Fort de Marchovelette

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Fort de Marchovelette
Image illustrative de l'article Fort de Marchovelette
Hangars de la partie moderne du fort

Lieu Intersection de trois villages : Marchovelette, Champion et Boninne
Drapeau de la Belgique Belgique
Fait partie de Position fortifiée de Namur
Type d’ouvrage Fortification
Construction 1892
Utilisation Défense de Namur
Utilisation actuelle Formation aux explosifs
Ouvert au public  Non
Appartient à Drapeau de la Belgique Belgique
Contrôlé par Coats of arms of Belgium Military Forces.svg Armée belge
Événement Première Guerre mondiale
Deuxième Guerre mondiale
Coordonnées 50° 30′ 24″ nord, 4° 56′ 06″ est

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Fort de Marchovelette

Petit fort triangulaire très semblable au fort d'Évegnée, bien que son tracé soit unique en son genre, le fort de Marchovelette, situé au nord-est de la ville de Namur, a été (avec Cognelée) un des forts de la position fortifiée de Namur le plus violemment bombardé, aussi bien en 1914 qu’en 1940. En effet, parmi forts situés à l'est de la ville (côté Allemagne), ceux de la rive gauche étaient situé dans un environnement moins accidenté, plus propice à une approche par l'infanterie.

Le fort a été bâti en 1892[1].

Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1914, la garnison, terrorisée par la violence inouïe du bombardement, s’était enfuie dès le premier jour de l’attaque, le 21 août (elle fut remplacée le lendemain). À l’instar du fort de Chaudfontaine, Marchovelette fut percé de part en part et il s’en est fallu de peu qu’il ne connaisse le même sort que le fort de Loncin. Toutes les munitions entreposées dans les couloirs ont sauté, mais les poudrières sont demeurées intactes. Durant l'occupation, en 1915 et 1916, les allemands réparèrent les dégâts et modifièrent les structures du fort. Il fut réarmé au cours des années 1930.

Deuxième guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1940, Marchovelette fut derechef, avec Suarlée, le premier fort de la position fortifiée de Namur à subir les bombardements allemands. Les Stukas et les canons de 88 mm eurent rapidement raison des défenses du fort. La tour d’aération fut à moitié détruite par les canons antichar de 88 mm (c’est la tour d’aération qui a été le plus endommagée de toutes).

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Domaine militaire, il sert de nos jours (2007) à des essais d’explosifs. L’entrée est formellement interdite, sauf autorisation spéciale, et il est gardé en permanence. Les accès secondaires ont été obturés afin de sécuriser le site. Le pont roulant a été supprimé et le fossé qu’il recouvrait a été bouché.

Références[modifier | modifier le code]

  1. R. Delooz, Fernelmont, hier et aujourd'hui, , 183 p., p. 114

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Aucune étude sérieuse sur l’histoire du fort n'a été publiée à ce jour.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]