Eustoche de Tours

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Eustoche de Tours
Biographie
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Étape de canonisation

Eustochius (parfois Eustachius ; † 461[1],[2]), francisé en Eustoche, fut le cinquième évêque de Tours : il exerça son sacerdoce de 443[3],[1], à l'hiver 459-460, et eut pour successeur son petit-fils Perpet.

Descendant d'une famille arverne, il prit la succession de Brice à la tête du diocèse. Il fit construire en 447 une chapelle destinée à la vénération des reliques de Saint Gervais et saint Protais[4]. Il présida au concile d'Angers (453), où il défendit les privilèges de l’Église que les lois de l'empereur Valentinien III remettaient en cause[5],[6],[2].

Il fut inhumé dans la basilique de Saint-Martin à Tours[2]. Les historiens T. S. M. Mommaerts et D. H. Kelley estiment que son père aurait été le frère d'Eustochium[7], Julius Toxotius le Jeune, et donc que son grand-père maternel aurait été Publius Cejonius Cæcina Albinus, de la famille des Cejonii Volusiani.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b D'après (en) « Saint Eustochius of Tours », sur CatholicSaints.Info (consulté le 19 décembre 2013)
  2. a b et c D'après (en) « Butler’s Lives of the Saints – Saint Eustochius, Bishop of Tours », sur CatholicSaints.Info (consulté le 19 décembre 2013)
  3. D'après (it) « Sant' Eustochio di Tours », sur Santi, beati e testimoni (consulté le 19 décembre 2013)
  4. Cf. A. Erlande-Brandenburg, « La cathédrale de Tours jusqu'à la fin du XIIe siècle », Bulletin Monumental, vol. 124, no 2,‎ , p. 191-193.
  5. D'après Wladimir Guettée, Histoire de l'église de France, vol. I, Paris, J. Renouard & Cie, , « Livre V (451-491) », p. 320.
  6. D'après Jean-Marie Mayeur, Luce Pietri (dir.), André Vauchez et Marc Venard, Les Églises d'Orient et d'Occident (432-610): Histoire du christianisme, Desclée, , « Le sort des églises d'Extrême-Occident », p. 229.
  7. Cf. T. S. M. Mommaerts, David H. Kelley, John Drinkwater (dir.) et Hugh Elton (dir.), 'Fifth-century Gaul : a crisis of identity?, Cambridge & New York, Cambridge University Press, , « The Anicii of Gaul and Rome », p. 111–121.