Flaman

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Un indicateur-enregistreur de vitesse Flaman.

Le Flaman est un indicateur-enregistreur de vitesse qui fut très utilisé sur les locomotives de la SNCF.

Historique[modifier | modifier le code]

Du nom de son créateur, Eugène Flaman (1842-1935), ingénieur de la Compagnie de l'Est de 1866 à 1908, cet appareil a été en service sur la majorité des locomotives de 1900 à 1990. Il était appelé familièrement « le mouchard ».

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le Flaman est équipé d'un cadran gradué en kilomètres par heure ainsi que d'un dispositif enregistreur qui consiste en plusieurs stylets à encre et une bande de papier entraînée par un mécanisme à ressort. Une aiguille rouge, positionnable à la main, peut fournir la vitesse à ne pas dépasser. Un petit cadran, gradué en 10 min, indique la durée de fonctionnement. L'appareil, en bronze, est positionné face au conducteur et son capot est scellé par un plomb. L'ensemble des fonctions qu'il contient sont entraînées par un arbre unique relié à l'un des essieux par des moyens mécaniques comme un flexible entraîné par train d'engrenages. Deux de ces fonctions sont essentielles à son fonctionnement:

  • Le comptage du nombre de révolutions de l'arbre menant
  • Un mécanisme d'horlogerie qui délivre la base de temps nécessaire à l'affichage de la vitesse et à l'entrainement du ruban de papier

En principe, sur la bande qui défile à vitesse régulée, sont tracées :

  • la vitesse est fournie par un intégrateur mécanique utilisant les deux fonctions principales décrites ci-dessus,
  • la répétition des signaux ouverts et fermés,
  • un pointillé confirmant l'action sur le bouton poussoir de réarmement de la répétition des signaux,
  • une courbe de temps en dents de scie, une dent correspondant à 10 min.

Ce type d'enregistreur fut également utilisé par des réseaux étrangers : la Mallard anglaise du LNER en était équipée lors de son record de vitesse en 1938. La fabrication de l'appareil fut pendant très longtemps confiée aux Ateliers Vaucanson de Saint-Nicolas-d'Aliermont.

Autres modèles[modifier | modifier le code]

Avant le Flaman les compagnies de chemins de fer furent soucieuses du contrôle a posteriori des vitesses des convois : le réseau d'Alsace-Lorraine utilisa très tôt l'enregistreur Hausshaelter. Mais son temps d'intégration de la vitesse (12 secondes) se révélait trop long.

Le premier TELOC construit par la firme suisse Hasler est assez performant et léger mais cher à l'achat et au début, le PLM l'utilise uniquement sur son nouveau parc électrique. Le RBM (Renaud-Bognart-Maujart) est un tachygraphe issu du monde automobile et ne sera employé que sur des autorails.

C'est à partir de 1960, que des appareils plus légers sont installés sur les nouveaux matériels : Autorails, Rames ETG et RTG, locomotives diesels et électriques, etc. une nouvelle version du TELOC, puis le Tachro fabriqué par Jaeger.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]