Saint-Germain-Beaupré, passe au protestantisme et pille l'abbaye de Grandmont.
  • Henri Foucault, marquis de Saint-Germain-Beaupré (1645), maréchal de camp en 1649, gouverneur de la Marche, marié en 1644 à Marie de Bailleul, fille du surintendant des finances.
  • Louis Foucault, comte du Daugnon, vice-amiral de France, maréchal de France en 1653, décédé en 1669.
  • Armand Foucault, marquis de Saint-Germain-Beaupré (-1732), brigadier des armées du roi (1719), marié en 1711 à Anne-Bonne Doublet de Persan.
  • Armand-Joseph Foucault (-1767) chevalier de Malte, dit le chevalier de Saint-Germain-Beaupré[réf. nécessaire], brigadier des armées du roi, grand-prieur d'Aquitaine. Il fut le dernier de son nom en ligne masculine.

Titres[modifier | modifier le code]

Armes[modifier | modifier le code]

Armes de la famille Foucault de Saint-Germain

Blasonnement : d'azur semé de fleur de lys d'or[2],[6].

Jullien de Courcelles écrit à propos de ces armes : « Il a été constaté par procès-verbal dressé au château de Saint Germain en 1762 que ces armes sont celles de la baillie de Limoges adoptées par erreur par les seigneurs de Saint-Germain Beaupré lesquels portaient originairement un lion comme on le voyait dans la chapelle et dans divers autres endroits du même château et comme le prouve le testament original de Gui Foucault seigneur de Saint-Germain de l’an 1278, scellé de son sceau représentant un lion surmonté d’un lambel qui sont les armes des Foucauld-Lardimalie avec une brisure. »[8]

Principales Alliances[modifier | modifier le code]

Pot de Rodes, de Pierre-Bussière, d'Aubusson, de Talleyrand, de Villelume, de Pompadour 1572, de Castelnau, de Pons-Rochefort, de Bailleul, Doublet de Persan, de Grivel, de Rochechouart, de Gourjault, de Beauvau, etc.[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]