Effet Zeigarnik

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant la psychologie
Cet article est une ébauche concernant la psychologie.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

L’effet Zeigarnik désigne la tendance à mieux se rappeler une tâche qu'on a réalisée si celle-ci a été interrompue alors qu'on cherche par ailleurs à la terminer. Le fait de s'engager dans la réalisation d'une tâche crée une motivation d'achèvement qui resterait insatisfaite si la tâche est interrompue. Sous l'effet de cette motivation une tâche interrompue doit être mémorisée mieux qu'une tâche achevée.

L'expérimentation princeps[modifier | modifier le code]

Bluma Zeigarnik, élève de Kurt Lewin demande à des enfants d’accomplir, en une journée, une série de vingt petits travaux (modeler des animaux, enfiler des perles, assembler les pièces d’un puzzle…). La moitié des activités sont terminées, les autres restent inachevées. Quelque temps après, les participants sont priés d’indiquer toutes les tâches qu’ils avaient eu à exécuter. Il en résulte que celles qui n’avaient pu être conduites à leur terme étaient citées environ deux fois plus souvent que les autres, comme si l’inachèvement d’une activité entreprise créait une tension durable de l’organisme, dont le souvenir ne serait que l’empreinte. En effet, lorsqu’on donne aux sujets la possibilité d’achever leur travail, il se produit chez eux une détente, et il n’y a plus de différence de mémorisation entre les tâches accomplies.

L'inspiration de Madame Zeigarnik tirait sa source de la théorie de la psychologie de la forme (gestalt théorie).[réf. nécessaire]

Autres données expérimentales[modifier | modifier le code]

L'effet Zeigarnik est corrélé à la motivation : plus grande est la tendance personnelle à une forte motivation, plus l'effet est fort. Accomplir une tâche proche après la tâche inachevée réduit la force de l'effet[1].

Psychanalyse[modifier | modifier le code]

En psychanalyse, Daniel Lagache entre autres, a utilisé les conclusions de ces recherches pour asseoir sa théorisation du transfert.[réf. nécessaire]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Zeigarnik, B. (1927). Das Behalten erledigter und unerledigter Handlungen. Psychologische Forschung, 9, 1-85.
  • Anne Ancelin Schützenberger (2007), Psychogénéalogie. Guérir les blessures familiales et se retrouver soi, Paris, Payot (chap. 4).

Notes et références[modifier | modifier le code]